dimanche 31 mai 2015

Ecran de fumée...


Abus dangereux pour la santé…
Ah, ah, ah ! Je me marre. Mais dans ce cas, pourquoi donc continuez-vous de produire et de commercialiser ce danger pour la santé ? En réalité, vous avez déjà fait votre choix : sacrifier la santé, donc la vie humaine, au profit – au profit du profit, serais-je tenté de dire. Oui, vous préférez vous en mettre plein les poches tout en continuant de semer le mal autour de vous. C’est vrai que d’un certain point de vue, des paquets de billets contre des vies humaines qui se meurent, le choix est vite fait. Mais cela, c’est quand on a tellement peu de conscience qu’on est capable de dormir sur ses deux oreilles quand bien même on se sait à la base d’une hécatombe.
Et vous autres, cette fumée meurtrière vous est-elle autant indispensable ? Moi, j’ai essayé de comprendre ce qui vous arrive. Mais une question demeure : pourquoi prenez-vous autant de risques et gaspillez-vous autant de sous pour héberger en vous cette fameuse fumée seulement pour quelques secondes ? Bon, certains me diront que le plus important, ce n’est pas la fumée, mais plutôt l’effet psychologique qu’elle produit. Oui, je me souviens de quelqu’un qui me disait : « Ecoute, je prends quelques taffes de temps à autre pour oublier un peu mes soucis. » Mais elle est où, la logique ? S’intoxiquer pour oublier momentanément ses soucis… Je vous laisse faire votre propre analyse là-dessus.
Pour comprendre donc comment tourne cette machine, il y a d’un côté les producteurs qui se font – financièrement – la malle et qui, chose curieuse, paraissent compter parmi les personnes les plus intouchables au monde – et de l’autre côté le grand lot des consommateurs qui, manifestement, ont choisi de faire de leurs vies une course de fond vers les soucis pulmonaires. (A noter que les premiers peuvent se retrouver simultanément dans le second groupe et vice versa.)

Moi, j’ai envie de dire une seule chose à tout ce beau monde : réveillez-vous avant de découvrir derrière cet écran de fumée, l’horreur…

Acrostiche pour maman


En ce jour symbolique, reçois, maman, en même temps que toutes les mères du monde, ces vers à travers lesquels je loue ta présence, ton affection, ta bienveillance, ta patience, ta bravoure... bref, toutes ces qualités que tu as.

Belle tu l'es et tu le demeures depuis la première seconde
Où mes yeux se sont ouverts sur la lumière du monde.
Nombreuses sont les qualités émanant de tes faits et gestes.
Naturel est cet éternel sourire par lequel tu manifestes
Entièrement l'amour que tu me portes depuis ma naissance.

Faut-il en retour que je te prive de ma reconnaissance ?
Evidemment que non, sinon quel sens aurait donc ma vie ?
Tu m'as fait découvrir tant de belles choses dans cette vie ! 
Et seule la grâce illimitée du ciel saura t'en remercier.

Maman, tu es la douce main de Dieu, j'en suis persuadé.
Ange bienveillant depuis la magie du cordon ombilical
Maman, tu me fais vivre chaque jour une joie intégrale.
Avec toi je me suis toujours senti comme au firmament.
Naturellement, je te dis merci du fond du cœur. Ardemment..!

