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vendredi 3 juin 2016

Le peuple se sentira mieux le jour où...


LE PEUPLE SE SENTIRA MIEUX LE JOUR OÙ...
- le Président de la République sera le Président de tous les citoyens
- le Premier Ministre sera le premier à démissionner quand son équipe travaille mal
- le Ministre de l’Économie et des Finances fera faire des économies au pays en évitant de distraire ses finances
- le Ministre du Budget saura éviter la confusion entre le budget de l’État et son budget personnel
- le Ministre de l'intérieur et de la Sécurité pourra se rendre à l'intérieur (du pays) sans sécurité (renforcée)
- le Ministre de la défense ira au front en cas de crise militaire
- le Ministre des Affaires Étrangères cessera de tremper dans des affaires étranges- le Ministre de l'Emploi sera traité comme un employé
- le Ministre de la Justice pourra être poursuivi en justice
- le Ministre de l’Éducation Nationale et le Ministre de l'Enseignement Supérieur scolariseront leurs enfants ailleurs que dans les écoles des pays développés
- le Ministre du Pétrole et de l’Énergie apprendra à payer le carburant et à subir lui aussi les coupures d'électricité
- le Ministre des Infrastructures pourra parcourir le pays tout entier par la route
- le Ministre de l'Industrie consommera autre chose que des produits importés
- le Ministre du Logement paiera son loyer ou l'impôt foncier
- le Ministre du Plan et du Développement fera plus de plans pour le développement du pays que de plans d'évasion fiscale
- le Ministre des Transports empruntera les transports en commun pour en apprécier le confort
- le Ministre du Commerce saura qu'il n'est pas là pour faire la concurrence aux commerçants
- le Ministre des TIC saura souscrire à un pass internet
- le Ministre des Ressources Animales et Halieutiques cessera de s'empiffrer de protéines en demandant à la population de serrer la ceinture- le Ministre de la Santé se soignera au CHU
- le Ministre de l'Agriculture donnera lui-même l’exemple du retour à la terre
- le Ministre de la Construction saura combien coûte la tonne de ciment ou un chargement de sable
- le Ministre de la Salubrité Urbaine et de l'Assainissement recevra devant son portail le stock d'ordures non enlevées
- le Ministre de la Culture réussira à réconcilier tous les artistes chanteurs pour qu'ils arrêtent de nous casser les oreilles
- le Ministre des Eaux et Forêts acceptera d'élever un caïman et un tigre pour démontrer son attachement à la nature
- le Ministre des Sports pourra représenter le pays dans l'une des disciplines des Jeux Olympiques pour y décrocher enfin la médaille d'or tant attendue
- le Ministre de l'Artisanat acceptera de se reconvertir en artisan en cas de remaniement ministériel
- le Ministre de la Communication n'aura droit à aucune chaîne de télévision ou de radio internationale
- le Ministre du Tourisme pourra servir de guide touristique à travers les parcs et réserves naturelles de jour comme de nuit
- le Ministre de la Promotion de la Femme, de la Famille et de la Protection de l'Enfant pourra démontrer que son mari n'a pas un second foyer
- le Ministre de la Fonction Publique acceptera d'être sous-payé comme un fonctionnaire
- le Ministre de la Promotion de la Jeunesse n'aura pas une calvitie
 - le Ministre de la Solidarité acceptera de partager son salaire par élan de solidarité pour ses voisins
- le Ministre des Droits de l'Homme et des Libertés Publiques réussira à prouver que les hommes ont des droits et des libertés fondamentales.
NB : Trois choses importantes à retenir : 
1/ Ce message a pour but de faire descendre nos dirigeants de leurs tours d'ivoire et de leur faire comprendre ce que vit réellement le peuple au quotidien
2/ Il se peut que les ministres dont je n'ai pas parlé n'intéressent pas le peuple
3/ Rien ne prouve que je parle de la Côte d'Ivoire...

mardi 12 avril 2016

Pourquoi des gens n'aiment pas Cristiano ?


PROPOS D’APRÈS-MATCH, DANS LES TRIBUNES DE SANTIAGO BERNABEU

- Papa, s'il te plaît, pourquoi des gens n'aiment pas Cristiano ?
- Ah, fiston, j'apprécie à sa juste valeur la sagacité de ta question. Tu portes vraiment mon sceau chromosomique. En plus, tu fais partie intégrante de mon patrimoine génético-idéel.
- J'ai rien compris, papa.
- Oh, pardon ! Je me croyais de l'autre côté. Eh bien, pour revenir à ta question, mon enfant, sache qu'il y a trois possibilités. 1/ Ces gens ne connaissent pas le foot. 2/ Ils n'ont pas de goût. 3/ Ce sont des sorciers.
- Ah, je vois, papa. On dirait même que la bonne réponse, c'est la 3. Parce que j'ai remarqué que ces gens adorent en général le faux messie.
- Ooh, mon bébé, viens là dans mes bras. Mon sang coule vraiment dans tes veines. Tu as un tel sens de la déduction...
Petite accolade.
- Mais et toi papa, depuis quand as-tu commencé à aimer Cristiano ?
- Belle question, fiston. Moi, je fais partie de ses admirateurs de la première heure. Depuis ses débuts au Sporting de Lisbonne. Avant même qu'il ne devienne la star planétaire que beaucoup ont découvert plus tard ou qu'ils ne reconnaissent que maintenant. Ce joueur est tout simplement exceptionnel. Il pulvérise tous les records. En plus, il est un peu prophète. Regarde toi-même, mon enfant. Avant le match de ce soir, il annonce que la soirée sera magique. Et à lui tout seul il réussit effectivement à renverser un scénario que tous les supporters, commentateurs et spécialistes donnaient pour insurmontable. Non, ce gars n'est pas simple !
- Merci papa, j'ai beaucoup appris aujourd'hui.
- De rien, fiston. Et n'hésite pas à revenir si tu as d'autres questions aussi pertinentes.
#ihatebarçaforever

mercredi 18 novembre 2015

Qu'est-ce qu'une femme normale ?


