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jeudi 29 octobre 2015

Conférence de presse post-électorale (1ère partie)


Les élections présidentielles tant attendues se sont déroulées dans le calme ce dimanche 25 octobre. Les résultats tant attendus sont tombés au cours de la nuit du mardi 27 au mercredi 28. Et le scénario tant attendu - le fameux "un coup K. O." - s'est réalisé en faveur du candidat sortant. Tout le monde s'accorde à dire que le pays vient de prendre un nouvel élan dans sa dynamique de reconstruction et de développement infrastructurel en vue de l'émergence annoncée pour 2020.
La salle est bondée de journalistes issus de toutes les presses nationales et internationales venues couvrir l’événement.
- Mesdames et messieurs, merci de nous suivre en direct du Golf Hôtel pour cette émission inédite, annonce le présentateur. Dans quelques instants, la parole sera donnée à chacun des candidats aux récentes élections présidentielles. L'enjeu de ce "jeu", si vous me permettez l'expression, c'est de recueillir ici les impressions des différents candidats suite aux résultats qui viennent d'être annoncés par la CEI. Ce "service après vente des élections", réalisé pour la première fois dans l'histoire journalistique de notre pays, a pour objet de montrer à la face du monde que juste après s'être empoignés durant la campagne électorale, il est possible de se donner l'accolade de la paix aujourd'hui. Le mode opératoire de notre séance consistera à recueillir les réactions des candidats selon l'ordre de mérite. Sans plus tarder, nous nous tournons donc vers le nouveau président de la République de Côte d'Ivoire qui, vous l'aurez remarqué, n'est pas si nouveau que cela en fait. Alors, monsieur Ouattara, vos réactions après cette très nette victoire.


- Merci, monsieur le journaliste. Eh bien, je puis vous traduire toute ma satisfaction après la proclamation des résultats. Il est vrai que nous avions prédit notre victoire dès le premier tour, mais il faut reconnaître que nous ne l'avions pas imaginée aussi écrasante. C'est à croire que nos adversaires ont battu campagne pour nous, lâche le président réélu avec son habituel fin sourire. (Éclats de rire dans le public, surtout au premier rang, chacun des proches du président voulant rire plus fort que les autres pour se faire remarquer en vue de la très prochaine distribution des rôles...)
- Justement, monsieur le président, vos militants expliquent votre score fleuve par l'adhésion de l'ensemble des ivoiriens à votre vision de la nouvelle Côte d'Ivoire. Pensez-vous que le tableau soit aussi simpliste ?
- Mais vous le dites si bien, monsieur le journaliste, les ivoiriens savent aujourd'hui que la Côte d'Ivoire émergente vient vers eux à grands pas. Et qu'il ne peuvent l'embrasser que s'ils marchent dans mes pas. Ce qui s'est passé ce dimanche dans les urnes n'en est donc que la pure traduction. Avec moi, c'est la naissance d'un ivoirien nouveau dans une Cote d'Ivoire nouvelle.
- Parlant de nouveauté, qu'entreprendrez-vous en termes de gouvernance sociopolitique ? Je dois rappeler que si tout le monde s'accorde sur vos performances économiques, les questions de justice et de réconciliation demeurent entières... Ah, excusez-moi, on me dit dans le casque que le temps de parole de notre premier intervenant est épuisé.
- Dommage, cher ami, vous auriez sans doute dû commencer par ce sujet, remarque le président avec un sourire qui semble pourtant traduire tout son soulagement de n'avoir pas eu à répondre à cette dernière question.
- O. K. Place maintenant à monsieur Affi. J'ai tout de suite envie de vous demander en langage ivoirien : "qu'est-ce qui n'a pas marché ?"