Signé ton fils le plus romantique

lundi 6 avril 2015

Je suis kenyan... et tout le reste


Il y a quelque mois, je clamais "Je suis Charlie". Aujourd'hui, l'horreur m'est encore plus proche. Kenya, université de Garissa... Au moins 148 morts dont 142 étudiants, chrétiens en majorité. Des innocents massacrés seulement parce qu'ils ont choisi d'adorer Dieu différemment. Leurs bourreaux, les mêmes fanatiques qui sèment la mort partout dans le monde sous prétexte d'y instaurer un nouvel ordre religieux. Mais je l'ai dit dans un précédent article  : "Je n'ai jamais lu le Coran, mais je doute fort qu'il soit un manifeste pour appeler au crime gratuit." Aucune écriture Sainte n'incite d'ailleurs au crime. Quant à l'argument du crime religieux, il est inopérant car les religions sont déjà trop multiples pour espérer que l'humanité n'en pratique qu'une seule. Et puis, bien que l'idéal soit que tous les hommes croient en Dieu, suivre le Créateur me paraît être plus un  acte de foi - donc volontaire - que quelque chose qui s'impose au prix du sang.
Il est clair que tous ces actes de barbarie gratuite ne rendent personne optimiste quant à la marche de l'humanité. Les hommes sont majoritairement hypocrites, se jalousent, se détestent, s’entre-tuent... Et c'est d'autant plus dommage dans le contexte africain que le continent a déjà pas mal de siècles de retard sur l'évolution de ce monde. Vivement donc que les chefs d'Etat et autres forces vives du continent noir montrent plus d'ardeur à s'unir contre cette terreur ambiante plutôt que d'aller s'éponger le visage d'émotion sous d'autres cieux.
Par ailleurs, j'ai titré "... et tout le reste" pour ne pas avoir à faire un article chaque fois que ces gens feront parler d'eux. Oui, je le sens, il y aura malheureusement d'autres actes de ce genre près de nous ou sur d'autres terres. Il reste seulement à espérer que Dieu lui-même remette assez rapidement à l'endroit les cervelles de ces déréglés.
Pour finir, je prie pour que, en cette période pascale, les âmes de toutes ces victimes du Kenya et de partout ailleurs connaissent également la résurrection, cette étape qui les conduira vers la vie éternelle...!



jeudi 2 avril 2015

Ma première émission télé

Bon, situons bien les choses dans leur contexte, je ne suis pas tout à fait nouveau sur les plateaux de la télévision nationale. Déjà en 2004, à l'occasion de la sortie de Tournons la Page (collectif), j'étais bien visible sur le plateau de "Pleine page" en compagnie des autres auteurs. Mais avec Les Méandres de l'Amour - Tome 1, c'est vraiment la première fois que je suis l'unique invité à une émission. Et croyez-moi, ça vous fait vous sentir... important !


dimanche 8 mars 2015

Hymne à la beauté féminine

En cette journée internationale de la femme, j’ai choisi d’offrir à toutes les femmes du monde ce que je sais faire le mieux : des mots, des phrases, des paragraphes, des chapitres… pour leur dire combien elles sont belles.

 
Elle paraissait vraiment irréelle, à la voir de plus près. Ses yeux argentés étaient à équidistance d’un nez fin en dessous duquel se dessinait une bouche comme on n’en trouve que dans les telenovelas. Tous ces organes étaient repartis sur un ovale délicat couronné de cheveux longs et impeccablement peignés. Son teint à la coloration café n’avait manifestement subi la moindre érosion depuis sa naissance, et sa robe épousait parfaitement sa silhouette aussi gracieuse que celle d’un top model. Elle aurait vraiment été parfaite pour faire la une d’un magazine people. (…) Ses longs cheveux grossièrement rassemblés en une espèce de chignon la rendaient beaucoup plus sensuelle. La petite serviette rose qu’elle avait, en plus, ceinte sur la poitrine et s’arrêtant à mi-cuisse dévoilait des jambes qu’on devinait aussi lisses que de l’argile verte mouillée. (Extraits de « Amour interdit », in Les Méandres de l’Amour, Tome 1, Les Editions du Net, Paris, 2014)

Même marqués par une sorte de lassitude, ses traits révélaient toute leur finesse. Ainsi que ses yeux, leur éclat. Ses lèvres qu’elle avait entrouvertes dans l’élan de la réflexion présentaient des dents d’un blanc insoupçonné de bien de générations d’artistes peintres. (…) Le maillot deux pièces en fausse peau de panthère lui paraissait une première couche épidermique, tellement il épousait le clair-obscur de son teint. Sa silhouette était d’une agréable finesse avec des crêtes iliaques légèrement saillantes soutenues par des cuisses oblongues et des jambes fuselées en dessous d’un ventre plat et surtout une poitrine déformant convenablement la pièce supérieure du maillot. (…) Le pantalon de lastex noir semblait avoir été directement cousu sur elle, tellement il lui faisait ressortir les formes. Plus haut, un body crème faisait tout sauf dissimuler une poitrine épargnée pour l’occasion du moindre soupçon de soutien-gorge. Son visage ravissant était imprégné d’une sensualité quelque peu bestiale, surtout avec sa bouche qui, pour cette soirée spéciale, semblait n’avoir été conçue que pour embrasser. Quant à ses longs cheveux, elle les avait rassemblés en une coiffe qui l’aurait mise au top pour un défilé de carnaval. Elle dégageait, pour tout dire, une radioactivité sensuelle à reconvertir le pédéraste le plus dévoué. (Extraits de « Le répétiteur tant aimé », in Les Méandres de l’Amour, Tome 1, Les Editions du Net, Paris, 2014)