Autant vous le dire tout de suite, il n’existe pas de femme normale. Et vous ne gagnez rien à être choqués, car si la femme était normale nous serions tous encore dans le jardin d’Eden à l'heure qu'il est. Bref, parlons du présent… Avec les femmes, la notion de normalité a disparu au profit de dérivées dévoyées. Les femmes sont aujourd’hui  soit anormalement normales, soit normalement anormales.


La femme anormalement normale est celle qui veut une chose et son contraire. Elle veut que vous subveniez aux charges de la famille alors qu’elle vous fait une scène lorsque vous sortez chercher les moyens de le faire. Elle veut que vous la couvriez d’or, mais ne vous laisse pas découvrir l’or. Elle veut que vous la dorlotiez, pourtant elle semble avoir parcouru toute la Bible sans avoir vu le passage : « Femmes, soyez soumises à vos maris ». Elle vous reproche de saluer les jeunes filles du quartier, or vous devez donner l'exemple de la politesse aux plus jeunes. Elle est prête à vous prendre l'index pour déverrouiller votre smartphone pendant que vous dormez, puis à venir se plaindre du fait que le contenu de votre messagerie lui ait provoqué une migraine subite. Elle n'aime pas quand vous levez le ton sur elle, mais n’hésitera pas à vous aligner dix phrases là où une seule suffit. Elle prétend tenir à votre honneur, mais parlera de vos problèmes conjugaux à au moins une amie qu'elle fera jurer de n'en toucher mot à personne. En résumé, cette femme se plaint à tort et à travers. Si vous en avez une, ne vous lamentez pas trop, chers messieurs. Car Dieu vous a mis à l’abri d’un danger permanent : la femme normalement anormale…

La femme normalement anormale est la championne toutes catégories du vice. Oui, elle en a franchi tous les paliers… Vous la reconnaîtrez d’ailleurs à son sourire aussi ravageur que de la lave. Cette femme est vraiment dangereuse… Et elle l’est depuis sa naissance. Jeune, elle joue à la plus maligne en s’engageant dans des relations multiples pour maximiser ses gains. Elle vous attend au virage dès qu’elle apprend que votre virement est passé, mais n’hésitera pas à prendre le virage lorsque vous lui annoncerez que vous venez de vous faire virer de votre boulot. Elle se fera belle pour vous accompagner, mais n’hésitera pas à sourire à tous les inconnus avec un regard circulaire dans l’espoir de dégoter quelqu'un de mieux friqué que vous. Elle vous suivra volontiers à l'hôtel, mais guettera le moment où vous dormirez pour vous faire les poches. Devenue adulte, elle ne change pas pour autant son style. C’est là qu’elle est prête à vous épouser en priant muettement pour que vous la précédiez dans la tombe, héritage oblige. Elle ne changera jamais, c’est écrit. Enfin, je viens de l'écrire…

Mais, pour finir sur une note positive, je vais vous parler de la catégorie non annoncée des femmes « légèrement normales ». La femme issue de cette catégorie rare présente toutes les caractéristiques de la normalité. Elle aime vraiment son homme, elle le soutient dans les dépenses du ménage, elle évite de le surveiller inutilement, elle est souvent soumise, elle rend visite à ses beaux-parents. Il lui arrive même de prier pour son conjoint... Mais, cher monsieur, ne te réjouis pas trop vite. Car en toute femme légèrement normale sommeille une femme anormalement normale ou pire, une femme normalement anormale. Seulement, à l'image d'un volcan, elle n'est pas encore entrée en éruption. Et la lave, ça brûle...

mercredi 4 novembre 2015

Conférence de presse post-électorale (3ème partie)


- Voilà ! Nous sommes de retour sur ce plateau pour la troisième et dernière partie de notre "service après vente" des élections présidentielles qui viennent de se tenir en terre éburnéenne. Sur les dix candidats retenus au départ, trois, et non des moindres, ont finalement décidé de ne pas aller aux élections. La raison, qui leur est d'ailleurs commune, c'est que les conditions n'étaient pas réunies pour l'organisation du scrutin. Alors, qu'avez-vous à dire aux Ivoiriens aujourd'hui ? Doit-on toujours compter avec vous en politique ? Vous d'abord, monsieur Banny.


- Avant de répondre à votre question, je tiens à présenter mes excuses à mes électeurs et même à l'ensemble des Ivoiriens pour ce rendez-vous manqué. Mais si j'ai fait le choix de me retirer, c'est justement parce que j'aime mon pays et que je ne voulais pas le voir s'embraser à nouveau. Je ne vais pas le ressasser ici, mais tout le monde sait qu'aucune condition élémentaire de transparence n'était réunie pour aller à ces élections.
- Justement, on a quand même du mal à comprendre que vous ayez battu campagne dans ces conditions pour vous retirer à la veille du scrutin. Cela fait limite amateurisme, alors qu'on vous sait l'une des grosses têtes de la scène politique nationale.
- Auriez-vous un problème avec mon "kounglo" ? s'offusque l'ex-premier ministre.
- Non mais, monsieur Banny, faut le prendre au sens figuré évidemment, se justifie le journaliste, se rendant compte sur l'instant de l'heureuse coïncidence en l'espèce entre le propre et le figuré.
- O. K., c'est parce que j'ai espéré jusqu'à la dernière minute que les choses changent.
- Pardon de vous le dire aussi franchement, mais cela dénote d'une naïveté de votre part. Vous savez bien que dans ces circonstances là, les choses ne changent pas aussi facilement. De plus, vous ne pouvez pas être concomitamment candidat pour changer l'avenir de ce pays et déserteur quand le moment arrive justement de passer au vote.
- C'est parce que vous n'avez pas conscience que l’amour du pays et le respect des règles démocratiques forment un tandem d'indécision en moi.
- Tout compte fait, on vous aura bien compris. Mais aujourd'hui, quel est l'avenir politique pour Banny en Côte d'Ivoire ?
- Je suis là et je reste. Banny n'est ni banni ni béni. Je fais juste mon chemin...
- Merci, monsieur Banny, et rendez-vous pourquoi pas en 2020 ? A vous maintenant, monsieur Essy. On vous sait l'une des figures emblématiques du règne d'Houphouët. Mais est-ce parce que vous ne vous êtes pas retrouvé dans la peau du candidat unique comme le père de la nation que vous avez désisté ?