- Laissez-moi vous dire que tout a bien marché, mon ami. La preuve, nous sommes arrivés en deuxième position.
- Oui, mais avec un score tellement insignifiant que vous n'avez pas pu contraindre le président sortant à un second tour.
- Quel second tour ? Nous même on n'a jamais prévu de second tour...
- Ah bon ? Comment ca ?
- Mais qu'est-ce que vous croyez ? Alassane n'a pas le monopole du "un coup K. O." Nous aussi c'était dans nos plans.
- Quoi ? s'étonne le journaliste avec un fin sourire. Il semble que vous étiez loin du compte finalement...
- Qui vous a dit ça ? Sur 6 millions d'inscrits sur la liste électorale, seulement 3 millions ont voté. A votre avis, de quel bord était l'autre moitié d'abstentionnistes ?
- Euh... Je sais pas, moi.
- Ce sont des gens de notre camp, bien évidemment. Mais nous leur avons donné la consigne de rester à la maison pour éviter de nous faire gagner dès le premier tour. En fait, à la dernière minute, on a eu pitié d'Alassane. Il parle tellement de son affaire d'émergence qu'on n'a pas voulu lui gâcher son plaisir. Mais dès qu'il finit ses ponts là en 2020, vous entendrez à nouveau parler de nous. En plus, ça nous donne l'occasion de préparer le retour de notre président.
- Justement, certains observateurs expliquent votre déroute par un problème de choix de personne. Ils affirment que vous n'êtes pas un "animal politique" de la trempe de l'ex-chef d'Etat. Les gens ont donc préféré l'attendre plutôt que de vous donner l'occasion de vous approcher du fauteuil.
- Allez donc dire à ces gens qu'ils ont raté leur formation. Qu'ils aillent apprendre à nouveau à observer la scène politique. Moi, je suis écouté à tous les échelons de notre machine politique. C'est juste un calcul politique qu'on a fait.
- Je n'en doute pas, figurez-vous. Et j'en profite pour vous remercier de votre participation à ce temps d'antenne.
- Je me tourne à présent vers monsieur Kouadio Konan Bertin, dit KKB. Alors, monsieur KKB, sans aucun parti pris, je dois avouer que vous m'avez vraiment bluffé. Réalisez-vous que vous, un candidat indépendant, êtes aujourd'hui la troisième force politique en Côte d'Ivoire ?


- C'est vous seul que cela étonne, répond l'ex-disciple de Bédié après s'être raclé la gorge. Sinon, nous, nous savons quel travail de mobilisation nous avons abattu sur le terrain.
- Mais que répondez-vous à ceux qui estiment que vous n'avez fait que vous retrouver dans une situation favorable ?
- C'est-à-dire ?
- Je vous explique : ils prétendent que vous n'avez été soutenus que par ceux qui en veulent à Bédié pour ne pas avoir voulu présenter un candidat au nom du PDCI RDA. En plus, vous auriez récolté des voix de gens qui étaient censés soutenir Banny avant la défection de celui-ci.
- Cela n'engage que vous, monsieur. Moi, j'ai émis des idées qui ont séduit. Bédié et Banny font ce qu'ils veulent, c'est leur problème.
- Parlant des idées, laquelle pensez-vous avoir particulièrement séduit les électeurs ?
- L'attiéké, évidemment. Vous n'en mangez pas, vous ?
- Euh... Il me semble bien qu'il ne s'agit pas ici de mes préférences culinaires...
- Ah si, justement. Moi j'ai su toucher le véritable problème des ivoiriens : le ventre. Tout ce qu'on fait actuellement comme constructions dans le pays est bien beau, mais on n'a jamais servi de gravier et de ciment au petit déjeuner. Par contre, le bon garba au thon chaud est toujours au rendez-vous.
- Attendez soyons sérieux une seconde, monsieur KKB.
- C'est vous qui jouez actuellement. Allez demander à l'ivoirien lambda le poids économique de l'attiéké et vous entendrez sa réponse. Même les ivoiriens de la diaspora rêvent toutes les nuits d'attiéké à l'huile rouge.
- Attendez, vous ne comptez tout de même pas bâtir votre stratégie économique pour les futures échéances électorales sur une histoire d'attiéké là !
- O. K., écoutez-moi bien. Si un jour, je vous surprends au garbadrome, je vous filme avec mon portable et je balance tout sur Facebook. Je prends les ivoiriens à témoin...
- La régie, s'il vous plaît, une plage musicale avant de passer aux candidats de moins de 1%...

vendredi 23 janvier 2015

Les (vraies) définitions des noms d'ethnies en CI


Voici ce qui fait la richesse et la beauté des peuples formant cette belle nation ivoirienne. Définitions authentiques des noms d'ethnies par grands groupes (Evidemment, tous les sous-groupes ethniques ne figurent pas ici). 

