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dimanche 27 mars 2016

Ma deuxième émission télé

24 mars 2015 - 21 mars 2016...
Quasiment un an jour pour jour après, me revoilà sur le plateau de "Entre les lignes" de la RTI 2 pour justement parler de ce qui est marqué sur les lignes.
Comme par coïncidence, l’enregistrement de l'émission, cette année encore, a lieu durant le temps de carême. Sans doute parce que le Saint-Esprit a été dépêché par Dieu l'inspirateur pour venir m'habiter et m'animer. Toujours est-il que je me sens de plus en plus à l'aise face à Eva, face à la caméra, face aux téléspectateurs...
Pour cette deuxième saison de l'émission, la RTI 2 a savamment innové. Décor livresque, ambiance studieuse, plans multiples, scénettes d'entrée et de sortie, bref ! Je vous laisse apprécier...


lundi 14 décembre 2015

Mon regard sur "Le Crime du Professeur Djounga"


J'ai récemment lu la dernière parution de l'auteur Sévérin Bouatini, mon trois fois condisciple (comme on aime s'appeler mutuellement : condisciple juriste, condisciple énarque, condisciple écrivain). Connaissant les qualités de l'homme, je n'ai pas été surpris de découvrir une oeuvre de fort belle facture. L'oeuvre campe le phénomène des grossesses en milieu scolaire avec une telle maestria que l'on se sent tout de suite concerné par le récit. Alliant parfois arabesques stylistiques et proverbes venus du fin fond de notre terroir, l'histoire se laisse aisément lire. Sur le fond, le lecteur découvre tout de suite le personnage rustre, détestable voire dégoûtant de Djounga. Non, nul ne peut raisonnablement manifester de l'empathie pour ce personnage pathétique. Ce prédateur sexuel, on le verrait plutôt bien sur une potence... Mais au-delà de la rage qu'on pourrait avoir à l'encontre du professeur Djounga qui s'est payé le luxe d'abréger l'existence pourtant prometteuse de la merveilleuse Marie-Merveille, c'est tout le système éducatif qui interpelle. Oui, ce système a failli. Oui, il s'est affaissé. Il appartiendra donc à chacun de situer les responsabilités. Cette histoire n'est pas qu'une histoire. Mais plutôt notre vécu, ce qui se passe tous les jours autour de nous. 

Je n'ai jamais publié de critique sur une oeuvre littéraire, mais mon trois fois condisciple le mérite bien. Sévérin Bouatini est certes perfectible - comme nous le sommes tous d'ailleurs -, mais déjà un nom à retenir. Oui, il fait partie de cette nouvelle génération d'écrivains qui ont les dents longues. Vous vous en rendrez vraiment compte en vous procurant ce roman au goût dramatiquement exquis.

samedi 28 novembre 2015

Au cœur des Vicissitudes...