- Posez-moi les bonnes questions, s'il vous plaît, cher ami. Pourquoi me parler de candidature unique à moi quand on sait précisément le nom de celui qui en a rêvé pour ces élections ? Je ne suis pas Ouattara, O. K.? Et c'est justement pour cela que j'ai préféré me retirer.
- Oui, on aura remarqué que vous avez été le premier à vous retirer de la course à la présidentielle cette année. Mais justement, moi ça me fait craindre un peu pour vous, le fait qu'à peine dans la peau d'un vrai homme politique vous vous en départissiez. D'aucuns disent que l'Elysée vous a fait des promesses de soutien pour vous pousser à affronter le président. Qu'y répondez-vous ?
- Nous sommes décidément dans un pays de scénaristes. Allez donc demander à Hollande s'il a mon numéro dans son répertoire téléphonique. D'ailleurs, si c'était le cas, pourquoi me serais-je retiré alors que j'avais le soutien d'une grande puissance ?
- Qui sont vos parrains alors ? Excusez-moi, mais vous débarquez comme ça sur la scène politique, sans parti, sans représentation à l'échelon national. Vous comptez forcément sur quelqu'un...
- Oui, vous avez raison. Je comptais sur l'intelligence des Ivoiriens. Mais ce n'est pas ce qu'ils m'ont montré, hélas !
- Si vous commencez à insulter le peuple ivoirien, je crois qu'on ne va pas y arriver là...
- Et vous, ça vous va quand c'est l'homme politique qui est insulté ?
- O. K., monsieur Essy, dernière question. Vous avez également rendu les 100 millions offerts pour la campagne électorale. Des regrets ?
- Ecoutez, moi j'ai connu la vie avec Houphouët. Ne me parlez donc pas d'une affaire de miettes.
- C'est justement ce que je voulais vérifier. Merci d'être venu et place à notre dernier candidat.


- Oui, c'est pas grave. Je suis dernier à une élection sans tête ni queue. Il est clair que dans un contexte différent, j'aurais été au moins parmi les trois premiers.
- Monsieur Koulibaly, vous auriez pu me laisser vous saluer d'abord avec tout le respect qui vous est dû...
- Non, finissons-en. D'ailleurs, je sais que vous allez me demander pourquoi j'ai pris les 100 millions. Eh bien, laissez-moi vous dire que ça ce n'est rien. Ouattara me doit encore un bon paquet d'argent.
- O. K. C'est vous qui faites l'interview alors... Dans tous les cas, je me souviens que vous avez été ministre de l'Economie dans ce pays. Vous êtes donc bien placé pour faire vos comptes avec le président. Seulement, je ne crois pas que les Ivoiriens soient intéressés ce soir par vos affaires personnelles.
- Tout est une affaire de personnes en politique. Vous ne le savez pas ?
- Non, je croyais plutôt que c'était une affaire de programme et de projet de société.
- Eh bien, détrompez-vous, cher ami. Nous sommes dans le temple des coups bas et de la mesquinerie. En politique, surtout chez nous, on autorise même les coups en dessous de la ceinture. Il n'y a pas de règle, si vous voulez savoir.
- O. K. On vous sait très en colère contre les dirigeants actuels, et même contre vos anciens compagnons du FPI. Mais est-ce cela que vous voulez qu'on retienne de vous finalement ?
- Je ne veux rien de spécial en termes d'image. Les gens récusent mon franc-parler, c'est tout. Or je ne peux pas me taire pour leur faire plaisir. Et si vous voulez mon avis à propos de cette mascarade électorale, je vous dirais que tout est à reprendre. 
- D'accord. Tout sera repris en 2020, ne vous inquiétez pas.
- Eh bien, vous me ferez signe quand ce sera fait, dit le leader de LIDER en se levant.
- Voilà, chers téléspectateurs, quoi de mieux comme conclusion à cette émission ? Levons-nous tous alors. Et n'oubliez surtout pas de prier pour notre chère Côte d'Ivoire. Elle en a sérieusement besoin...

vendredi 30 octobre 2015

Conférence de presse post-électorale (2ème partie)


- Voilà, retour sur ce plateau pour poursuivre nos échanges avec les candidats aux récentes élections présidentielles. Si vous venez de nous prendre en marche, sachez que vous suivez en direct la conférence de presse post-électorale, la première émission qui donne la parole à tous les candidats réunis au même endroit pour livrer leurs impressions et leurs émotions suite aux résultats du scrutin. Tout à l'heure, avant l'interlude musical, nous venions d'échanger avec le trio de tête. Nous allons donc nous tourner à présent vers ceux qu'on pourrait qualifier de "petits candidats" puisqu'aucun n'aura réussi à obtenir même 1% des suffrages exprimés. Alors, madame Lagou, votre message féministe n'a apparemment pas trouvé beaucoup d'oreilles attentives.


- Voulez-vous dire que les femmes de ce pays sont mal entendantes ?
- Ce sont plutôt les urnes qui semblent le dire...
- Eh bien, le seul enseignement que je tire de ces élections, c'est que nous sommes dans un pays de machos. Oui, les hommes sont encore dans la vision phallocratique de la société : les femmes dans la cuisine, les hommes au boulot. Et c'est dommage. Moi, j'avais pourtant de grands projet pour ce pays...
- Vous pourriez remettre ça en 2020, qui sait ? 
- Si d'ici là, les hommes de ce pays changent leur vision de la gestion des affaires politiques en considérant le rôle de la femme.
- A vous entendre, on dirait qu'aucun homme n'a voté pour vous. De même qu'aucune femme n'a voté pour les candidats de sexe masculin. Est-ce que tout se résume à la question du genre finalement ? Parce qu'on a déjà l'impression que concept devient has been...
- Tout est une affaire d'hommes et de femmes dans la gestion de la vie en communauté. Pourquoi voulez-vous donc que l'on s'en démarque ? Vous avez l'intention d'introduire un troisième genre dans la société peut-être. Ou alors vous êtes l'ami des homosexuels...?
- Euh... Je crois que les Ivoiriens ont compris la substance de votre propos. Nous allons donc vous remercier pour le déplacement et passer au candidat suivant. Monsieur Konan Kouadio Siméon dit KKS, vous allez bien ?

