dimanche 8 mars 2015

Hymne à la beauté féminine

En cette journée internationale de la femme, j’ai choisi d’offrir à toutes les femmes du monde ce que je sais faire le mieux : des mots, des phrases, des paragraphes, des chapitres… pour leur dire combien elles sont belles.

 
Elle paraissait vraiment irréelle, à la voir de plus près. Ses yeux argentés étaient à équidistance d’un nez fin en dessous duquel se dessinait une bouche comme on n’en trouve que dans les telenovelas. Tous ces organes étaient repartis sur un ovale délicat couronné de cheveux longs et impeccablement peignés. Son teint à la coloration café n’avait manifestement subi la moindre érosion depuis sa naissance, et sa robe épousait parfaitement sa silhouette aussi gracieuse que celle d’un top model. Elle aurait vraiment été parfaite pour faire la une d’un magazine people. (…) Ses longs cheveux grossièrement rassemblés en une espèce de chignon la rendaient beaucoup plus sensuelle. La petite serviette rose qu’elle avait, en plus, ceinte sur la poitrine et s’arrêtant à mi-cuisse dévoilait des jambes qu’on devinait aussi lisses que de l’argile verte mouillée. (Extraits de « Amour interdit », in Les Méandres de l’Amour, Tome 1, Les Editions du Net, Paris, 2014)

Même marqués par une sorte de lassitude, ses traits révélaient toute leur finesse. Ainsi que ses yeux, leur éclat. Ses lèvres qu’elle avait entrouvertes dans l’élan de la réflexion présentaient des dents d’un blanc insoupçonné de bien de générations d’artistes peintres. (…) Le maillot deux pièces en fausse peau de panthère lui paraissait une première couche épidermique, tellement il épousait le clair-obscur de son teint. Sa silhouette était d’une agréable finesse avec des crêtes iliaques légèrement saillantes soutenues par des cuisses oblongues et des jambes fuselées en dessous d’un ventre plat et surtout une poitrine déformant convenablement la pièce supérieure du maillot. (…) Le pantalon de lastex noir semblait avoir été directement cousu sur elle, tellement il lui faisait ressortir les formes. Plus haut, un body crème faisait tout sauf dissimuler une poitrine épargnée pour l’occasion du moindre soupçon de soutien-gorge. Son visage ravissant était imprégné d’une sensualité quelque peu bestiale, surtout avec sa bouche qui, pour cette soirée spéciale, semblait n’avoir été conçue que pour embrasser. Quant à ses longs cheveux, elle les avait rassemblés en une coiffe qui l’aurait mise au top pour un défilé de carnaval. Elle dégageait, pour tout dire, une radioactivité sensuelle à reconvertir le pédéraste le plus dévoué. (Extraits de « Le répétiteur tant aimé », in Les Méandres de l’Amour, Tome 1, Les Editions du Net, Paris, 2014)

Une jeune fille se tenait sur le perron. Son visage était d’une beauté toute particulière avec surtout une bouche dont elle devait sans doute l’épaisseur à des liens familiaux lointains avec Angelina Jolie. Ses cheveux bouclés comme ceux d’une altesse sérénissime du XVIIème siècle britannique ajoutaient, eux, une touche royale à son charme. Et son tricot au col assez profond présentait les premières courbes d’une paire de seins mûrs tandis que son pantalon, à l’étroit, lui moulait les cuisses fuselées. Le genre de fille sur qui on ne peut se lasser de promener le regard… (…) En pantalon de cuir noir avec un tee-shirt dont le col seul rappelait qu’il était blanc, dégoulinante de sueur, échevelée, démaquillée, le regard comme effaré… elle était tout simplement sauvage. Mais en même temps si attirante… (Extraits de « Amours jumelles », in Les Méandres de l’Amour, Tome 1, Les Editions du Net, Paris, 2014)

Larissa, avec le pas lent et assuré d’une impératrice venait de faire son apparition dans la grande salle, aussitôt couvée de mille et un regards. Entre son visage dont la finesse des traits témoignait de l’intarissable inspiration du Créateur, ses formes qui bien que pas très généreuses gardaient leurs distances avec la sveltesse et surtout sa poitrine sur laquelle la main la plus innocente même aurait eu envie de s’attarder, (…) renoncer à elle aurait été aussi téméraire que faire la grève de la faim devant une pizzeria. (Extraits de « Amours croisées », in Les Méandres de l’Amour, Tome 1, Les Editions du Net, Paris, 2014)
 
Elle était incontestablement la plus belle de la salle avec la fleur couleur framboise dans ses cheveux bouclés. Son visage d’une faramineuse finesse hébergeait des yeux de lynx, un nez aux confins de la droiture et une bouche comme dessinée par Picasso lui-même. Le tout était rehaussé par un maquillage léger et agencé sur l’ovale avec une précision fantasmagorique. Elle était tout simplement belle comme les sud-américaines savent si souvent l’être. (…) Avec sa poitrine pleine, ses hanches délicatement arrondies et ses cuisses fuselées, elle était appétissante. (…) Ondulant entre les tables, elle arrivait, plus ravissante que deux jours auparavant. La mini-robe cachait à peine les deux premiers tiers de ses cuisses, offrant aux regards deux belles jambes bronzées. Sa poitrine était rendue encore plus agressive par les pointes de ses seins bien mises en évidence par la flagrante absence de soutien-gorge sous la robe. De quoi désarmer le plus coriace des miliciens. Elle faisait taire toutes les conversations sur son passage et son dos nu narguait fièrement ceux qui se retournaient stoïquement pour la contempler. (Extraits de « Le collectionneur (d’amours) », in Les Méandres de l’Amour, Tome 2, Les Editions du Net, Paris, 2015)