Avant de vous laisser entrer dans l’univers de ces cinq nouvelles, je me dois de répondre à cette question que vous ne manquerez certainement pas de vous poser en fin – et peut-être même en cours – de lecture : pourquoi donc l’auteur a-t-il choisi d’aborder des thèmes aussi peu réjouissants en ces moments où la rudesse du quotidien amène tout un chacun, dans un souci légitime d’évasion, à s’intéresser à des sujets plutôt gais ?
En réalité, c’est à un électrochoc que j’ai décidé de soumettre le lecteur. En lui montrant, sinon en lui rappelant, que la vie est un perpétuel antagonisme entre le bien et le mal. C’est la raison pour laquelle les choix que chacun est amené à faire à tout instant de son existence doivent être mûrement réfléchis. Qu’on y voie donc un appel à l’éveil des consciences ou qu’elles ne soient perçues que comme une litanie moralisatrice, j’ai voulu, pour ma part, écrire ces lignes pour que le lecteur réfléchisse un instant à la trajectoire de sa vie, afin de procéder à temps aux réglages qui s’imposent.
C’est ainsi que le premier texte raconte l’histoire de ce jeune homme persuadé que la meilleure vie se trouve par-delà les mers, dans l’eldorado occidental. Certes, l’on peut noter autour de nous des exemples de réussite socioprofessionnelle à l’étranger. Mais il m’a semblé nécessaire de mettre en garde contre les risques d’une aventure, sans préparation aucune, vers ces terres incertaines que nos regards passionnés perçoivent bien trop souvent à tort comme le paradis sur terre.
Dans le second texte, il m’est apparu impérieux de tirer la sonnette d’alarme sur le phénomène du trafic des enfants en racontant l’histoire de ces trois adolescentes livrées à la cruauté de la grande capitale. Ici, des mots ont été choisis exprès pour choquer, pour scandaliser même ; le but étant de faire prendre conscience à tous des risques et galères auxquels sont nuit et jour exposés ces gamins qui animent nos rues.
Le troisième texte – qui, vous l’aurez remarqué, occupe une position centrale dans la table des nouvelles – campe un thème plus d’actualité que jamais : l’homosexualité. Chacun a son avis sur la question, bien entendu. Mais c’est pour défendre une position que j’assume pleinement que j’ai choisi, ici, d’en relever l’immoralité, l’incongruité, l’inadmissibilité… 
Le texte suivant développe, lui, un thème qui ne date certes pas d’aujourd’hui. Mais j’ai voulu porter un regard personnel sur le phénomène dévastateur de la dépravation des moeurs, en particulier le libertinage sexuel. Et j’ose croire que la mésaventure vécue par l’héroïne sera de taille à dissuader toutes ces jeunes filles, pour la plupart intelligentes, mais qui ont choisi de faire plus confiance à leur matière grasse qu’à celle grise pour s’ouvrir les portes – pas toujours aussi blindées qu’elles le laissent croire, d’ailleurs – de la réussite scolaire et/ou professionnelle.
Enfin, vivant dans un contexte politiquement fort prononcé à l’échelle continentale, je n’aurais pu m’empêcher de m’essayer à un écrit sur la politique. Certes, je ne suis pas dupe du règne sans doute encore long de la pensée machiavélique dans ce domaine. Mais je demeure persuadé qu’en renforçant l’autorité de nos institutions et en nous employant à respecter ne serait-ce que les bases du civisme, l’Afrique toute entière verra émerger des méthodes plus saines pour la conquête, l’exercice et la dévolution du pouvoir d’Etat.
Il est vrai qu’il n’était pas matériellement possible, ici, de traiter de tous les thèmes qui touchent à la vie en société. Mais j’espère en avoir choisi parmi les plus dignes d’intérêt à l’heure actuelle.
A présent que le décor vous est planté, vous pouvez plonger dans la lecture de ces histoires, j’espère plus instructives qu’ennuyeuses. Régalez-vous, ça risque de refroidir… !

lundi 8 juin 2015

Le premier article de presse sur Riquelme


Riquelme, Les méandres de l’amour    
UNE PLUME SENSUELLE AU SERVICE DE L’AMOUR

Le texte que nous avons à présenter aujourd’hui est un corpus de cinq nouvelles intitulé ‘’Les méandres de l’Amour’’. L’auteur, comme le célébrissime dramaturge français du 16ème siècle Molière, reste mussé sous le voile d’un pseudonyme : Riquelme. Pourquoi ? Nous n’en saurons dire grande chose avant que l’auteur ne nous l’explique. Ce que nous savons c’est que ce nom d’emprunt est le nom d’un séduisant footballeur argentin, réputé pour son adresse dans les coups de pieds arrêtés. Le choix de ce nom n’est certainement pas fortuit car la plume du ‘’Riquelme’’ ivoirien jouit d’une dextérité aussi probante que le pied magique de l’Argentin.

Regardons de plus près la première de couverture ; une page blanche au cœur de laquelle est inscrit un rectangle de couleur noir contenant un cœur arc-en-ciel en flamme. Cette image est révélatrice des ‘’méandres’’ et différents traits sous lesquels l’auteur nous présente l’amour. Et déjà dans son avant-propos il nous avertit : « même si dans la vie il n’y a pas que l’amour, il y a surtout l’amour. ».