- Oui, monsieur le journaliste. Je me porte comme un charme ? répond le candidat malheureux avec sa légendaire sérénité.
- J'ai envie de vous dire que la prophétie ne s'est à nouveau pas accomplie...
- Le temps est l'autre nom de Dieu.
- Sûrement. En plus, c'est vrai que vous êtes relativement jeune. On pourrait donc vous retrouver dans la course en 2035 par exemple.
- Ou même en 2100, je vous le concède. Dans tous les cas, ce que Dieu a révélé finit toujours par s'accomplir. Et je sais que je dirigerai un jour ce pays.
- Vous savez quoi ? Moi, je vous crois. Et je crois même que vous serez le meilleur président de ce pays, tout simplement parce que vous aurez eu tout le temps d'observer la gestion des autres et d'en tirer les leçons.
- La patience est un chemin d'or.
- Oui, oui. Justement quand le chemin est trop long, on dort.
- Épargnez votre humour de mauvais goût aux Ivoiriens. On nous suit en direct là.
- O. K. Pour être plus sérieux, comment allez-vous pouvoir tenir jusqu'en 2020 alors que vous avez refusé les 100 millions gratuits pour la campagne ?
- Dieu pourvoit toujours aux besoins de ceux qui croient en Lui. Je n'ai donc aucune inquiétude à ce sujet, cher ami.
- O. K. Je vois. En tout cas, Jesus revient bientôt. Espérons que vous prendrez le pouvoir avant Son retour.
- Oui, oui. Il m'a dit que c'est moi qu'Il attend, réplique froidement l'homme politique, la mine toujours d'une impassibilité déconcertante.
- Ah, je vois, dit le journaliste, réalisant qu'il y a plus fin ironique que lui. O. K. Nous nous adressons à monsieur Gnangbo Kacou à présent. Vos impressions, Honorable monsieur le député ?


- Je tiens d'abord à remercier toutes les personnes qui m'ont accordé leurs voix. Elles ont, par cette occasion, donné un sens à mon combat.
- Zut, on aurait vite su qu'on les aurait toutes convoquées ici pour que vous les remerciiez individuellement. Cela n'aurait pas pris beaucoup de temps en plus...
- J'ai l'impression que vous me cherchez là, cher ami. Je vais vous niquer, vous savez, menace le candidat. Je ne vais pas accepter que vous me tourniez en bourrique devant la population, parce que j'ai remarqué que vous êtes devenu très ironique depuis qu'on a commencé la seconde partie de cette émission. 
- Toutes mes excuses, mais c'est un peu cela aussi le sens de cette émission : montrer qu'on peut finalement rire de tout, même de la défaite ; et inculquer aux Ivoiriens une approche moins dramatique de la chose politique.
- Soit, mais faites attention au choix de vos mots.
- D'accord, d'accord. Alors, qu'en est-il de vos projets de fédéralisme ? Vous ne craignez pas que de telles idées accentuent les replis tribaux pour un Etat comme la Côte d'Ivoire ?
- Non, pas du tout. Le fédéralisme permet plus de développement local. Prenez l'exemple de l'Union Européenne.
- Oui, c'est vrai que c'en est un exemple fort éloquent, commente le journaliste avec un fin sourire. Eh bien, merci monsieur le député pour votre participation et rendez-vous bientôt à l'hémicycle pour d'autres belles idées.
- C'est moi qui vous remercie.
- Nous interrogeons à présent la seconde dame en lice dernièrement pour briguer la magistrature suprême. Eh bien, chère madame, on va dire que cela n'a pas été une sinécure ?


Immobilité corporelle, fixité faciale, mutisme tonitruant...
- Madame Kouangoua, vous êtes avec nous ?
- Oui, oui, bien sûr. C'est juste que je n'ai pas très bien compris votre dernier mot là. C'est... C'est un peu complexe quoi.
- Je disais juste que le scrutin n'a pas été facile pour vous.
- Ah oui, rien n'est facile dans la vie. Surtout en politique, monsieur.
- Je ne vous le fais pas dire. Justement, si l'on se réfère à votre slogan "Gouverner autrement avec Claire pour y voir plus clair", l'on serait tenté de dire que vous n'y avez vu que du feu finalement.
- Non, on n'a jamais parlé de feu dans notre programme de gouvernement. C'est vrai que nos parents en campagne vivent les ravages des feux de brousse, mais la solution ne viendra pas du palais présidentiel.
- Oui, on a pu le noter. D'ailleurs, pour parler des solutions que vous comptiez proposer une fois au palais, force est de dire qu'il n'y en a pas une tonne finalement.
- Et la tonne de cacao, vous en faites quoi ? Nous étions prêts, une fois au pouvoir, à revaloriser le tonnage de nos productions en matière de cacao et même de café, d'anacarde et tout ça. On voit que vous n'avez pas bien lu notre programme.
- Oui, vous avez sûrement raison. J'ai un problème de lecture s'agissant de votre programme de gouvernement. Mais bon, puisque vous semblez avoir mis un accent particulier sur tout ce qui est agriculture, moi j'ai envie de vous dire ce qu'on dit couramment à tous ceux qui rencontrent des problèmes d'insertion en ville : retournez à la terre.
- Oui, oui, je passerai le bonjour à votre grand-mère.
- La régie, une autre plage, s'il vous plaît, avant de passer à nos trois déserteurs...