* GROUPE AKAN
-ABBEY : Association des Buveurs de Bière Et Youki (tonic)
-ABIDJI : Amicale des Broussards Infiltrés Dans la Jeunesse Ivoirienne
-ABOURE : Assemblée des Buveurs Oisifs Unis pour le Renouveau Éburnéen
-ABRON : Alliance des Balayeurs du Royaume et Ouvriers Nocturnes
-ADJOUKROU : Aérodrome DJets Occultes Utilisateurs de Kérosène Recyclé Ou d'Urine
-AGNI : Association des Gourmands Non Invités
-AHIZI : Amicale des Homos Intrigués par le Zèle des Ivoiriens
-ALLADJAN : ALLiance Africaine Des Jaloux Animés Nuitamment
-ATTIE : Association des Traqueurs et Tueurs Impitoyables d'Escargots
-AVIKAM : Amicale des Voleurs d'Ignames au Km2 Avec Manioc
-BAOULE : Bonne Arrivée Ô Unique Lanterne Éclairée
-EBRIE : Équipe de Broussards Revenus s'Installer en Éburnie
-NZIMA : Notre Zoblazo a été Inventé par Meiway et non Autrui

* GROUPE KROU
-BETE : Broussard Éduqué par les Touristes Européens 
-DIDA : Dragueur Initié Déguisé en Amateur
-GUERE : Gourmands, Unis, Excités et Rassasiés d’Étrangers 
-WOBE : Walaye, On Bouffe Étrangers

* GROUPE MANDE NORD
-KOYAKA : Kamikaze Originaire du Yémen Amateur de Kolas Avariées
-MALINKE : Migrant Ayant Lutté Inlassablement sur de Nombreux Kilomètres sans s'Épuiser
-MAHOUKA : Mutuelle d'Assistance des HOuleux Utilisateurs de Koutoukou Acidulé

* GROUPE MANDE SUD
-GOURO : Garçon de l'Ouest Utilisateur de Racines "Overdosées"
-YACOUBA : Y A Criquet OU Batracien dans l'Assiette

* GROUPE VOLTAÏQUE
-DJIMINI : Délégation de Jeunes Impolis Mangeurs d'Ignames et Non Initiés
-KOULANGO : Karatéka Obligé d'Utiliser la Lutte Ancestrale pour Neutraliser les Grillons et Oiseaux
-LOBI : Ligue Officielle des Brasseurs Ivrognes
-SENOUFO : Syndicat des Envoyés Nocturnes Occupant l'Univers Fétichiste d'Outre-tombe
-TAGOUANA : Tradi-praticien Amateur de Gris-gris Ôtés à Un Arbre Naturellement Abstrait

* Bon, c'est vrai que ceux-là ne sont pas d'ici, mais je ne pouvais pas m'empêcher d'en parler :
-IBO : Imbéciles de Brouteurs Occultes

Source du regroupement des ethnies : http://lecointe.catherine.free.fr/articles/ethnies.html




mercredi 3 décembre 2014

Music and me...