D’un adolescent qui s’entiche de sa tante à ce répétiteur pris au carcan d’amour entre son élève et sa mère, en passant par cet étudiant qui surprend sa copine coquine le cocufier avec son tuteur, chaque nouvelle nous plonge au cœur du quotidien amoureux de nombreux jeunes. Riquelme feuillette la voluptueuse encyclopédie de l’Amour en s’attardant sur le chapitre juvénile. L’auteur ne résiste en aucun moment à exhiber la nudité de l’amour sur l’autel de l’hédonisme : « En moi, je sentais déjà le désir terrasser la raison. La soulevant d’un coup, je la fis s’asseoir sur le lavabo avant de faire remonter sa robe, diablement excité. Devant moi, ses seins avançaient tout droit, comme soutenus par une armature invisible… » (p.186). C’est Onfray qui a raison. La véritable philosophie doit s’atteler au concret et non s’attabler avec l’abstrait. Le véritable bonheur s’écrit avec des lettres épicuriennes. La quête du plaisir dans les corps est le gage  le plus formel d’un bonheur certain. En parcourant des séquences d’amour lascivement dépeintes, l’on comprend que le plaisir d’une pomme ne se sait que quand on la croque.

Par ailleurs, la question de l’amour est seulement un prétexte, la précarité de la situation des étudiants et par ricochet de la jeunesse africaine se laisse peindre en toile de fond. La première nouvelle, par exemple ‘’Amour interdit’’, en mettant en évidence l’amour du narrateur pour une de ses tantes très éloignées, lève un coin de voile sur certains pans obscurs de nos traditions. L’auteur pose ses projecteurs sur la face de l’amour pour nous permettre de voir au-delà.

Au-delà de simples histoires, le récit de Riquelme est un discours réaliste,  sociétal ; une discursivité qui ne saurait se détacher du fait social ; une écriture inspirée de la société sur la société. Le regard que l’on peut porter à ce corpus est sociocritique. Selon Duchet, c’est parce qu’il est langage, et travail sur le langage, que le texte littéraire dit le social. Et le langage dont fait usage Riquelme – à cheval sur tous les registres de la langue – ouvre une brèche assez béante sur la compréhension et la profondeur de son discours.

Le style dans lequel s’exprime cet écrivain « fantomatique » n’est certes pas  fantasmagorique, mais quelque peu fantaisiste. Il a l’art d’alterner rêve et réalité pour expliciter des faits plausibles. Riquelme détient la maîtrise de dire les choses avec précision et finesse. La galanterie qui découle de sa plume expose clairement la plausibilité du charme de celle-ci. L’habileté et la lucidité avec lesquelles il décrit toutes ses scènes laissent le lecteur pantois et époustouflé ; celui-ci vit les actions au fil de l’écriture ; et comme par enchantement l’auteur use de la narration à la première personne pour s’exprimer. Du coup le lyrisme que comprend le livre est poignant. Jamais le narrateur ne donne son nom en se présentant. C’est comme s’il était nous, vous, le lecteur. Ce narrateur anonyme sait décrire les scènes d’amour avec une délicatesse de chat : « Entre-temps,  elle avait enlevé son habit et son soutien-gorge inutiles depuis bien longtemps. Puis elle releva légèrement le bassin pour m’aider à faire glisser plus aisément le jeans le long de ses belles jambes. Avec à présent pour seul vêtement un léger slip, elle écarta grandement les cuisses en une invite indéclinable… elle m’emprisonna dans l’étau de ses cuisses avant de se mettre à onduler vigoureusement du bassin tandis que ses caresses continuaient de me fouetter le sang.» (p.65).