Des cheveux noirs très abondants. Des yeux grands et clairs qui semblaient s’agrandir davantage. Puis de fines lèvres qui frémissaient, qui bougeaient et qui semblaient prononcer quelque chose (…) Cette dernière avait des yeux dont l’éclat stellaire animait un beau visage aux traits réguliers. Ses cheveux noirs et coupés très court sur la nuque lui donnaient un air juvénile contrastant avec les rondeurs d’un corps ferme et une poitrine rebondie. (…) Ses cheveux qu’elle avait laissés au vent, bien que coupés court, vibraient sur sa tête. Ce qui, allié à la gaieté de son visage, lui donnait plus que jamais un air de gamine, mais toujours en contraste parfait avec le reste de son corps rappelant, lui, celui d’une femme accomplie. (…) elle avait complètement déboutonné sa chemise, mettant en exergue la nudité d’un ventre plat et des seins parcimonieusement dissimulés par un soutien-gorge des plus généreux. (Extraits de « Amour sauvage », in Les Méandres de l’Amour, Tome 2, Les Editions du Net, Paris, 2015)
D’où sortait-elle, celle-là, avec ce charme saturnien ? Les cheveux au vent, le regard désarmant, le sourire angélique, les dents d’un blanc scintillant, la forme élancée à peine protégée par le fameux tee-shirt des serveuses du bar supra un jeans qui, dans un passé lointain, avait dû passer le premier tiers de ses cuisses… elle sortait vraiment de l’ordinaire. (…) Sonia était vraiment ravissante. Non seulement elle avait un sourire hallucinant de beauté, mais ce qui troublait le plus chez elle c’était le sex-appeal qui se dégageait de sa plastique apparaissant pour le coup dans toute sa générosité sous la petite robe couleur arc-en-ciel. (Extraits de « Love is money », in Les Méandres de l’Amour, Tome 2, Les Editions du Net, Paris, 2015)
 
La beauté (…), elle en est indubitablement l’incarnation ce soir. (…) Ses cheveux plissés en cascade couronnent son beau, son doux visage empreint d’une joie indescriptible tandis que ses sourcils délicatement rangés accentuent l’éclat de ses yeux couleur de miel. (…) Elle est splendide dans sa robe de toile d’une blancheur marmoréenne. Elle (…) sourit tendrement. (…) C’est l’un de ces sourires qui restaurent la vue à l’aveugle. (Le temps qu’il l’admire bien entendu.) Dieu, qu’elle est belle ! (…) elle est sublime. Le bikini semble avoir été coulé sur elle. Son corps est doré au soleil et son sourire, toute une féerie. (Extraits de « Au tréfonds de l’amour », in Les Méandres de l’Amour, Tome 3  – Á paraître)
(…) une fille s’était levée depuis les rangées de l’arrière-salle, avait parcouru l’allée avant de gravir les marches du podium. Comme elle approchait, la lumière d’un projecteur l’avait éclairée (…) Le léger maquillage donnait à son visage un charme tout particulier. La longue robe noire lui allait comme un gant, faisant ressortir de quoi causer une épidémie de torticolis sur son passage. Sa poitrine, tendant le tissu à le perforer, surplombait un bassin légèrement cambré tandis que plus bas, la fente de la robe découvrait une jambe dont une représentation grandeur nature aurait assurément fait l’objet d’un cambriolage au musée des arts et civilisations. (Extraits de « Le dernier sursaut d’amour », in Les Méandres de l’Amour, Tome 3  – Á paraître)
 
Avec sa chevelure abondante et soyeuse, sa mine dont le caractère angélique était fréquemment démenti par un sourire carnassier, la petite robe de soirée lamée d’argent offrant au balconnet du décolleté une poitrine qui aurait attiré même la main d’un manchot, ses longues jambes fuselées... elle incarnait tout simplement la tentation. (…) Sa traversée du restaurant avait fait exécuter un véritable ballet à tout le monde ; personne – hommes comme femmes – n’ayant pu résister à l’envie de se retourner sur son passage. Son compagnon, lui, ne pouvait dissimuler le bonheur de se trouver aux côtés d’une créature aussi magnifique. (…) Le bikini semblait avoir été peint sur elle, tellement il était serré. La poitrine déformant convenablement la pièce supérieure du maillot, le ventre plat strictement nu et le pubis pointant légèrement à travers le mince slip, elle réapparut. (Extraits de « Entretien de débauche », in Vicissitudes, Harmattan, Paris, 2015)

