jeudi 24 septembre 2015

La Tabaski vue par les moutons

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Dialogue entre deux moutons à la veille de la Tabaski...
- Eh Allah ! Si seulement demain pouvait ne pas arriver...!
- Hum, faut rêver seulement. Depuis l'instant où on t'a attaché à ce poteau, tu devais t'attendre à être sacrifié le jour de leur fameuse fête là. Moi, je suis plutôt pressé que le jour se lève pour qu'on en finisse.
- J'admire vraiment ta bravoure. Mais moi, je ne suis pas encore prêt pour mourir. Pourquoi si jeune, snifff !?
- Tu crois que les hommes ont consulté ton extrait d'acte de naissance avant de te programmer ? Laisse-moi donc rire. Même s'ils avaient eu ton petit frère, ce serait pareil. A plus forte raison toi qui as déjà commencé à chercher femme.
- A ce propos, j'ai même pas eu le temps de dire au revoir à ma chérie coco. Si je savais j'allais faire mon dernier coup en même temps la dernière fois qu'on s'est vus.
- Toi tu es vraiment bête comme mouton quoi ! On te parle de machette qui attend ton cou, et toi c'est à position de saute-mouton tu penses. Vraiment...
- Faut pas m'insulter ici hein. Toi au moins, tu as eu le temps de préparer ta succession. Moi je vais mourir sans héritier.
- Ah, tu as vu non ? Vous les petits frères, quand on vous dit de préparer l'avenir là, vous passez votre temps à utiliser des contraceptifs. Tu as vu maintenant non ?
Le plus jeune sanglote encore un moment.
- Je viens d'avoir une idée. Mais est-ce que ça là même c'est possible ?
- Raconte !
- En fait, comme ils ne mangent que la viande halal, je me dis qu'il est préférable que je me suicide. Comme ça au moins, ils ne vont pas me braiser...
- Je pensais que tu avais quelque chose d'intéressant à dire, or tu es toujours dans tes bêtises là. Qu'on te fasse frire ou que tu te suicides, mort c'est pas mort ?
- Oui, mais c'est mieux de ne pas se faire bouffer. Je préfère être enterré.
- Ou plutôt jeté dans le premier égout. Et puis, avec quoi tu comptes te suicider alors même que tu es attaché ici ?
- Je pense à trouver un poison.
- Ah, tu en vois qui traîne par ici ?
- La peinture qui est sur ce mur par exemple.
- Je vois que tu n'as vraiment rien compris au cours de physique-chimie du maître Boigny. Qui t'a dit que la peinture est un poison ?
- Juste pour tenter voir.
- Ecoute, rends-toi plutôt utile. J'ai le dos qui me démange actuellement. Pardon, faut passer derrière moi tu vas gratter un peu.
Le jeune mouton s'exécute. Et tout à coup, il a un éclair.
- Grand frère, je crois que je viens de trouver l'idée qui va vraiment nous sauver !
- Pardon hein, je suis fatigué d'écouter tes âneries.
Le petit fait à peine attention à l'humiliante comparaison avec l'âne, plutôt lancé dans sa dynamique salvatrice.
- Ecoute-moi, je t'assure que tu vas pas regretter.
- Ouais, cause toujours. 
- Voilà, vu ma position actuelle, je me dis que les hommes seraient tellement choqués s'ils nous trouvaient en train de nous accoupler qu'ils nous relâcheraient sans hésiter.
Le plus âgé marque son admiration par un bêlement des plus saccadés.
- Pas mal, ton idée ! T'es pas si bête que ça finalement. Oui, déjà qu'ils condamnent l'homosexualité entre humains, c'est pas en nous voyant faire ça qu'ils auraient envie de nous manger... Mais entendons-nous bien, c'est juste parce qu'il s'agit d'une question de vie ou de mort hein, sinon moi aussi je suis homophobe.
- Et moi donc ! Tu penses que ton popotin bizarre là m'attire vraiment ? D'ailleurs, je te cède la place du mâle dans cette affaire. 
- Est-ce que tu as le choix ?
- C'est juste parce que je n'ai pas envie de sentir ta bourse pendouiller.
- O. K. On commence dès le lever du jour. Essaie de ne pas trop dormir.
- Sinon, tu sais comment me réveiller, non ?
Et, ragaillardis, ils attendent patiemment le chant du coq pour infliger à leurs tortionnaires le choc de leur vie...