L’emploi d’un fort taux de connecteurs d’opposition notamment ‘’ Mais’’ est la preuve que l’amour est un sentiment qui rame souvent à contre-courant du sens de la raison. Inconsciemment, l’auteur laisse entrevoir cette antinomie de l’amour qui n’est qu’un secret de polichinelle. L’amour n’est pas seulement plaisir, il est parfois déception, chagrin et douleur ; matière à une tristesse prononcée qui ne dit pas son nom. « L’amour… On en rêve tellement. Mais au fond, ce n’est généralement qu’un sentiment vicieux  qui, telle une sangsue, s’agrippe au cœur, y injectant de grosses doses de déception et de chagrin… » (p.199).

Le recueil de Riquelme, bien que volumineux (305 pages), se laisse lire commodément. La sensiblerie du thème et la sensualité de la plume sont une invite à ne point décliner.

Abdala Koné
Riquelme, Les méandres de l’amour ; les éditions du net ; octobre 2014 ; 305 pages.

     
     

jeudi 2 avril 2015

Ma première émission télé

Bon, situons bien les choses dans leur contexte, je ne suis pas tout à fait nouveau sur les plateaux de la télévision nationale. Déjà en 2004, à l'occasion de la sortie de Tournons la Page (collectif), j'étais bien visible sur le plateau de "Pleine page" en compagnie des autres auteurs. Mais avec Les Méandres de l'Amour - Tome 1, c'est vraiment la première fois que je suis l'unique invité à une émission. Et croyez-moi, ça vous fait vous sentir... important !


dimanche 8 mars 2015

Hymne à la beauté féminine

En cette journée internationale de la femme, j’ai choisi d’offrir à toutes les femmes du monde ce que je sais faire le mieux : des mots, des phrases, des paragraphes, des chapitres… pour leur dire combien elles sont belles.

 
Elle paraissait vraiment irréelle, à la voir de plus près. Ses yeux argentés étaient à équidistance d’un nez fin en dessous duquel se dessinait une bouche comme on n’en trouve que dans les telenovelas. Tous ces organes étaient repartis sur un ovale délicat couronné de cheveux longs et impeccablement peignés. Son teint à la coloration café n’avait manifestement subi la moindre érosion depuis sa naissance, et sa robe épousait parfaitement sa silhouette aussi gracieuse que celle d’un top model. Elle aurait vraiment été parfaite pour faire la une d’un magazine people. (…) Ses longs cheveux grossièrement rassemblés en une espèce de chignon la rendaient beaucoup plus sensuelle. La petite serviette rose qu’elle avait, en plus, ceinte sur la poitrine et s’arrêtant à mi-cuisse dévoilait des jambes qu’on devinait aussi lisses que de l’argile verte mouillée. (Extraits de « Amour interdit », in Les Méandres de l’Amour, Tome 1, Les Editions du Net, Paris, 2014)

Même marqués par une sorte de lassitude, ses traits révélaient toute leur finesse. Ainsi que ses yeux, leur éclat. Ses lèvres qu’elle avait entrouvertes dans l’élan de la réflexion présentaient des dents d’un blanc insoupçonné de bien de générations d’artistes peintres. (…) Le maillot deux pièces en fausse peau de panthère lui paraissait une première couche épidermique, tellement il épousait le clair-obscur de son teint. Sa silhouette était d’une agréable finesse avec des crêtes iliaques légèrement saillantes soutenues par des cuisses oblongues et des jambes fuselées en dessous d’un ventre plat et surtout une poitrine déformant convenablement la pièce supérieure du maillot. (…) Le pantalon de lastex noir semblait avoir été directement cousu sur elle, tellement il lui faisait ressortir les formes. Plus haut, un body crème faisait tout sauf dissimuler une poitrine épargnée pour l’occasion du moindre soupçon de soutien-gorge. Son visage ravissant était imprégné d’une sensualité quelque peu bestiale, surtout avec sa bouche qui, pour cette soirée spéciale, semblait n’avoir été conçue que pour embrasser. Quant à ses longs cheveux, elle les avait rassemblés en une coiffe qui l’aurait mise au top pour un défilé de carnaval. Elle dégageait, pour tout dire, une radioactivité sensuelle à reconvertir le pédéraste le plus dévoué. (Extraits de « Le répétiteur tant aimé », in Les Méandres de l’Amour, Tome 1, Les Editions du Net, Paris, 2014)