Une jeune fille se tenait sur le perron. Son visage était d’une beauté toute particulière avec surtout une bouche dont elle devait sans doute l’épaisseur à des liens familiaux lointains avec Angelina Jolie. Ses cheveux bouclés comme ceux d’une altesse sérénissime du XVIIème siècle britannique ajoutaient, eux, une touche royale à son charme. Et son tricot au col assez profond présentait les premières courbes d’une paire de seins mûrs tandis que son pantalon, à l’étroit, lui moulait les cuisses fuselées. Le genre de fille sur qui on ne peut se lasser de promener le regard… (…) En pantalon de cuir noir avec un tee-shirt dont le col seul rappelait qu’il était blanc, dégoulinante de sueur, échevelée, démaquillée, le regard comme effaré… elle était tout simplement sauvage. Mais en même temps si attirante… (Extraits de « Amours jumelles », in Les Méandres de l’Amour, Tome 1, Les Editions du Net, Paris, 2014)

Larissa, avec le pas lent et assuré d’une impératrice venait de faire son apparition dans la grande salle, aussitôt couvée de mille et un regards. Entre son visage dont la finesse des traits témoignait de l’intarissable inspiration du Créateur, ses formes qui bien que pas très généreuses gardaient leurs distances avec la sveltesse et surtout sa poitrine sur laquelle la main la plus innocente même aurait eu envie de s’attarder, (…) renoncer à elle aurait été aussi téméraire que faire la grève de la faim devant une pizzeria. (Extraits de « Amours croisées », in Les Méandres de l’Amour, Tome 1, Les Editions du Net, Paris, 2014)
 
Elle était incontestablement la plus belle de la salle avec la fleur couleur framboise dans ses cheveux bouclés. Son visage d’une faramineuse finesse hébergeait des yeux de lynx, un nez aux confins de la droiture et une bouche comme dessinée par Picasso lui-même. Le tout était rehaussé par un maquillage léger et agencé sur l’ovale avec une précision fantasmagorique. Elle était tout simplement belle comme les sud-américaines savent si souvent l’être. (…) Avec sa poitrine pleine, ses hanches délicatement arrondies et ses cuisses fuselées, elle était appétissante. (…) Ondulant entre les tables, elle arrivait, plus ravissante que deux jours auparavant. La mini-robe cachait à peine les deux premiers tiers de ses cuisses, offrant aux regards deux belles jambes bronzées. Sa poitrine était rendue encore plus agressive par les pointes de ses seins bien mises en évidence par la flagrante absence de soutien-gorge sous la robe. De quoi désarmer le plus coriace des miliciens. Elle faisait taire toutes les conversations sur son passage et son dos nu narguait fièrement ceux qui se retournaient stoïquement pour la contempler. (Extraits de « Le collectionneur (d’amours) », in Les Méandres de l’Amour, Tome 2, Les Editions du Net, Paris, 2015)

Des cheveux noirs très abondants. Des yeux grands et clairs qui semblaient s’agrandir davantage. Puis de fines lèvres qui frémissaient, qui bougeaient et qui semblaient prononcer quelque chose (…) Cette dernière avait des yeux dont l’éclat stellaire animait un beau visage aux traits réguliers. Ses cheveux noirs et coupés très court sur la nuque lui donnaient un air juvénile contrastant avec les rondeurs d’un corps ferme et une poitrine rebondie. (…) Ses cheveux qu’elle avait laissés au vent, bien que coupés court, vibraient sur sa tête. Ce qui, allié à la gaieté de son visage, lui donnait plus que jamais un air de gamine, mais toujours en contraste parfait avec le reste de son corps rappelant, lui, celui d’une femme accomplie. (…) elle avait complètement déboutonné sa chemise, mettant en exergue la nudité d’un ventre plat et des seins parcimonieusement dissimulés par un soutien-gorge des plus généreux. (Extraits de « Amour sauvage », in Les Méandres de l’Amour, Tome 2, Les Editions du Net, Paris, 2015)
D’où sortait-elle, celle-là, avec ce charme saturnien ? Les cheveux au vent, le regard désarmant, le sourire angélique, les dents d’un blanc scintillant, la forme élancée à peine protégée par le fameux tee-shirt des serveuses du bar supra un jeans qui, dans un passé lointain, avait dû passer le premier tiers de ses cuisses… elle sortait vraiment de l’ordinaire. (…) Sonia était vraiment ravissante. Non seulement elle avait un sourire hallucinant de beauté, mais ce qui troublait le plus chez elle c’était le sex-appeal qui se dégageait de sa plastique apparaissant pour le coup dans toute sa générosité sous la petite robe couleur arc-en-ciel. (Extraits de « Love is money », in Les Méandres de l’Amour, Tome 2, Les Editions du Net, Paris, 2015)
 