dimanche 30 août 2015

Le (bon) père de famille


Il est le premier à sortir. Et le dernier à rentrer...
Très souvent incompris, mésestimé, le père de famille est pourtant celui qui fait évoluer la cellule familiale à divers niveaux. Il a effectivement un rôle primordial à jouer dans sa maison. Il pense la stratégie à mettre en place pour tirer constamment les siens vers l'avant. Que ce soit au niveau financier comme à celui de l'éducation (scolaire, sociale, religieuse...) des enfants, il se doit de répondre toujours présent. Il est celui que tout le monde regarde quand il s'agit de régler un problème. Il est donc le seul qui vit constamment sous pression. Pourtant, il ne reçoit pas toujours la juste récompense de ses efforts acharnés.
Du haut de son rôle de rempart, le père de famille ne doit descendre dans l'arène que quand cela s'impose. Il doit ainsi se garder d'intervenir dans des affaires futiles. Il ne doit prendre la parole que pour trancher ou décider utilement. Mais il ne doit pour autant se transformer en tyran s'il ne veut voir imploser son édifice familial. Le bon père de famille est en somme celui qui joue au mieux ce rôle d'équilibriste consistant à souffler alternativement le chaud et le froid. La famille ainsi emmitouflée dans ce cocon permanent de tiédeur ne s'en portera que mieux.
"Il sort trop !", aiment elles souvent à se plaindre. Mais qui choisiriez-vous, mesdames, entre un homme qui sort pour aller chercher la pitance quotidienne des siens et un autre qui reste allongé dans le divan pour attendre la manne céleste ? Soyons bien réalistes ! Bien sûr, l'argument suivant est : "Il ne sort pas que dans l'intérêt de la famille, mais plutôt souvent pour aller s'amuser avec ses amis et/ou des minettes". Oui, c'est souvent vrai. Mais sachez, chères mesdames, que le poids de la responsabilité qui pèse sur les épaules de votre homme est tellement lourd à porter qu'il est parfois important pour lui de s'en décharger pour souffler un peu et s’oxygéner les méninges. L'homme aura donc toujours ce réflexe d'évasion. Il vous appartient de lui apporter le soutien dont il a besoin plutôt que de lui offrir le spectacle inutilement bruyant d'une scène de ménage. Seule une attitude conciliante vous fera garder votre homme, car le réflexe du bras de fer n'a jamais servi à régler un problème.
Le père de famille a juste besoin d'être écouté, respecté. C'est cela seul qui disposera son cœur à rendre sa famille heureuse...

PS : Mon message ne concerne pas tous ces pères de famille qui ont démissionné de leur noble rôle et qui ne se résument plus qu'à des épaves humaines...!

vendredi 14 août 2015

Microbes, brouteurs... réincarnations bestiales


Le zoo s'invite en ville... Ç'eût été un bon titre pour un film-rires sur Canal+ Family si la situation n'avait été particulièrement dramatique.
Des lâches qui, sans relâche, arrachent des vies. Des apaches égarés dans la capitale qui gâchent tant de constructions existentielles. Des monstres qui se cachent et tâchent des destins promis à rayonner... Telle est l'actualité dans nos vies menacées.
Les hommes se sont transformés en bêtes ! Oui, les âmes humaines sont maintenant cousues du fil de la bestialité et du parasitisme. Sinon comment comprendre que des hommes vraiment dotés de leur humanité puissent se délecter d'un spectacle aussi macabre ? Comment admettre que l'on puisse dépiécer son prochain juste pour du matériel que l'on sait pourtant d'avance périssable ? Les hommes sont tombés sur la tête, et cette fois c'est au sens propre. Seul un cerveau embrouillé après une chute pourrait en effet émettre des pensées aussi diamétralement opposées à la vertu.
A l'image du bétail qui broute insatiablement l'herbe grasse, à l'image du microbe qui infecte sournoisement l'organisme, des hommes agressent d'autres hommes, répandent leur sang, gangrènent leur quotidien, les font vivre dans la psychose. Aujourd'hui, on sort de chez soi sans savoir si on rentrera, sans pouvoir assurer aux nôtres qu'on n'est pas en train de leur dire adieu. Parce que des humains ont décidé de se déshumaniser, nos vies sont devenues des parties de cache-cache.
L'éducation, c'est vraiment ce qui conduit au développement. C'est très clairement parce que ces gens présentent des symptômes sérieux d'inculture et d'ignardise qu'ils en sont arrivés à considérer leurs prochains comme des bêtes de sacrifice. Bien sûr, il faudra muscler la répression. Il faudra les traquer, les débusquer. Il faudra les mettre hors d'état de nuire. Mais il ne suffira pas de les arrêter, de les brimer, de les condamner, de les enfermer, voire de les exécuter... Il faudra surtout les éduquer. Il faudra vraiment arriver à leur inculquer des valeurs, des principes de vie. C'est cela seul qui leur fera voir les hommes comme ce qu'ils sont réellement : des hommes. Et il faudra le faire vite. Avant que toute la jungle faunique ne débarque en ville...!