jeudi 29 octobre 2015

Conférence de presse post-électorale (1ère partie)


Les élections présidentielles tant attendues se sont déroulées dans le calme ce dimanche 25 octobre. Les résultats tant attendus sont tombés au cours de la nuit du mardi 27 au mercredi 28. Et le scénario tant attendu - le fameux "un coup K. O." - s'est réalisé en faveur du candidat sortant. Tout le monde s'accorde à dire que le pays vient de prendre un nouvel élan dans sa dynamique de reconstruction et de développement infrastructurel en vue de l'émergence annoncée pour 2020.
La salle est bondée de journalistes issus de toutes les presses nationales et internationales venues couvrir l’événement.
- Mesdames et messieurs, merci de nous suivre en direct du Golf Hôtel pour cette émission inédite, annonce le présentateur. Dans quelques instants, la parole sera donnée à chacun des candidats aux récentes élections présidentielles. L'enjeu de ce "jeu", si vous me permettez l'expression, c'est de recueillir ici les impressions des différents candidats suite aux résultats qui viennent d'être annoncés par la CEI. Ce "service après vente des élections", réalisé pour la première fois dans l'histoire journalistique de notre pays, a pour objet de montrer à la face du monde que juste après s'être empoignés durant la campagne électorale, il est possible de se donner l'accolade de la paix aujourd'hui. Le mode opératoire de notre séance consistera à recueillir les réactions des candidats selon l'ordre de mérite. Sans plus tarder, nous nous tournons donc vers le nouveau président de la République de Côte d'Ivoire qui, vous l'aurez remarqué, n'est pas si nouveau que cela en fait. Alors, monsieur Ouattara, vos réactions après cette très nette victoire.


- Merci, monsieur le journaliste. Eh bien, je puis vous traduire toute ma satisfaction après la proclamation des résultats. Il est vrai que nous avions prédit notre victoire dès le premier tour, mais il faut reconnaître que nous ne l'avions pas imaginée aussi écrasante. C'est à croire que nos adversaires ont battu campagne pour nous, lâche le président réélu avec son habituel fin sourire. (Éclats de rire dans le public, surtout au premier rang, chacun des proches du président voulant rire plus fort que les autres pour se faire remarquer en vue de la très prochaine distribution des rôles...)
- Justement, monsieur le président, vos militants expliquent votre score fleuve par l'adhésion de l'ensemble des ivoiriens à votre vision de la nouvelle Côte d'Ivoire. Pensez-vous que le tableau soit aussi simpliste ?
- Mais vous le dites si bien, monsieur le journaliste, les ivoiriens savent aujourd'hui que la Côte d'Ivoire émergente vient vers eux à grands pas. Et qu'il ne peuvent l'embrasser que s'ils marchent dans mes pas. Ce qui s'est passé ce dimanche dans les urnes n'en est donc que la pure traduction. Avec moi, c'est la naissance d'un ivoirien nouveau dans une Cote d'Ivoire nouvelle.
- Parlant de nouveauté, qu'entreprendrez-vous en termes de gouvernance sociopolitique ? Je dois rappeler que si tout le monde s'accorde sur vos performances économiques, les questions de justice et de réconciliation demeurent entières... Ah, excusez-moi, on me dit dans le casque que le temps de parole de notre premier intervenant est épuisé.
- Dommage, cher ami, vous auriez sans doute dû commencer par ce sujet, remarque le président avec un sourire qui semble pourtant traduire tout son soulagement de n'avoir pas eu à répondre à cette dernière question.
- O. K. Place maintenant à monsieur Affi. J'ai tout de suite envie de vous demander en langage ivoirien : "qu'est-ce qui n'a pas marché ?"


- Laissez-moi vous dire que tout a bien marché, mon ami. La preuve, nous sommes arrivés en deuxième position.
- Oui, mais avec un score tellement insignifiant que vous n'avez pas pu contraindre le président sortant à un second tour.
- Quel second tour ? Nous même on n'a jamais prévu de second tour...
- Ah bon ? Comment ca ?
- Mais qu'est-ce que vous croyez ? Alassane n'a pas le monopole du "un coup K. O." Nous aussi c'était dans nos plans.
- Quoi ? s'étonne le journaliste avec un fin sourire. Il semble que vous étiez loin du compte finalement...
- Qui vous a dit ça ? Sur 6 millions d'inscrits sur la liste électorale, seulement 3 millions ont voté. A votre avis, de quel bord était l'autre moitié d'abstentionnistes ?
- Euh... Je sais pas, moi.
- Ce sont des gens de notre camp, bien évidemment. Mais nous leur avons donné la consigne de rester à la maison pour éviter de nous faire gagner dès le premier tour. En fait, à la dernière minute, on a eu pitié d'Alassane. Il parle tellement de son affaire d'émergence qu'on n'a pas voulu lui gâcher son plaisir. Mais dès qu'il finit ses ponts là en 2020, vous entendrez à nouveau parler de nous. En plus, ça nous donne l'occasion de préparer le retour de notre président.
- Justement, certains observateurs expliquent votre déroute par un problème de choix de personne. Ils affirment que vous n'êtes pas un "animal politique" de la trempe de l'ex-chef d'Etat. Les gens ont donc préféré l'attendre plutôt que de vous donner l'occasion de vous approcher du fauteuil.
- Allez donc dire à ces gens qu'ils ont raté leur formation. Qu'ils aillent apprendre à nouveau à observer la scène politique. Moi, je suis écouté à tous les échelons de notre machine politique. C'est juste un calcul politique qu'on a fait.
- Je n'en doute pas, figurez-vous. Et j'en profite pour vous remercier de votre participation à ce temps d'antenne.
- Je me tourne à présent vers monsieur Kouadio Konan Bertin, dit KKB. Alors, monsieur KKB, sans aucun parti pris, je dois avouer que vous m'avez vraiment bluffé. Réalisez-vous que vous, un candidat indépendant, êtes aujourd'hui la troisième force politique en Côte d'Ivoire ?