Une jeune fille se tenait sur le perron. Son visage était d’une beauté toute particulière avec surtout une bouche dont elle devait sans doute l’épaisseur à des liens familiaux lointains avec Angelina Jolie. Ses cheveux bouclés comme ceux d’une altesse sérénissime du XVIIème siècle britannique ajoutaient, eux, une touche royale à son charme. Et son tricot au col assez profond présentait les premières courbes d’une paire de seins mûrs tandis que son pantalon, à l’étroit, lui moulait les cuisses fuselées. Le genre de fille sur qui on ne peut se lasser de promener le regard… (…) En pantalon de cuir noir avec un tee-shirt dont le col seul rappelait qu’il était blanc, dégoulinante de sueur, échevelée, démaquillée, le regard comme effaré… elle était tout simplement sauvage. Mais en même temps si attirante… (Extraits de « Amours jumelles », in Les Méandres de l’Amour, Tome 1, Les Editions du Net, Paris, 2014)

Larissa, avec le pas lent et assuré d’une impératrice venait de faire son apparition dans la grande salle, aussitôt couvée de mille et un regards. Entre son visage dont la finesse des traits témoignait de l’intarissable inspiration du Créateur, ses formes qui bien que pas très généreuses gardaient leurs distances avec la sveltesse et surtout sa poitrine sur laquelle la main la plus innocente même aurait eu envie de s’attarder, (…) renoncer à elle aurait été aussi téméraire que faire la grève de la faim devant une pizzeria. (Extraits de « Amours croisées », in Les Méandres de l’Amour, Tome 1, Les Editions du Net, Paris, 2014)
 
Elle était incontestablement la plus belle de la salle avec la fleur couleur framboise dans ses cheveux bouclés. Son visage d’une faramineuse finesse hébergeait des yeux de lynx, un nez aux confins de la droiture et une bouche comme dessinée par Picasso lui-même. Le tout était rehaussé par un maquillage léger et agencé sur l’ovale avec une précision fantasmagorique. Elle était tout simplement belle comme les sud-américaines savent si souvent l’être. (…) Avec sa poitrine pleine, ses hanches délicatement arrondies et ses cuisses fuselées, elle était appétissante. (…) Ondulant entre les tables, elle arrivait, plus ravissante que deux jours auparavant. La mini-robe cachait à peine les deux premiers tiers de ses cuisses, offrant aux regards deux belles jambes bronzées. Sa poitrine était rendue encore plus agressive par les pointes de ses seins bien mises en évidence par la flagrante absence de soutien-gorge sous la robe. De quoi désarmer le plus coriace des miliciens. Elle faisait taire toutes les conversations sur son passage et son dos nu narguait fièrement ceux qui se retournaient stoïquement pour la contempler. (Extraits de « Le collectionneur (d’amours) », in Les Méandres de l’Amour, Tome 2, Les Editions du Net, Paris, 2015)