dimanche 26 juillet 2015

Le poulet, sponsor officiel de la drague en CI


Déjà qu'il est assez largement prisé dans les moments de grande réjouissance (anniversaires, baptêmes, mariages, etc) et dans les situations difficiles (funérailles, etc) voire obscures (sacrifices et autres rituels), le poulet tend à jouer un nouveau rôle dans le quotidien des Ivoiriens.
Tout commence par une rencontre physique - ou virtuelle, si l'on tient compte de la montée en puissance des réseaux sociaux. Ensuite se met en marche la machine de la drague. A ce niveau, les mecs semblent rivaliser en inventivité tant les techniques de séduction sont diverses et variées. Mais quelle que soit la méthode utilisée, arrive bien vite la phase de détermination d'un lieu de rendez-vous. Le jour J, on finit donc par se retrouver, on entre dans l'établissement, on prend place, on commande à boire, puis l'histoire se répète au moment de choisir le plat. Là, neuf filles sur dix demandent sans hésiter du poulet. Pourquoi donc s'acharnent-elles autant sur ce pauvre animal ? Est-ce vraiment parce que sa chair est plus succulente que toutes les autres ? Ou est-ce juste parce qu'elles veulent plumer ceux qui les invitent ? La réponse n'est pas évidente...
Toujours est-il que le poulet est l'accompagnateur favori des rendez-vous galants, à Abidjan notamment. Sa consommation semble adoucir la causerie, préparer les esprits et les corps à la suite de la soirée... Et s'il est avéré que les filles trouvent son goût exquis, le constat est bien amer quand on se met du côté du poulet. Que de vies perdues au quotidien... Pire, quand vient le week-end, c'est carrément l'hécatombe ! A l'évidence, le gallinacé a eu tort de poser ses valises parmi les hommes. Oui, il doit penser chaque soir au coucher du soleil à son triste sort tandis que les perdrix et autres parents proches, qui ont choisi la vie broussarde, ont une espérance de vie plus longue. Même les récurrentes épidémies de grippe aviaire dont il est victime ne semblent en rien freiner la frénésie des Ivoiriens au moment de mâcher sa chair. Et vu que sa classification comme espèce protégée en Côte d'Ivoire ne semble pas pour maintenant, le pauvre poulet continue de souffrir, souffrir, souffrir...
Rappelons-le, l'ennemi numéro un du poulet aujourd'hui en Côte d'Ivoire est la gent féminine. Et c'est peut-être par une espèce de vengeance post-mortem que le poulet met généralement ses consommatrices dans la dernière position qu'il avait avant de finir dans leurs assiettes. Que l'on ne s'étonne en effet pas de voir une fille qui a mangé du poulet piqué être, quelques temps plus tard, à son tour piquée au-dessus des flammes de la volupté, de même que celle qui a croqué un demi-poulet se retrouve allongée sur le flanc, à subir une invasion dans l'arrière-train. Je ne parle même pas de celle qui, après avoir osé manger un poulet entier, se retrouve écartelée, à la merci d'un partenaire animé du désir revanchard de rattraper ses récentes sorties d'argent.
C'est pourquoi, il convient d'achever cet article ainsi : aussi longtemps que des Ivoiriens dragueront des Ivoiriennes, celles-ci se déchaîneront sur le poulet ; et peu après, le poulet, du fond de leurs estomacs repus, les poussera à adopter des positions de poulet.

lundi 8 juin 2015

Le premier article de presse sur Riquelme


Riquelme, Les méandres de l’amour    
UNE PLUME SENSUELLE AU SERVICE DE L’AMOUR

Le texte que nous avons à présenter aujourd’hui est un corpus de cinq nouvelles intitulé ‘’Les méandres de l’Amour’’. L’auteur, comme le célébrissime dramaturge français du 16ème siècle Molière, reste mussé sous le voile d’un pseudonyme : Riquelme. Pourquoi ? Nous n’en saurons dire grande chose avant que l’auteur ne nous l’explique. Ce que nous savons c’est que ce nom d’emprunt est le nom d’un séduisant footballeur argentin, réputé pour son adresse dans les coups de pieds arrêtés. Le choix de ce nom n’est certainement pas fortuit car la plume du ‘’Riquelme’’ ivoirien jouit d’une dextérité aussi probante que le pied magique de l’Argentin.