- C'est vous seul que cela étonne, répond l'ex-disciple de Bédié après s'être raclé la gorge. Sinon, nous, nous savons quel travail de mobilisation nous avons abattu sur le terrain.
- Mais que répondez-vous à ceux qui estiment que vous n'avez fait que vous retrouver dans une situation favorable ?
- C'est-à-dire ?
- Je vous explique : ils prétendent que vous n'avez été soutenus que par ceux qui en veulent à Bédié pour ne pas avoir voulu présenter un candidat au nom du PDCI RDA. En plus, vous auriez récolté des voix de gens qui étaient censés soutenir Banny avant la défection de celui-ci.
- Cela n'engage que vous, monsieur. Moi, j'ai émis des idées qui ont séduit. Bédié et Banny font ce qu'ils veulent, c'est leur problème.
- Parlant des idées, laquelle pensez-vous avoir particulièrement séduit les électeurs ?
- L'attiéké, évidemment. Vous n'en mangez pas, vous ?
- Euh... Il me semble bien qu'il ne s'agit pas ici de mes préférences culinaires...
- Ah si, justement. Moi j'ai su toucher le véritable problème des ivoiriens : le ventre. Tout ce qu'on fait actuellement comme constructions dans le pays est bien beau, mais on n'a jamais servi de gravier et de ciment au petit déjeuner. Par contre, le bon garba au thon chaud est toujours au rendez-vous.
- Attendez soyons sérieux une seconde, monsieur KKB.
- C'est vous qui jouez actuellement. Allez demander à l'ivoirien lambda le poids économique de l'attiéké et vous entendrez sa réponse. Même les ivoiriens de la diaspora rêvent toutes les nuits d'attiéké à l'huile rouge.
- Attendez, vous ne comptez tout de même pas bâtir votre stratégie économique pour les futures échéances électorales sur une histoire d'attiéké là !
- O. K., écoutez-moi bien. Si un jour, je vous surprends au garbadrome, je vous filme avec mon portable et je balance tout sur Facebook. Je prends les ivoiriens à témoin...
- La régie, s'il vous plaît, une plage musicale avant de passer aux candidats de moins de 1%...

jeudi 24 septembre 2015

La Tabaski vue par les moutons

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Dialogue entre deux moutons à la veille de la Tabaski...
- Eh Allah ! Si seulement demain pouvait ne pas arriver...!
- Hum, faut rêver seulement. Depuis l'instant où on t'a attaché à ce poteau, tu devais t'attendre à être sacrifié le jour de leur fameuse fête là. Moi, je suis plutôt pressé que le jour se lève pour qu'on en finisse.
- J'admire vraiment ta bravoure. Mais moi, je ne suis pas encore prêt pour mourir. Pourquoi si jeune, snifff !?
- Tu crois que les hommes ont consulté ton extrait d'acte de naissance avant de te programmer ? Laisse-moi donc rire. Même s'ils avaient eu ton petit frère, ce serait pareil. A plus forte raison toi qui as déjà commencé à chercher femme.
- A ce propos, j'ai même pas eu le temps de dire au revoir à ma chérie coco. Si je savais j'allais faire mon dernier coup en même temps la dernière fois qu'on s'est vus.
- Toi tu es vraiment bête comme mouton quoi ! On te parle de machette qui attend ton cou, et toi c'est à position de saute-mouton tu penses. Vraiment...
- Faut pas m'insulter ici hein. Toi au moins, tu as eu le temps de préparer ta succession. Moi je vais mourir sans héritier.
- Ah, tu as vu non ? Vous les petits frères, quand on vous dit de préparer l'avenir là, vous passez votre temps à utiliser des contraceptifs. Tu as vu maintenant non ?
Le plus jeune sanglote encore un moment.
- Je viens d'avoir une idée. Mais est-ce que ça là même c'est possible ?
- Raconte !
- En fait, comme ils ne mangent que la viande halal, je me dis qu'il est préférable que je me suicide. Comme ça au moins, ils ne vont pas me braiser...
- Je pensais que tu avais quelque chose d'intéressant à dire, or tu es toujours dans tes bêtises là. Qu'on te fasse frire ou que tu te suicides, mort c'est pas mort ?
- Oui, mais c'est mieux de ne pas se faire bouffer. Je préfère être enterré.
- Ou plutôt jeté dans le premier égout. Et puis, avec quoi tu comptes te suicider alors même que tu es attaché ici ?
- Je pense à trouver un poison.
- Ah, tu en vois qui traîne par ici ?
- La peinture qui est sur ce mur par exemple.
- Je vois que tu n'as vraiment rien compris au cours de physique-chimie du maître Boigny. Qui t'a dit que la peinture est un poison ?
- Juste pour tenter voir.
- Ecoute, rends-toi plutôt utile. J'ai le dos qui me démange actuellement. Pardon, faut passer derrière moi tu vas gratter un peu.
Le jeune mouton s'exécute. Et tout à coup, il a un éclair.
- Grand frère, je crois que je viens de trouver l'idée qui va vraiment nous sauver !
- Pardon hein, je suis fatigué d'écouter tes âneries.
Le petit fait à peine attention à l'humiliante comparaison avec l'âne, plutôt lancé dans sa dynamique salvatrice.
- Ecoute-moi, je t'assure que tu vas pas regretter.
- Ouais, cause toujours. 
- Voilà, vu ma position actuelle, je me dis que les hommes seraient tellement choqués s'ils nous trouvaient en train de nous accoupler qu'ils nous relâcheraient sans hésiter.
Le plus âgé marque son admiration par un bêlement des plus saccadés.
- Pas mal, ton idée ! T'es pas si bête que ça finalement. Oui, déjà qu'ils condamnent l'homosexualité entre humains, c'est pas en nous voyant faire ça qu'ils auraient envie de nous manger... Mais entendons-nous bien, c'est juste parce qu'il s'agit d'une question de vie ou de mort hein, sinon moi aussi je suis homophobe.
- Et moi donc ! Tu penses que ton popotin bizarre là m'attire vraiment ? D'ailleurs, je te cède la place du mâle dans cette affaire. 
- Est-ce que tu as le choix ?
- C'est juste parce que je n'ai pas envie de sentir ta bourse pendouiller.
- O. K. On commence dès le lever du jour. Essaie de ne pas trop dormir.
- Sinon, tu sais comment me réveiller, non ?
Et, ragaillardis, ils attendent patiemment le chant du coq pour infliger à leurs tortionnaires le choc de leur vie...


dimanche 31 mai 2015

Acrostiche pour maman


En ce jour symbolique, reçois, maman, en même temps que toutes les mères du monde, ces vers à travers lesquels je loue ta présence, ton affection, ta bienveillance, ta patience, ta bravoure... bref, toutes ces qualités que tu as.