Des cheveux noirs très abondants. Des yeux grands et clairs qui semblaient s’agrandir davantage. Puis de fines lèvres qui frémissaient, qui bougeaient et qui semblaient prononcer quelque chose (…) Cette dernière avait des yeux dont l’éclat stellaire animait un beau visage aux traits réguliers. Ses cheveux noirs et coupés très court sur la nuque lui donnaient un air juvénile contrastant avec les rondeurs d’un corps ferme et une poitrine rebondie. (…) Ses cheveux qu’elle avait laissés au vent, bien que coupés court, vibraient sur sa tête. Ce qui, allié à la gaieté de son visage, lui donnait plus que jamais un air de gamine, mais toujours en contraste parfait avec le reste de son corps rappelant, lui, celui d’une femme accomplie. (…) elle avait complètement déboutonné sa chemise, mettant en exergue la nudité d’un ventre plat et des seins parcimonieusement dissimulés par un soutien-gorge des plus généreux. (Extraits de « Amour sauvage », in Les Méandres de l’Amour, Tome 2, Les Editions du Net, Paris, 2015)
D’où sortait-elle, celle-là, avec ce charme saturnien ? Les cheveux au vent, le regard désarmant, le sourire angélique, les dents d’un blanc scintillant, la forme élancée à peine protégée par le fameux tee-shirt des serveuses du bar supra un jeans qui, dans un passé lointain, avait dû passer le premier tiers de ses cuisses… elle sortait vraiment de l’ordinaire. (…) Sonia était vraiment ravissante. Non seulement elle avait un sourire hallucinant de beauté, mais ce qui troublait le plus chez elle c’était le sex-appeal qui se dégageait de sa plastique apparaissant pour le coup dans toute sa générosité sous la petite robe couleur arc-en-ciel. (Extraits de « Love is money », in Les Méandres de l’Amour, Tome 2, Les Editions du Net, Paris, 2015)
 
La beauté (…), elle en est indubitablement l’incarnation ce soir. (…) Ses cheveux plissés en cascade couronnent son beau, son doux visage empreint d’une joie indescriptible tandis que ses sourcils délicatement rangés accentuent l’éclat de ses yeux couleur de miel. (…) Elle est splendide dans sa robe de toile d’une blancheur marmoréenne. Elle (…) sourit tendrement. (…) C’est l’un de ces sourires qui restaurent la vue à l’aveugle. (Le temps qu’il l’admire bien entendu.) Dieu, qu’elle est belle ! (…) elle est sublime. Le bikini semble avoir été coulé sur elle. Son corps est doré au soleil et son sourire, toute une féerie. (Extraits de « Au tréfonds de l’amour », in Les Méandres de l’Amour, Tome 3  – Á paraître)
(…) une fille s’était levée depuis les rangées de l’arrière-salle, avait parcouru l’allée avant de gravir les marches du podium. Comme elle approchait, la lumière d’un projecteur l’avait éclairée (…) Le léger maquillage donnait à son visage un charme tout particulier. La longue robe noire lui allait comme un gant, faisant ressortir de quoi causer une épidémie de torticolis sur son passage. Sa poitrine, tendant le tissu à le perforer, surplombait un bassin légèrement cambré tandis que plus bas, la fente de la robe découvrait une jambe dont une représentation grandeur nature aurait assurément fait l’objet d’un cambriolage au musée des arts et civilisations. (Extraits de « Le dernier sursaut d’amour », in Les Méandres de l’Amour, Tome 3  – Á paraître)
 
Avec sa chevelure abondante et soyeuse, sa mine dont le caractère angélique était fréquemment démenti par un sourire carnassier, la petite robe de soirée lamée d’argent offrant au balconnet du décolleté une poitrine qui aurait attiré même la main d’un manchot, ses longues jambes fuselées... elle incarnait tout simplement la tentation. (…) Sa traversée du restaurant avait fait exécuter un véritable ballet à tout le monde ; personne – hommes comme femmes – n’ayant pu résister à l’envie de se retourner sur son passage. Son compagnon, lui, ne pouvait dissimuler le bonheur de se trouver aux côtés d’une créature aussi magnifique. (…) Le bikini semblait avoir été peint sur elle, tellement il était serré. La poitrine déformant convenablement la pièce supérieure du maillot, le ventre plat strictement nu et le pubis pointant légèrement à travers le mince slip, elle réapparut. (Extraits de « Entretien de débauche », in Vicissitudes, Harmattan, Paris, 2015)

Toujours présentable, les cheveux impeccablement peignés, les vêtements conjuguant propreté et style… Et, pour couronner le tout, un visage dont l’étonnante beauté témoignait de la dextérité du Créateur. (…) Avec sa mine dont le charme était rehaussé par un léger sourire, la robe de soirée à l’avant décoré de fines paillettes et dont le décolleté assez profond laissait entrevoir une poitrine attrayante et palpitante… elle incarnait tout simplement le rêve impossible. (Extrait de « La balade de clerc », in Vicissitudes, Tome 2 – Á paraître)
 

PS : Il est vrai que je ne sers là que la description de la beauté féminine dans sa plus jeune expression. Mais, entendons-nous bien, la beauté de la femme n’a pas d’âge et, comme le montrent les images, pas de frontières non plus…

vendredi 24 octobre 2014

Mon premier livre...