Regardons de plus près la première de couverture ; une page blanche au cœur de laquelle est inscrit un rectangle de couleur noir contenant un cœur arc-en-ciel en flamme. Cette image est révélatrice des ‘’méandres’’ et différents traits sous lesquels l’auteur nous présente l’amour. Et déjà dans son avant-propos il nous avertit : « même si dans la vie il n’y a pas que l’amour, il y a surtout l’amour. ».

D’un adolescent qui s’entiche de sa tante à ce répétiteur pris au carcan d’amour entre son élève et sa mère, en passant par cet étudiant qui surprend sa copine coquine le cocufier avec son tuteur, chaque nouvelle nous plonge au cœur du quotidien amoureux de nombreux jeunes. Riquelme feuillette la voluptueuse encyclopédie de l’Amour en s’attardant sur le chapitre juvénile. L’auteur ne résiste en aucun moment à exhiber la nudité de l’amour sur l’autel de l’hédonisme : « En moi, je sentais déjà le désir terrasser la raison. La soulevant d’un coup, je la fis s’asseoir sur le lavabo avant de faire remonter sa robe, diablement excité. Devant moi, ses seins avançaient tout droit, comme soutenus par une armature invisible… » (p.186). C’est Onfray qui a raison. La véritable philosophie doit s’atteler au concret et non s’attabler avec l’abstrait. Le véritable bonheur s’écrit avec des lettres épicuriennes. La quête du plaisir dans les corps est le gage  le plus formel d’un bonheur certain. En parcourant des séquences d’amour lascivement dépeintes, l’on comprend que le plaisir d’une pomme ne se sait que quand on la croque.

Par ailleurs, la question de l’amour est seulement un prétexte, la précarité de la situation des étudiants et par ricochet de la jeunesse africaine se laisse peindre en toile de fond. La première nouvelle, par exemple ‘’Amour interdit’’, en mettant en évidence l’amour du narrateur pour une de ses tantes très éloignées, lève un coin de voile sur certains pans obscurs de nos traditions. L’auteur pose ses projecteurs sur la face de l’amour pour nous permettre de voir au-delà.

Au-delà de simples histoires, le récit de Riquelme est un discours réaliste,  sociétal ; une discursivité qui ne saurait se détacher du fait social ; une écriture inspirée de la société sur la société. Le regard que l’on peut porter à ce corpus est sociocritique. Selon Duchet, c’est parce qu’il est langage, et travail sur le langage, que le texte littéraire dit le social. Et le langage dont fait usage Riquelme – à cheval sur tous les registres de la langue – ouvre une brèche assez béante sur la compréhension et la profondeur de son discours.

Le style dans lequel s’exprime cet écrivain « fantomatique » n’est certes pas  fantasmagorique, mais quelque peu fantaisiste. Il a l’art d’alterner rêve et réalité pour expliciter des faits plausibles. Riquelme détient la maîtrise de dire les choses avec précision et finesse. La galanterie qui découle de sa plume expose clairement la plausibilité du charme de celle-ci. L’habileté et la lucidité avec lesquelles il décrit toutes ses scènes laissent le lecteur pantois et époustouflé ; celui-ci vit les actions au fil de l’écriture ; et comme par enchantement l’auteur use de la narration à la première personne pour s’exprimer. Du coup le lyrisme que comprend le livre est poignant. Jamais le narrateur ne donne son nom en se présentant. C’est comme s’il était nous, vous, le lecteur. Ce narrateur anonyme sait décrire les scènes d’amour avec une délicatesse de chat : « Entre-temps,  elle avait enlevé son habit et son soutien-gorge inutiles depuis bien longtemps. Puis elle releva légèrement le bassin pour m’aider à faire glisser plus aisément le jeans le long de ses belles jambes. Avec à présent pour seul vêtement un léger slip, elle écarta grandement les cuisses en une invite indéclinable… elle m’emprisonna dans l’étau de ses cuisses avant de se mettre à onduler vigoureusement du bassin tandis que ses caresses continuaient de me fouetter le sang.» (p.65).