Belle tu l'es et tu le demeures depuis la première seconde
Où mes yeux se sont ouverts sur la lumière du monde.
Nombreuses sont les qualités émanant de tes faits et gestes.
Naturel est cet éternel sourire par lequel tu manifestes
Entièrement l'amour que tu me portes depuis ma naissance.

Faut-il en retour que je te prive de ma reconnaissance ?
Evidemment que non, sinon quel sens aurait donc ma vie ?
Tu m'as fait découvrir tant de belles choses dans cette vie ! 
Et seule la grâce illimitée du ciel saura t'en remercier.

Maman, tu es la douce main de Dieu, j'en suis persuadé.
Ange bienveillant depuis la magie du cordon ombilical
Maman, tu me fais vivre chaque jour une joie intégrale.
Avec toi je me suis toujours senti comme au firmament.
Naturellement, je te dis merci du fond du cœur. Ardemment..!

Signé ton fils le plus romantique

vendredi 23 janvier 2015

Les (vraies) définitions des noms d'ethnies en CI


Voici ce qui fait la richesse et la beauté des peuples formant cette belle nation ivoirienne. Définitions authentiques des noms d'ethnies par grands groupes (Evidemment, tous les sous-groupes ethniques ne figurent pas ici). 

* GROUPE AKAN
-ABBEY : Association des Buveurs de Bière Et Youki (tonic)
-ABIDJI : Amicale des Broussards Infiltrés Dans la Jeunesse Ivoirienne
-ABOURE : Assemblée des Buveurs Oisifs Unis pour le Renouveau Éburnéen
-ABRON : Alliance des Balayeurs du Royaume et Ouvriers Nocturnes
-ADJOUKROU : Aérodrome DJets Occultes Utilisateurs de Kérosène Recyclé Ou d'Urine
-AGNI : Association des Gourmands Non Invités
-AHIZI : Amicale des Homos Intrigués par le Zèle des Ivoiriens
-ALLADJAN : ALLiance Africaine Des Jaloux Animés Nuitamment
-ATTIE : Association des Traqueurs et Tueurs Impitoyables d'Escargots
-AVIKAM : Amicale des Voleurs d'Ignames au Km2 Avec Manioc
-BAOULE : Bonne Arrivée Ô Unique Lanterne Éclairée
-EBRIE : Équipe de Broussards Revenus s'Installer en Éburnie
-NZIMA : Notre Zoblazo a été Inventé par Meiway et non Autrui

* GROUPE KROU
-BETE : Broussard Éduqué par les Touristes Européens 
-DIDA : Dragueur Initié Déguisé en Amateur
-GUERE : Gourmands, Unis, Excités et Rassasiés d’Étrangers 
-WOBE : Walaye, On Bouffe Étrangers

* GROUPE MANDE NORD
-KOYAKA : Kamikaze Originaire du Yémen Amateur de Kolas Avariées
-MALINKE : Migrant Ayant Lutté Inlassablement sur de Nombreux Kilomètres sans s'Épuiser
-MAHOUKA : Mutuelle d'Assistance des HOuleux Utilisateurs de Koutoukou Acidulé

* GROUPE MANDE SUD
-GOURO : Garçon de l'Ouest Utilisateur de Racines "Overdosées"
-YACOUBA : Y A Criquet OU Batracien dans l'Assiette

* GROUPE VOLTAÏQUE
-DJIMINI : Délégation de Jeunes Impolis Mangeurs d'Ignames et Non Initiés
-KOULANGO : Karatéka Obligé d'Utiliser la Lutte Ancestrale pour Neutraliser les Grillons et Oiseaux
-LOBI : Ligue Officielle des Brasseurs Ivrognes
-SENOUFO : Syndicat des Envoyés Nocturnes Occupant l'Univers Fétichiste d'Outre-tombe
-TAGOUANA : Tradi-praticien Amateur de Gris-gris Ôtés à Un Arbre Naturellement Abstrait

* Bon, c'est vrai que ceux-là ne sont pas d'ici, mais je ne pouvais pas m'empêcher d'en parler :
-IBO : Imbéciles de Brouteurs Occultes

Source du regroupement des ethnies : http://lecointe.catherine.free.fr/articles/ethnies.html




dimanche 30 novembre 2014

Une autre affaire de plastique...

Cette fois, c'est officiel ! Le décret portant interdiction de la production, de l'importation, de la commercialisation, de la détention et de l'utilisation des sachets plastiques est entré dans sa phase d'application. Fabricants et utilisateurs n'ont plus d'excuse, car le temps leur a été donné de se débarrasser de toute trace de plastique. Déjà même, des arrestations de contrevenants se comptent par dizaines. Pour ceux qui croyaient encore qu'il ne s'agissait que d'un jeu...