Aujourd'hui est le plus grand jour de ma carrière d'écrivain. Car justement, ma carrière commence véritablement aujourd'hui.
Pour ceux qui ne connaissent pas Riquelme, je vais vous retracer en quelques lignes mon histoire avec la plume.
Il faut noter d'emblée que je suis venu à l'écriture après un parcours assez juvénile de lecteur. Je me souviens que déjà à l'école primaire, je collectionnais les livres du soleil (Thieni Gbanani et autres). Au CE1, je faisais la dictée à mes grands frères du CM2 avec leur livre de français que je lisais déjà assez bien.
Après donc avoir lu un grand nombre d'auteurs, tout a commencé avec l'écriture en 1997, lorsque j'étais en classe de 4è. Au départ, l'idée m'a juste traversé l'esprit de faire comme ceux que j'avais lu depuis mon enfance. Comme pour évacuer sur papier le trop plein de lectures. Puis mes camarades de classe à qui j'avais fait lire mon premier griffonnage avaient tous eu cette curieuse remarque : "Non, c'est pas toi qui as écrit ça". Cela m'a tout de suite rendu conscient de la qualité de mes premiers jets d'encre. Six ans plus tard, je participais à mon premier concours littéraire ("Une nouvelle pour la paix", organisé par l'Association Parole et Livre). Des 134 manuscrits déposés pour ce concours, j'ai été classé 7è et ma nouvelle "Rien n'est impossible" a donc été éditée dans le recueil des 10 meilleurs textes paru l'année suivante sous le titre Tournons la Page (CEDA, 2004). Ayant donc eu la certitude de la qualité de mes écrits, j'ai préparé en trois ans (2003-2006) un recueil de 10 nouvelles. Mais, après m'être heurté à l'épineuse question de l'édition sous nos cieux, j'ai opté pour la patience.
C'est dans cette période de flottement que j'ai découvert un jour par hasard qu'il y avait un concours littéraire co-organisé par Frat Mat Editions et Michel Lafon sur le cinquantenaire de la Côte d'Ivoire. Après avoir hésité quelques jours à y participer, j'ai fini par écrire un texte au tout dernier moment et à l'envoyer aux organisateurs le dernier jour du dépôt des manuscrits. A peine un mois plus tard, on m'appelait pour me dire que j'avais été désigné pour recevoir le premier prix de ce prestigieux concours. Comme en 2004 avec Tournons la Page, un recueil des dix meilleurs textes a été édité dans la foulée, à l'intérieur duquel on pouvait lire en première position ma nouvelle "Pour des lendemains meilleurs". (Voir 50 Ans de la République de Côte d'Ivoire en 10 nouvelles, Frat Mat Editions et Michel Lafon, 2010)
Revigoré par ce succès, j'ai ressorti du tiroir mon vieux manuscrit de 10 nouvelles pour tenter de le faire à nouveau éditer. Mais nouvelle désillusion avec les maisons d'édition de la place ! C'est donc au mois d'août dernier que j'ai découvert par un ami écrivain qu'il y avait la Journée du Manuscrit Francophone à Dakar. Pour l'occasion, les auteurs devaient adresser leurs textes à Les Editions du Net en vue d'une éventuelle édition. Là encore, j'ai déposé mon texte le dernier jour. Deux jours plus tard, soit le 2 septembre 2014, je reçois un mail qui m'annonce que mon texte a été retenu pour être édité en vue de la cérémonie de Dakar. C'est tellement beau que j'y crois à peine. Oui, comment ont-ils pu lire et valider un texte de 450 pages en seulement deux jours ? Mais un mail de confirmation me fait saisir toute la réalité de la situation.
Me voilà donc ce soir à Dakar avec, entre les mains, le premier exemplaire de mon recueil de nouvelles (que j'ai finalement résolu de fractionner en deux tomes, vu la longuer des nouvelles).
Je compte maintenant élargir la saga Les Méandres de l'Amour à 4 tomes. Entre-temps, il y a le premier tome d'un autre recueil de nouvelles qui doit paraître avant la fin de l'année chez les éditions Harmattan. Puis un deuxième tome suivra... Après donc ces six recueils de nouvelles dont le premier vient d'être officiellement présenté ce soir, je retournerai à mon premier amour : le roman. Déjà cinq projets de romans...
Voilà, maintenant j'espère que vous me connaissez mieux et que vous serez nombreux à me lire.