"La musique adoucit les mœurs", a-t-on coutume de dire. Eh bien, dans mon cas, c'est tout mon être qu'elle adoucit. Elle fait fusion avec mon corps, mon âme et mon esprit. Elle est viscéralement encrée dans mes habitudes, mon quotidien. Elle me piquette délicieusement les tympans, les pores...
Mon histoire avec elle remonte à mon enfance. Déjà, j'avais l'oreille musicale. C'est donc tout naturellement que je me suis mué en collectionneur dès l'adolescence. En janvier 2000 - comme pour entamer le nouveau millénaire de la meilleure des manières possibles -, j'achète mon tout 1er album studio. Et pas des moindres : le double album History : Present, Past and Future de la légende des légendes. Ce jour-là, en sortant de EMI Jat Music, je tenais l’œuvre en main comme le bien le plus précieux sur terre. Depuis lors, j'ai commencé à enchaîner les albums, me privant au besoin de nourriture à l'école pour chaque fois trouver le prix de la dernière sortie musicale. Et avant même la fin du lycée, j'avais déjà atteint la barre des 100 albums.
Une fois à la fac, évolution technologique oblige, j'ai jeté mon dévolu sur les CD - sans pour autant me débarrasser de mes cassettes. Mieux, j'ai quasiment racheté tous mes albums cassettes au format CD. Le prix, c'était le dernier de mes soucis, du moment que je nourrissais convenablement mes oreilles et les confins de mon âme. Avec les CD également, j'eus assez tôt le problème d'espace de stockage, tellement j'en amassais. Comme avec les cassettes, j'étais toujours sur les nouveautés. Ce qui ne m'empêchait pas de retourner fouiller le passé musical de quelque artiste me surprenant agréablement.
A force d'écouter des centaines d'artistes, mes préférences n'avaient pas mis longtemps à se dégager. Et très clairement, le triptyque soul-rnb-rap s'était imposé aux autres genres musicaux. (Ah ! ce que la soul correspond à mon tempérament !) Au départ, j'avais l'ouïe très sélective, n'écoutant que ces trois genres. Mais aujourd'hui j'y ai mis une bonne dose de tolérance, acceptant que des sonorités venues de tous les coins et recoins du globe me franchissent la barrière auditive.
Cela dit, et il est important de le souligner, la singularité est ce qui me définit dans mes choix musicaux - comme partout ailleurs, d'ailleurs... Que l'on ne s'étonne donc aucunement que sur un album, j'écoute de préférence les titres que radios, maquis, transports en commun... ne diffusent que parcimonieusement, voire jamais. Pour tout dire, je me lasse en général très vite des morceaux-promo.
En matière de musique, je suis également très instru. Et mon instrument de prédilection est la guitare : d'abord la guitare basse que je recherche inévitablement dans tout ce que j'écoute, puis la guitare solo ou sèche qui agrémente bien souvent les tubes. La crise de 2002 a, hélas ! mis fin à mon apprentissage de la guitare. Et depuis, j'espère vivement trouver un jour le temps de rattraper ce rendez-vous manqué.
Par ailleurs, vous m'entendrez chanter presque tout le temps. La trajectoire logique pour quelqu'un qui a passé quasiment toutes les années de sa vie avec des écouteurs dans les oreilles. Évidemment que j'ai fait un passage par la chorale, atteignant même bien assez précocement le grade de MC. Mais j'ai dû également laisser tomber cela au bout d'un moment à cause de mon sempiternel problème de disponibilité. (Le prix à payer pour avoir choisi de faire mille choses à la fois.)
Bref, vous serez encore là demain, face à votre écran, si je dois tout vous dévoiler de mon love avec la zik. En somme, j'aime la musique comme Valls aime l'entreprise. Je me baladerai toujours avec elle. (Vous trouverez même la clé de sol dans ma signature.) Et je ne vous surprendrai sans doute pas si je vous disais que mon plus grand regret le jour de mon départ vers l'autre monde, c'est le fait de ne pas pouvoir emporter avec moi ma playlist.