La beauté (…), elle en est indubitablement l’incarnation ce soir. (…) Ses cheveux plissés en cascade couronnent son beau, son doux visage empreint d’une joie indescriptible tandis que ses sourcils délicatement rangés accentuent l’éclat de ses yeux couleur de miel. (…) Elle est splendide dans sa robe de toile d’une blancheur marmoréenne. Elle (…) sourit tendrement. (…) C’est l’un de ces sourires qui restaurent la vue à l’aveugle. (Le temps qu’il l’admire bien entendu.) Dieu, qu’elle est belle ! (…) elle est sublime. Le bikini semble avoir été coulé sur elle. Son corps est doré au soleil et son sourire, toute une féerie. (Extraits de « Au tréfonds de l’amour », in Les Méandres de l’Amour, Tome 3  – Á paraître)
(…) une fille s’était levée depuis les rangées de l’arrière-salle, avait parcouru l’allée avant de gravir les marches du podium. Comme elle approchait, la lumière d’un projecteur l’avait éclairée (…) Le léger maquillage donnait à son visage un charme tout particulier. La longue robe noire lui allait comme un gant, faisant ressortir de quoi causer une épidémie de torticolis sur son passage. Sa poitrine, tendant le tissu à le perforer, surplombait un bassin légèrement cambré tandis que plus bas, la fente de la robe découvrait une jambe dont une représentation grandeur nature aurait assurément fait l’objet d’un cambriolage au musée des arts et civilisations. (Extraits de « Le dernier sursaut d’amour », in Les Méandres de l’Amour, Tome 3  – Á paraître)
 
Avec sa chevelure abondante et soyeuse, sa mine dont le caractère angélique était fréquemment démenti par un sourire carnassier, la petite robe de soirée lamée d’argent offrant au balconnet du décolleté une poitrine qui aurait attiré même la main d’un manchot, ses longues jambes fuselées... elle incarnait tout simplement la tentation. (…) Sa traversée du restaurant avait fait exécuter un véritable ballet à tout le monde ; personne – hommes comme femmes – n’ayant pu résister à l’envie de se retourner sur son passage. Son compagnon, lui, ne pouvait dissimuler le bonheur de se trouver aux côtés d’une créature aussi magnifique. (…) Le bikini semblait avoir été peint sur elle, tellement il était serré. La poitrine déformant convenablement la pièce supérieure du maillot, le ventre plat strictement nu et le pubis pointant légèrement à travers le mince slip, elle réapparut. (Extraits de « Entretien de débauche », in Vicissitudes, Harmattan, Paris, 2015)

Toujours présentable, les cheveux impeccablement peignés, les vêtements conjuguant propreté et style… Et, pour couronner le tout, un visage dont l’étonnante beauté témoignait de la dextérité du Créateur. (…) Avec sa mine dont le charme était rehaussé par un léger sourire, la robe de soirée à l’avant décoré de fines paillettes et dont le décolleté assez profond laissait entrevoir une poitrine attrayante et palpitante… elle incarnait tout simplement le rêve impossible. (Extrait de « La balade de clerc », in Vicissitudes, Tome 2 – Á paraître)
 