Comme à ses habitudes, monsieur Lambda descend du boulot entre 20 et 21 heures. Il fait partie des "surveillants du Plateau", comme le grand public aime à désigner les derniers travailleurs du centre des affaires.
Pour raison de voie en réfection, son taxi le descend à la station Pétro Ivoire, à quelques centaines de mètres de chez lui. Après avoir réglé la course, il se remet dans le rôle de piéton. Se dépêchant d'arriver à la maison pour au moins suivre les résumés des matchs de la soirée dans Le Mag UEFA.
Mais, alors qu'il atteint le dernier carrefour avant chez lui, il est interpellé par un coup de sifflet.
- Oui, c'est bien de vous qu'il s'agit, dit le policier comme monsieur Lambda cherche autour de lui le destinataire de l'injonction.
- Moi ? ... O. K., répond-il en s'arrêtant, intrigué.
En quelques foulées, le policier arrive à sa hauteur.
- Qu'est-ce que vous faites avec ça ? demande-t-il, le regard braqué sur le sachet que l'homme en costume tient en main.
- Ah ! ça ? dit-il en forçant un petit sourire. C'est des... Enfin, ça contient des...
- Je ne parle pas du contenu. Mais du contenant, interrompt l'homme en uniforme.
"Vraiment calé en français, ce type", songe Lambda. S'il comprend bien, le policier parle du sachet. Shit ! Il sentait bien que ce petit cordonnier du bas de la tour B lui attirerait des ennuis en mettant ses chaussures dans un sachet, bleu de surcroît. Mais il se regarde et se dit que ce serait vraiment con de se faire arrêter pour ce petit sachet qu'il avait espéré dissimuler aux regards en profitant de la nuit. En plus, des passants ont commencé à s'intéresser à la scène, et Lambda songe au ridicule de se faire embarquer dans le beau costume qu'il porte. Mais c'est alors que lui vient cette inspiration complètement surréaliste.
- Vous parlez du sachet ?
- Exactement. C'est interdit. Vous êtes au courant ?
- Et qui de mieux placé que moi pour le savoir, hein ? dit-il en toisant le flic du regard. Je suis biochimiste au ministère de l'Environnement. Et j'emporte avec moi cet échantillon en raison d'une coupure d'électricité survenue au labo pendant que j'évaluais son taux de biodégradabilité..
- Ah ! répond simplement le policier. Et j'imagine que là vous allez achever l'analyse chez vous à la maison.
- Non, bien sûr que non. En fait, j'ai emporté le sachet pour éviter que mes collègues y touchent avant mon arrivée demain matin au labo. C'est jamais bon de manipuler un échantillon en traitement.
- O. K. Allez-y alors. Et pardon pour le dérangement.
Monsieur Lambda n'en croit pas ses oreilles. Son baratin a donc marché ? Non, ce flic lui paraît bien trop malin pour tomber dans le panneau aussi facilement. Sans doute, est-il en train de le tourner en bourrique. Mais en même temps, il se dit qu'il a peut-être trop surestimé le degré de rationalité de l'agent qui aurait pu lui demander par exemple sa carte professionnelle.
Sans tergiverser plus longtemps, il se dépêche donc de reprendre son chemin, le pas plus leste.
- S'il vous plaît, entend-il soudain derrière lui alors qu'il n'a même pas fait dix mètres.
Il s'arrête net, constatant qu'il s'agit du même policier qui l'a interpellé. Et là, il se dit qu'il est cuit... L'agent le rattrape tandis qu'il songe que sa sanction sera plus lourde parce qu'il a tenté de le berner.
- Rendez-moi un service. Lorsque vous arriverez demain à votre labo, analysez ce machin pour moi, dit l'homme en lui tendant un objet qu'il vient de sortir de la poche de son uniforme.
S'en saisissant, Lambda découvre avec surprise qu'il s'agit d'un paquet de préservatifs.
- Il paraît que plus c'est bon marché, moins c'est fiable, explique l'agent.
Le "biochimiste" n’esquisse qu'un sourire de soulagement avant de disparaître dans l'obscurité, songeant qu'avoir de l'imagination ça sauve parfois...

samedi 13 septembre 2014

Cameroun vs Côte d'Ivoire : la correctionnelle...


Mercredi 10 septembre...
Nous sommes à la veille du fameux 11 septembre de Ben Laden. Et une autre catastrophe vient de se produire, cette fois au stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé. Non, rassurez-vous, ce ne sont pas des terroristes qui viennent de faire sauter le stade. (En Afrique, on n'a pas besoin d'eux pour dégrader nos infrastructures...) C'est plutôt l'équipe nationale de football du Cameroun qui, démontrant une fois de plus la vanité du classement FIFA, vient d'infliger une mémorable correction à son homologue de la Côte d'Ivoire. Oui, même si l'on ne vend plus bien cher la peau de l'éléphant d'Afrique depuis qu'un certain DD a tiré sa révérence, nul n'aurait pu prédire que notre pachyderme prendrait quatre marques aussi profondes des crocs de la meute de lions.
Bon, pour comprendre sportivement les raisons de cette débâcle, je vous invite à vous référer à cette analyse de la prestation de chacun des joueurs de la Côte d'Ivoire au cours de ce match.

- Barry Copa n’a pas eu le compas dans l’œil 
- Arthur Boka était sous l’effet de la Bock 
-  Lamine Koné a été laminé par les attaquants adverses 
- Bamba Souleymane était souley comme d’habitube 
-  Serges Aurier était perdu comme une feuille de laurier dans du riz gras 
- Yaya Touré était trop entouré 
- Cheick Tioté pensait plutôt à son chèque 
- Max Gradel se croyait plus à un festival de masques 
- Akpa Akpro (Bon, avec un nom comme ça là, comment ton jeu va pas être bizarre ? En plus, on peut même pas faire jeu de mots ?) 
- Gervinho a un peu trop forcé sur le vigno (Mais il va faire comment, c’est son carburant oh !)
1    - Bony Wilfried n’a pas pu bonifier une seule occasion
1    - Doumbia Seydou a vu que c’est pas toujours c’est doux
1    - Brice Dja djédjé aurait dû faire la musique comme Ernesto Djédjé
1    - Roger Assalé n’a rien pu faire pour empêcher que la note soit très salée.

      Voilà donc qui explique pourquoi les éléphants ont perdu leurs ivoires. La crainte c'est que désormais les lions, les panthères, les aigles, et même les écureuils, varans, vers de terre ou encore escargots fassent de ces éléphants édentés ce qu'ils veulent...