lundi 1 décembre 2014

Le swing survivra


Lundi 24 novembre 2014... La nouvelle me tombe dessus comme un coup de massue au petit matin. Je viens d'ouvrir la page "titrologie" sur mon PC et là, je crois avoir la berlue. Comment est-ce possible ? Je n'ai même pas appris que tu étais malade. Mais en même temps, sous nos cieux, on n'a presque jamais eu le temps d'apprendre qu'un artiste est malade avant d'être informé brusquement de sa mort.
Ah... Maxime, pourquoi nous as-tu fait cela ? Pourquoi m'as-tu privé de ton flow ? Déjà que depuis quelques temps, on ne t'entend plus... Je me suis même mis à imaginer dernièrement ton come-back. Comme si cela avait été une prémonition, je me suis surpris en effet, à peine une semaine avant ton brusque départ, à fouiller sur le net pour redécouvrir en mp3 tous les tubes de l'album "Le Parrain" (mon coup de cœur dans toute ta carrière) que j'ai depuis sa sortie en format cassette - démodé... Oui, les sonorités de "la blouse du crime", "les maîtres du monde", "dur comme roc"... et plus en arrière "le rebel", "comme l'indien", "le jour de ma mort" (!) se sont curieusement mises à résonner dans ma tête. A tel point que j'ai songé que tu nous préparais un retour surprise en cette fin d'année.
Tu vois, Max, je ne fais pas partie de ces fans posthumes qui se signalent çà et là. Oui, je n'ai pas eu besoin d'attendre que tu partes pour te reconnaître le talent qui est le tien. Je suis militant de première heure du Ministère Otentik, ton possi. Je me souviens de ces clash avec Steeve et de la manière dont j'étais pratiquement le seul à te défendre tout autour de moi. Tout ceci pour te dire que tu es et resteras un Grand. Car on ne considère comme grand que celui qui a su marquer sa génération. Et cela, tu as su le faire avec un brio déconcertant.
Moi, je ne te dirai pas adieu, parce que l'avantage d'être artiste, c'est de laisser des traces de son passage. A travers l'écoute et la visualisation de tes œuvres discographiques, on gardera toujours le contact en attendant de se revoir. (Cela dit, je ne suis pas aussi pressé que ça de te retrouver...). Je n'ai donc qu'un mot à te dire : RESPECT.
Et bon repos, grand frère !

mercredi 25 juin 2014

MJJ, la légende continue...



Ah ! Michael…
Ce que tu me manques… !
Cinq ans déjà que tu es parti. Bien heureusement, ta musique, tes vidéos, tes images continuent de me consoler du vide immense laissé par ton départ.
Comme tout jeune de ma génération, j’ai été très tôt gavé de musiques locales, persuadé que rien ne se faisait de mieux ailleurs. Puis il y a eu le déclic… Vacances 99 ! Auréolé d’une bonne année scolaire, j’avais décidé de me la couler douce en faisant de la musique mon programme quotidien. C’est ainsi que par la magie d’un échange de cassettes avec un pote, je t’ai découvert. (Bien sûr, ton nom et ton œuvre ne m’étaient pas inconnus. J’ai même eu la grâce, alors que j’étais plus jeune encore, de découvrir la vidéo de ton sulfureux Black or White dans le mag’ de midi de la télévision nationale. Ce jour-là, époustouflé par ta beauté quasi féminine, j’ai bien cru que tu étais une femme. (Bon, une femme qui criait un peu trop, c’est vrai…)
En 1999, disais-je, je t’ai véritablement découvert, et avec toi, ton œuvre. A l’époque, je me surprenais souvent à écouter dix fois de suite certains de tes morceaux. J’ai alors compris qu’avec toi, il y avait un truc. Oui, tu m’es apparu comme cet élève dont le prof sait qu’il mérite d’être dans la classe supérieure, tellement il surclasse ses amis. Tu m’es apparu comme ce que tu es : hors catégorie, hors compétition, hors hiérarchie, hors classe… J’ai alors commencé à collectionner tes œuvres. Je me souviens que le premier album que j’aie acheté de ma vie, c’était ton fameux double album History.  
Quelle joie, ce jour-là, de le tenir entre mes mains et de me dire que plus jamais aucun animateur radio ne me gâcherait l’écoute en posant sa voix sur un de tes morceaux ou en l’interrompant par la pub ! Oui, j’en ai nargué plus d’un avec, persuadés qu’ils étaient d’être en présence d’un CD – hors de prix à l’époque. Après, j’ai enchaîné avec Dangerous, Thriller, Bad, Blood on the dance floor, Invincible, et j’en passe ; mon appétit de tes merveilles sonores allant crescendo.

A partir de là, j’ai initié les journées spéciales MJ, ces moments-là où je n’écoutais que toi, où je ne voyais que toi, où je ne parlais que de toi. Après, j’ai eu l’agréable surprise d’apprendre que tu étais l’invité spécial des Koras Music Awards de 1999.  