PS : Il est vrai que je ne sers là que la description de la beauté féminine dans sa plus jeune expression. Mais, entendons-nous bien, la beauté de la femme n’a pas d’âge et, comme le montrent les images, pas de frontières non plus…

mardi 3 mars 2015

Bocaux arables


Ils soutiennent que "l'éducation occidentale est un péché". Raison pour laquelle ils détruisent, avec un acharnement exacerbé, toutes ces choses qui rappellent l'Occident : écoles, églises, supermarchés, etc. Vieillards, estropiés, femmes, enfants... Ils n'épargnent personne. Il suffit qu'ils vous jugent appartenir de par vos convictions ou habitudes au camp occidental. Pourtant, ils utilisent les véhicules de l'Occident pour se déplacer. Ils utilisent les armes de l'Occident pour semer la mort et la désolation. Ils placent leurs sales tronches face aux caméras fabriquées par l'Occident pour passer leurs messages incendiaires. Ils portent même avec une inélégance ostensible des tenues qu'ils n'ont pas fabriquées eux-mêmes. En clair, c'est ce qui s'appelle manquer de logique ou encore être en contradiction avec soi-même. Mais ils sont beaucoup trop incultes pour s'en rendre compte...
Je le précise tout de suite, je ne suis pas franchement l'un des meilleurs amis de l'Occident parce que pour moi, dans l'histoire de l'Humanité, Occident rime bien trop souvent avec Accident. Seulement, moi je mets en avant la valeur de la vie humaine. Oui, quelle qu'en soit la couleur, la vie humaine est sacrée et doit rester telle. Pourquoi donc au nom d'un fondamentalisme doublé d'un fanatisme religieux, des individus se permettent-ils de débarrasser la terre de toutes ces vies qu'eux seuls estiment n'y avoir pas place ? J'espère vraiment être là quand ils en répondront devant le Créateur, unique décideur de la destinée humaine. Heureusement, rien de ce qu'ils pensent et font n'est écrit dans aucun Livre Saint...
Je suis tellement dégoûté que je préfère m'arrêter là...

lundi 9 février 2015

Les éléphants, rois d'Afrique !!!


Les éléphants ont tout - ou presque tout - écrasé sur leur passage en cette année bénie de 2015. Opposés à des cousins éléphants dès le premier match de cette compétition de la jungle, les pachydermes de Côte d'Ivoire n'ont pas voulu créer de conflit familial. En plus, les cousins guinéens étaient déjà trop fragilisés par l'épidémie d’Ebola sur leurs terres. C'est ainsi que les deux groupes d'éléphants ont finalement coupé la poire en deux. Quatre jours plus tard, c'est une colonie d'aigles qui viennent défier l’animal le plus lourd de la jungle. Mais en dépit de leur vivacité, les oiseaux de proie n'auront pas réussi à terrasser les pachydermes. Un dernier duel est donc imposé aux éléphants pour les départager dans ce groupe fort relevé. Il s'agit de celui les opposant à des lions dits indomptables, tant leurs crocs sont acérés. Mais c'est là que commencera véritablement la révolution de la jungle. Les fauves prétendus rois de la forêt sont dispersés de façon magistrale par les coups de trompes des pachydermes. Au tour suivant, rencontre avec des fennecs particulièrement agressifs et dont le petit gabarit en fait des adversaires fort redoutables. Mais là encore, les éléphants éjectent les fennecs de l'arène. Ensuite surgissent des léopards qui comptent sur leur rapidité d'exécution pour mettre à mal les éléphants. Mal leur en a pris... Ils sont décimés par les pachydermes. Du coup, voyant venir l'accession des éléphants au titre suprême, la nature leur impose un dernier défi : il  ne s'agira plus d'affronter d'autres animaux, mais plutôt des étoiles - et des étoiles noires de surcroît ! Autant dire un combat déséquilibré... Tout logiquement, les étoiles, particulièrement filantes et insaisissables, donnent le tournis à la rangée d'éléphants, espérant la faire s'écrouler par le vertige. Mais les pachydermes s'accrochent de toute la puissance de leurs pattes au sol devenu glissant de la jungle. Le combat durera ainsi des minutes, des heures... un moment interminable ! Jusqu'à ce que l’arbitre suprême décide de mettre fin aux débats par l'épreuve fatidique des tirs aux buts. Il s'agira pour les étoiles noires de tenter de filer entre les pattes des éléphants, et pour ceux-ci, de tester leur adresse en décrochant les étoiles à l'aide de pierres projetées par leurs trompes. Cet exercice, qui a très mal démarré pour les pachydermes, se termine finalement - et contre toute attente - par leur triomphe. Et voilà donc l'éléphant redevenu roi de la jungle vingt-trois lunes plus tard...!