L’emploi d’un fort taux de connecteurs d’opposition notamment ‘’ Mais’’ est la preuve que l’amour est un sentiment qui rame souvent à contre-courant du sens de la raison. Inconsciemment, l’auteur laisse entrevoir cette antinomie de l’amour qui n’est qu’un secret de polichinelle. L’amour n’est pas seulement plaisir, il est parfois déception, chagrin et douleur ; matière à une tristesse prononcée qui ne dit pas son nom. « L’amour… On en rêve tellement. Mais au fond, ce n’est généralement qu’un sentiment vicieux  qui, telle une sangsue, s’agrippe au cœur, y injectant de grosses doses de déception et de chagrin… » (p.199).

Le recueil de Riquelme, bien que volumineux (305 pages), se laisse lire commodément. La sensiblerie du thème et la sensualité de la plume sont une invite à ne point décliner.

Abdala Koné
Riquelme, Les méandres de l’amour ; les éditions du net ; octobre 2014 ; 305 pages.

     
     

dimanche 31 mai 2015

Ecran de fumée...


Abus dangereux pour la santé…
Ah, ah, ah ! Je me marre. Mais dans ce cas, pourquoi donc continuez-vous de produire et de commercialiser ce danger pour la santé ? En réalité, vous avez déjà fait votre choix : sacrifier la santé, donc la vie humaine, au profit – au profit du profit, serais-je tenté de dire. Oui, vous préférez vous en mettre plein les poches tout en continuant de semer le mal autour de vous. C’est vrai que d’un certain point de vue, des paquets de billets contre des vies humaines qui se meurent, le choix est vite fait. Mais cela, c’est quand on a tellement peu de conscience qu’on est capable de dormir sur ses deux oreilles quand bien même on se sait à la base d’une hécatombe.
Et vous autres, cette fumée meurtrière vous est-elle autant indispensable ? Moi, j’ai essayé de comprendre ce qui vous arrive. Mais une question demeure : pourquoi prenez-vous autant de risques et gaspillez-vous autant de sous pour héberger en vous cette fameuse fumée seulement pour quelques secondes ? Bon, certains me diront que le plus important, ce n’est pas la fumée, mais plutôt l’effet psychologique qu’elle produit. Oui, je me souviens de quelqu’un qui me disait : « Ecoute, je prends quelques taffes de temps à autre pour oublier un peu mes soucis. » Mais elle est où, la logique ? S’intoxiquer pour oublier momentanément ses soucis… Je vous laisse faire votre propre analyse là-dessus.
Pour comprendre donc comment tourne cette machine, il y a d’un côté les producteurs qui se font – financièrement – la malle et qui, chose curieuse, paraissent compter parmi les personnes les plus intouchables au monde – et de l’autre côté le grand lot des consommateurs qui, manifestement, ont choisi de faire de leurs vies une course de fond vers les soucis pulmonaires. (A noter que les premiers peuvent se retrouver simultanément dans le second groupe et vice versa.)

Moi, j’ai envie de dire une seule chose à tout ce beau monde : réveillez-vous avant de découvrir derrière cet écran de fumée, l’horreur…

Acrostiche pour maman


En ce jour symbolique, reçois, maman, en même temps que toutes les mères du monde, ces vers à travers lesquels je loue ta présence, ton affection, ta bienveillance, ta patience, ta bravoure... bref, toutes ces qualités que tu as.

Belle tu l'es et tu le demeures depuis la première seconde
Où mes yeux se sont ouverts sur la lumière du monde.
Nombreuses sont les qualités émanant de tes faits et gestes.
Naturel est cet éternel sourire par lequel tu manifestes
Entièrement l'amour que tu me portes depuis ma naissance.

Faut-il en retour que je te prive de ma reconnaissance ?
Evidemment que non, sinon quel sens aurait donc ma vie ?
Tu m'as fait découvrir tant de belles choses dans cette vie ! 
Et seule la grâce illimitée du ciel saura t'en remercier.

Maman, tu es la douce main de Dieu, j'en suis persuadé.
Ange bienveillant depuis la magie du cordon ombilical
Maman, tu me fais vivre chaque jour une joie intégrale.
Avec toi je me suis toujours senti comme au firmament.
Naturellement, je te dis merci du fond du cœur. Ardemment..!

Signé ton fils le plus romantique