 Le soir de la cérémonie, je me suis préparé à dormir au petit matin s’il le fallait. Oui, j’étais tout excité à l’idée de te voir en terre africaine après le rendez-vous manqué quelques sept ans plus tôt. (C’est vrai que je n’étais qu’un gosse encore lorsque tu foulais le sol ivoirien...)
Et lorsque j’ai vu ton sourire angélique à l’écran, j’étais en extase. Puis le temps a passé… D’ailleurs, si je veux continuer de parler de ma rencontre avec toi, on n’en finirait pas. Avançons donc…
J’ai toujours dit et soutenu que sur terre, il y a deux artistes : Michael Jackson et cet autre artiste incarné par l’ensemble de tous les autres. Oui, à toi seul, tu vaux autant sinon plus que tous les autres réunis. C’est pourquoi, aussi paradoxal que cela puisse paraître, au fil du temps, j’ai commencé à moins écouter ta musique, à voir tes vidéos moins souvent, car lorsque je décide de le faire, je ne peux rien faire d’autre que cela. Lorsque je décide d’écouter MJ, je n’écoute que lui toute la journée. Lorsque je décide de parler de MJ, on ne m’arrête plus. En fait, j’évite de te mélanger avec les autres. Ceci pour dire que tu as toujours occupé une place spéciale dans la section « coups de cœur » de mon cœur. Tu es parti sans être parti, car dans ma tête, ta musique continue de résonner ; devant l’imaginaire de mes yeux, tes vidéos continuent de défiler
Tous ceux qui t’ont critiqué, qui t’ont humilié, ne t’ont en réalité jamais connu. J’ai d’ailleurs fini par éviter de parler de toi parce que je me suis rendu compte qu’autour de moi, personne ne te connaissait vraiment. Certains m’ont demandé : « Mais qu’est-ce qui l’a donc pris de se décaper alors qu’il était si beau, noir ? »
Oui, je me revois en train de tenter de leur expliquer pourquoi tu en es arrivé à t’éclaircir la peau. Bien sûr, beaucoup ne m’ont pas cru lorsque je leur ai sorti le mot « vitiligo » (http://fr.wikipedia.org/wiki/Vitiligo). Bien sûr, aveuglés par leurs élans railleurs et/ou leur inculture de ta biographie, ils ont manqué de remarquer que tu étais devenu plus blanc que blanc. Ils ont manqué de se demander si, quelque part, tu n’y avais pas été contraint. D’autres encore ont prétendu que la clarté, la pureté de ton timbre vocal, tu la devais à un appareil implanté dans ton gosier. Je ne parle même pas des actions en justice initiées par ceux qui, pour se procurer de vils butins, avaient décidé de surfer sur ton amour naturel pour les enfants… C’est si facile, si mesquin de critiquer quelqu’un qui avait atteint ta notoriété. Oui, le revers de la notoriété des uns, c’est de développer parfois chez les autres un sentiment de jalousie et d’avidité… Ils ont donc tout mis en œuvre pour te détruire : critiques aussi infondées que lâches, attaques aussi injustes que ridicules, procès aussi farfelus que tragiques… Peu à peu, ils ont réussi à te détruire, à déconstruire ta vie ; cette vie que tu as mis tant d’énergie, tant d’ardeur à construire. Mais ils n’auront toujours que l’illusion de t’avoir brisé, car ton œuvre a survécu, et pour toujours.
On parlera toujours de toi, de ta grandeur, de la joie que tu as su procurer à cette planète. Je me marre encore lorsque je me rappelle ces interrogations au lendemain de ton départ. « Qui va lui succéder ? » « Qui sera le prochain MJ ? » On se risquait même à avancer des noms… Pour moi qui te connais, il est clair que tu es unique et que ça ne sert à rien de chercher à te remplacer, car on n’y arrivera jamais. Ces frissons que me donne ta musique, ce regard hypnotique que j’ai face à tes vidéos, je ne pourrais – même en me forçant – le ressentir devant aucune autre œuvre musicale. Alors, moi, je ne te remplacerai jamais par quelque artiste que ce soit, fût-il talentueux…
Mon plus grand désarroi restera le report de This is it.  Ah ! Ce que nous étions nombreux à attendre cette ultime tournée. Et puis, au matin du 25 juin 2009, j’apprends que tu es parti et que tu as remis cette série de spectacles à plus tard. Sans même daigner nous prévenir, nous tes fans. (Je parle des vrais et non de ceux qui le sont subitement devenus en apprenant que tu avais pris congé.) Bien évidemment, lorsque j’ai vu la terrible annonce sur l’écran de mon téléphone, j’ai cru à une nouvelle blague de mes copains et je me suis plutôt renfoncé sous les draps. Oui, pour moi, tout le monde pouvait dire au revoir, sauf toi, d’autant plus que j’attendais avec impatience que démarre ta tournée d’avant retraite. Et puis, au cours de la journée, j’ai dû me rendre à l’insupportable évidence… Je me suis souvenu qu’à nos débuts j’avais décidé que Beat it serait la première chanson que j’écouterais le jour où on m’apprendrait que tu es parti. (Il se dégage de cette chanson tellement de jeunesse et d’insouciance, ça paraît tellement une invite à la bonne humeur…) Mais ce jour-là, j’en suis arrivé à oublier ce projet. Ah ! Je me souviens comme si c’était hier de cette cérémonie d’hommages au Staples Center de Los Angeles. Je revois, les larmes encore plein les yeux, le défilé de ces stars reprenant tes tubes. Pour la première fois de ma vie, j’ai eu à couler des larmes pour quelqu’un que je n’avais jamais rencontré. Mais est-il encore besoin que j’explique ce lien émotionnel et fusionnel qui nous unissait ?...
Tu vois, c’est bien ce que je disais plus haut : quand je commence à parler de toi, on ne m’arrête plus. Mais, étant donné le fait que l’espace est limité ici, je vais m’arrêter là, non sans t’exprimer à nouveau ma joie d’avoir été ton contemporain. Certes, moi aussi, je quitterai un jour ce monde. Mais je partirai heureux d’avoir connu ton œuvre. Et une fois là-bas, au Paradis, rappelle-moi de tenter de convaincre le bon Dieu de transformer l’un de tes tubes en cantique. Je pense déjà à Will you be there…