Bon O. K., ça c'était pour le côté imagé de l'histoire. A présent, quittons un peu la nature sauvage pour revenir en ville. 
26 janvier 1992 - 08 février 2015. Vingt-trois ans... Plus de deux décennies que la Côte d'Ivoire attend ça. Un deuxième sacre, une deuxième étoile sur son maillot ! Rien ne prédisait pourtant que le scénario serait aussi glorieux pour les nôtres. Échec au mondial 2014, changement de coach dans la foulée, tâtonnements sur la mission à confier au nouveau coach, phase éliminatoire à la limite du catastrophique, matches de préparation peu convaincants, des tonnes et des tonnes d'incertitudes sur le niveau de l'équipe avant d'entamer la compétition. Tout naturellement, on a frôlé la catastrophe durant les deux premiers matches, d'autant plus que c’était face aux deux équipes données comme jouables dans la poule. Et pour se dire la vérité, nous n'étions vraiment pas nombreux à croire en notre équipe au moment d'affronter le Cameroun. Mais c'est, je crois, ce jour-là qu'est véritablement née la nouvelle équipe, cette équipe fonceuse, rageuse, gagneuse... Ce jour-là, déjouant tous les pronostics, la Côte d'Ivoire sort le Cameroun. 
Mais que dire de la suite ? Dimanche 1er février 2015, la Côte d'Ivoire affronte l'Algérie. Auréolés de leur prestation remarquable lors du mondial brésilien, les fennecs, forts de leur position de nouveau 1er africain, sont logiquement présentés comme les favoris. (Ils le sont d'ailleurs depuis le début de la compétition.) Mais la vérité du terrain n'est pas celle des statistiques. Au terme des 90 minutes, c'est bien la Côte d'Ivoire qui va en demi-finales. Avec une leçon tactique digne des plus grands noms du coaching mondial, Hervé Renard se montre bien plus malin que Gourcuff. Place donc au dernier carré face aux léopards congolais, de vieilles connaissances... Si chacune des deux équipes a battu l'autre sur son terrain lors des éliminatoires, la victoire de la RDC a paru bien plus retentissante. C'est donc avec un maximum de confiance que les fauves s'en prennent aux pachydermes. Mais à l'arrivée, et suite à une nouvelle leçon tactique de Renard, c'est bien les éléphants qui s'ouvrent les portes de la finale. Et c'est là qu'on se met à croire à une répétition du scénario de 1992, puisque dans le même temps le Ghana apparaît comme largement favori dans l'autre demi-finale qui l'oppose à l'invité surprise - ou plutôt surpris - de pays organisateur.
Le soir du 08 février, comme prévu, c'est le Ghana qui se pointe face à la Côte d'Ivoire. (Mais avant cela, dans la soirée du 07 février, un reportage a été diffusé sur RTI 2 dans lequel Hervé Renard expliquait comment il avait réussi à battre la Côte d'Ivoire avec la Zambie lors de la finale de 2012. Il disait en substance qu'il savait d'avance qu'il jouerait contre une équipe plus forte, et qu'il avait donc mis en place une tactique pour contrer le jeu adverse jusqu'à l'épreuve aléatoire des tirs aux buts. Il fallait donc s'attendre à ce que la Côte d'Ivoire ne fasse pas le jeu face à la fraîcheur physique et à l'insouciance de la jeunesse ghanéenne.) Pour les éléphants, il fallait surtout être plus que solides en défense en espérant avoir le même tranchant sur les contre-attaques que lors des deux matches précédents. Mais que ce fut dur...! Le beau jeu a été évidemment du côté ghanéen tandis que la Côte d'Ivoire, moins incisive sur ses attaques, rompait en défense mais heureusement sans plier. Avec en plus un brin de chance, les ivoiriens réussissent à contenir les ghanéens jusqu'aux tirs aux but. A ce moment là, on se dit que l'histoire est en train de se réécrire et que si les ghanéens devaient s'adjuger le Graal, ils l'auraient fait au cours même des 90 minutes réglementaires. Mais suite aux deux premiers tirs de la Côte d'Ivoire, le sang semble s'être asséché dans les veines des supporters ivoiriens. On semble en effet plus proche d'un remake de 2006 ou de 2012 que d'un 1992 bis. Nombreux parmi nous ont même arrêté de suivre la séance, persuadés que le trophée avait déjà pris