jeudi 27 décembre 2012

Qui veut épouser mon monstre?

Il esquissa un sourire éblouissant de cannibale, exhibant des dents aux croûtes bonnes à jeter en pâture à quel animal voulait bien s'empoisonner. Son crâne cabossé et absolument dégarni de cheveux mettait en exergue deux oreilles à faire pleurer de convoitise un lapereau. Son visage même frôlait le masque avec de minuscules yeux fichés dans d'énormes orbites, un nez en pied de marmite et des lèvres épaisses comme des tranches de pamplemousse. Le tout, dispersé sur un relief accidenté parcouru de larges balafres, de dartres croustillantes et d'une barbe broussailleuse. A voir sa mine, on n'avait même plus besoin d'aller dans la lune pour étudier des cratères. Bref! il était tout simplement un candidat sérieux à l'oscar du meilleur acteur pour films d'horreur. Sans maquillage...

Extrait de "Le collectionneur (d'amours)", in Les méandres de l'amour Tome 3.

jeudi 20 décembre 2012

Homosexualité : corps et âme...


Ce qui sidère le plus avec l’homosexualité, c’est le paradoxe entre ses dimensions physique et spirituelle. Voyez-vous, un homme ou une femme décide d’ignorer le sexe opposé pour s’acoquiner avec quelqu’un de son sexe. A priori, on pourrait dire que c’est son choix et qu’on n’en a rien à battre si il ou elle est attiré(e) par son semblable (au sens sexuel du terme).

Mais, là où ça devient difficile à comprendre, c’est qu’à la base de ces relations atypiques, il y a une espèce de reconstitution de relation ordinaire, c’est-à-dire hétérosexuelle. Ainsi, dans un couple gay, l’un des partenaires reste homme tandis que l’autre se fait, souvent à merveille, femme. Idem pour les couples lesbiens où l’une des minettes joue le rôle d’homme.  

Alors, la question qui mérite de se poser est la suivante : à quoi bon aller vers des personnes du même sexe que soi si c’est pour vivre – au moins psychologiquement – la même chose que dans une relation normale ? En clair, pourquoi les deux partenaires ne se comportent-ils pas à la fois comme deux vrais hommes ou comme deux vraies femmes ?  

A la vérité, les homosexuels ne sont pas si fous que cela. Car, ils savent bien que leur relation n’aurait plus de sens – et prendrait donc fin – dès l’instant où ils se verraient comme personnes du même sexe. Oui, ils savent parfaitement que le vrai amour, le vrai mariage, c’est celui entre un homme et une femme, sinon l’un des gays ne se ferait pas femme ou l’une des lesbiennes ne se ferait pas homme. Ils ont donc seulement décidé d’aller physiquement vers des personnes du même sexe, mais psychologiquement, émotionnellement, spirituellement vers des personnes de sexe différent. 

L’homosexualité n’existe donc que physiquement. Dans la tête, ça demeure une sexualité, certes bancale, mais normale… Cela dit, elle n’en demeure pas moins contre-nature et donc condamnable !   

Petite réflexion faite en marge de l'écriture de la nouvelle "Homofolies", in  Des Vies A Refaire Tome 1 (A paraître)