jeudi 20 décembre 2012

Homosexualité : corps et âme...


Ce qui sidère le plus avec l’homosexualité, c’est le paradoxe entre ses dimensions physique et spirituelle. Voyez-vous, un homme ou une femme décide d’ignorer le sexe opposé pour s’acoquiner avec quelqu’un de son sexe. A priori, on pourrait dire que c’est son choix et qu’on n’en a rien à battre si il ou elle est attiré(e) par son semblable (au sens sexuel du terme).

Mais, là où ça devient difficile à comprendre, c’est qu’à la base de ces relations atypiques, il y a une espèce de reconstitution de relation ordinaire, c’est-à-dire hétérosexuelle. Ainsi, dans un couple gay, l’un des partenaires reste homme tandis que l’autre se fait, souvent à merveille, femme. Idem pour les couples lesbiens où l’une des minettes joue le rôle d’homme.  

Alors, la question qui mérite de se poser est la suivante : à quoi bon aller vers des personnes du même sexe que soi si c’est pour vivre – au moins psychologiquement – la même chose que dans une relation normale ? En clair, pourquoi les deux partenaires ne se comportent-ils pas à la fois comme deux vrais hommes ou comme deux vraies femmes ?  

A la vérité, les homosexuels ne sont pas si fous que cela. Car, ils savent bien que leur relation n’aurait plus de sens – et prendrait donc fin – dès l’instant où ils se verraient comme personnes du même sexe. Oui, ils savent parfaitement que le vrai amour, le vrai mariage, c’est celui entre un homme et une femme, sinon l’un des gays ne se ferait pas femme ou l’une des lesbiennes ne se ferait pas homme. Ils ont donc seulement décidé d’aller physiquement vers des personnes du même sexe, mais psychologiquement, émotionnellement, spirituellement vers des personnes de sexe différent. 

L’homosexualité n’existe donc que physiquement. Dans la tête, ça demeure une sexualité, certes bancale, mais normale… Cela dit, elle n’en demeure pas moins contre-nature et donc condamnable !   

Petite réflexion faite en marge de l'écriture de la nouvelle "Homofolies", in  Des Vies A Refaire Tome 1 (A paraître)