la route de Accra. Mais Dieu semblait de nationalité ivoirienne ce soir, car la suite des événements relève tout simplement du fantastique. Sinon, comment expliquer que le Ghana, avec deux tirs au but d'avance, se fasse rattraper et même battre in fine ? Et c'est finalement Barry Copa, le mal aimé et relégué sur le banc depuis le début de la CAN, qui est le héros de tout un peuple après avoir arrêté deux penalty (du jamais vu !) et surtout marqué le penalty de la victoire. Explosion de joie et scènes démentes dans les rues des villes du pays tout entier. Les vibrations se ressentent même jusque très loin, dans les logis des ivoiriens de la diaspora. Après vingt-trois ans d'attente et deux rendez-vous manqués, elle sera finalement là, la coupe d'Afrique des nations, sur les bords de la lagune ébrié. 
Bravo, champions ! Mention spéciale à Hervé Renard qui rentre dans l'histoire comme le premier entraîneur à remporter la CAN avec deux équipes différentes, et surtout à trois ans seulement d'intervalle. Bravo à lui pour avoir su allier parfaitement jeunesse et expérience et avoir fait de cette équipe expérimentale une machine à gagner. Bravo à tous ces jeunes qui intégraient la sélection et qui, bien que disputant seulement leur première CAN, se sont convenablement fondus dans le collectif. Oui, bravo à Gohouo, Bailly, Kanon, Tallo, Aurier, Serey Dié et j'en passe pour votre sang-froid déconcertant même dans les situations les plus chaudes. Aux âmes bien nées, la valeur n'attend vraiment pas le nombre d'années... Bravo également à vous, les gars de la transition inter-générationnelle : Gervinho, Kalunho, Bony, Gradel, Tioté, Doumbia et tous les autres pour votre implication et votre combativité. Bravo aux anciens Copa, Kolo, Yaya, Chico pour votre vision du jeu et la voie tracée pour les générations à venir. La nation vous remercie pour la joie que vous venez de lui procurer et qui restera gravée dans son cœur. Bravo aussi à tous ces grands noms qui ont dû raccrocher les crampons ou qui n'ont pas été sélectionnés pour cette CAN, mais qui ont contribué, à travers leurs prouesses, à hisser notre équipe nationale au sommet du foot africain. Je pense à Drogba, Zokora, Romaric, Eboué, Kader et bien d'autres. Cela aurait été tellement beau que certains parmi vous soient présents hier au stade de Bata pour soutenir vos cadets. Mais bon... Merci à la fédération, au ministère et à tous les acteurs du football ivoirien pour les moyens mis à la disposition des nôtres afin de nous ramener le trophée tant convoité à l'échelle continentale. Merci à Ben Badi, Gadji Celi, Didier Otokoré, Gouamené Alain, Aka Kouamé et à toutes les anciennes gloires du football ivoirien pour avoir insufflé à ces jeunes l'esprit de 1992.
Vive les éléphants ! Vive la Côte d'Ivoire qui gagne ! Et rendez-vous en 2017 !

PS : Je n'aurais su achever cet article fort émouvant sans m'adresser aux sapeurs de moral. Oui, à tous ceux qui pensent que cette victoire n'est que celle d'une partie de la Côte d'Ivoire, laissez-moi vous dire que les joueurs qui composent notre équipe viennent de toutes les régions, de tous les villages, de tous les hameaux de Côte d'Ivoire. C'est donc bel et bien la coupe de toute la nation ivoirienne et c'est vraiment dommage de vouloir s'exclure de cette fête.
Pour ce qui est de la récupération politique, c'est quelque chose d'heureusement ou de malheureusement inévitable. Houphouët s'est bien vanté d'avoir été le premier président à voir donné la CAN à la Côte d'Ivoire. Gbagbo également s'est quasiment approprié la première qualification de la Côte d'Ivoire à un mondial. Comprenez donc que Ouattara en fasse de même après l'avoir surtout manqué d'un cheveu en 2012. Tout chef d’État sous le mandat de qui la nation remporte quelque chose de glorieux aura toujours tendance à le ramener à sa propre personne. C'est bien cela la politique... Laissez donc la politique aux politiciens et savourez sans ambages ce trophée qu'on a trop longtemps attendu. Vive l'esprit sportif et à bon entendeur, salut !