Toujours présentable, les cheveux impeccablement peignés, les vêtements conjuguant propreté et style… Et, pour couronner le tout, un visage dont l’étonnante beauté témoignait de la dextérité du Créateur. (…) Avec sa mine dont le charme était rehaussé par un léger sourire, la robe de soirée à l’avant décoré de fines paillettes et dont le décolleté assez profond laissait entrevoir une poitrine attrayante et palpitante… elle incarnait tout simplement le rêve impossible. (Extrait de « La balade de clerc », in Vicissitudes, Tome 2 – Á paraître)
 

PS : Il est vrai que je ne sers là que la description de la beauté féminine dans sa plus jeune expression. Mais, entendons-nous bien, la beauté de la femme n’a pas d’âge et, comme le montrent les images, pas de frontières non plus…

mardi 3 mars 2015

Bocaux arables


Ils soutiennent que "l'éducation occidentale est un péché". Raison pour laquelle ils détruisent, avec un acharnement exacerbé, toutes ces choses qui rappellent l'Occident : écoles, églises, supermarchés, etc. Vieillards, estropiés, femmes, enfants... Ils n'épargnent personne. Il suffit qu'ils vous jugent appartenir de par vos convictions ou habitudes au camp occidental. Pourtant, ils utilisent les véhicules de l'Occident pour se déplacer. Ils utilisent les armes de l'Occident pour semer la mort et la désolation. Ils placent leurs sales tronches face aux caméras fabriquées par l'Occident pour passer leurs messages incendiaires. Ils portent même avec une inélégance ostensible des tenues qu'ils n'ont pas fabriquées eux-mêmes. En clair, c'est ce qui s'appelle manquer de logique ou encore être en contradiction avec soi-même. Mais ils sont beaucoup trop incultes pour s'en rendre compte...
Je le précise tout de suite, je ne suis pas franchement l'un des meilleurs amis de l'Occident parce que pour moi, dans l'histoire de l'Humanité, Occident rime bien trop souvent avec Accident. Seulement, moi je mets en avant la valeur de la vie humaine. Oui, quelle qu'en soit la couleur, la vie humaine est sacrée et doit rester telle. Pourquoi donc au nom d'un fondamentalisme doublé d'un fanatisme religieux, des individus se permettent-ils de débarrasser la terre de toutes ces vies qu'eux seuls estiment n'y avoir pas place ? J'espère vraiment être là quand ils en répondront devant le Créateur, unique décideur de la destinée humaine. Heureusement, rien de ce qu'ils pensent et font n'est écrit dans aucun Livre Saint...
Je suis tellement dégoûté que je préfère m'arrêter là...

lundi 9 février 2015

Les éléphants, rois d'Afrique !!!


Les éléphants ont tout - ou presque tout - écrasé sur leur passage en cette année bénie de 2015. Opposés à des cousins éléphants dès le premier match de cette compétition de la jungle, les pachydermes de Côte d'Ivoire n'ont pas voulu créer de conflit familial. En plus, les cousins guinéens étaient déjà trop fragilisés par l'épidémie d’Ebola sur leurs terres. C'est ainsi que les deux groupes d'éléphants ont finalement coupé la poire en deux. Quatre jours plus tard, c'est une colonie d'aigles qui viennent défier l’animal le plus lourd de la jungle. Mais en dépit de leur vivacité, les oiseaux de proie n'auront pas réussi à terrasser les pachydermes. Un dernier duel est donc imposé aux éléphants pour les départager dans ce groupe fort relevé. Il s'agit de celui les opposant à des lions dits indomptables, tant leurs crocs sont acérés. Mais c'est là que commencera véritablement la révolution de la jungle. Les fauves prétendus rois de la forêt sont dispersés de façon magistrale par les coups de trompes des pachydermes. Au tour suivant, rencontre avec des fennecs particulièrement agressifs et dont le petit gabarit en fait des adversaires fort redoutables. Mais là encore, les éléphants éjectent les fennecs de l'arène. Ensuite surgissent des léopards qui comptent sur leur rapidité d'exécution pour mettre à mal les éléphants. Mal leur en a pris... Ils sont décimés par les pachydermes. Du coup, voyant venir l'accession des éléphants au titre suprême, la nature leur impose un dernier défi : il  ne s'agira plus d'affronter d'autres animaux, mais plutôt des étoiles - et des étoiles noires de surcroît ! Autant dire un combat déséquilibré... Tout logiquement, les étoiles, particulièrement filantes et insaisissables, donnent le tournis à la rangée d'éléphants, espérant la faire s'écrouler par le vertige. Mais les pachydermes s'accrochent de toute la puissance de leurs pattes au sol devenu glissant de la jungle. Le combat durera ainsi des minutes, des heures... un moment interminable ! Jusqu'à ce que l’arbitre suprême décide de mettre fin aux débats par l'épreuve fatidique des tirs aux buts. Il s'agira pour les étoiles noires de tenter de filer entre les pattes des éléphants, et pour ceux-ci, de tester leur adresse en décrochant les étoiles à l'aide de pierres projetées par leurs trompes. Cet exercice, qui a très mal démarré pour les pachydermes, se termine finalement - et contre toute attente - par leur triomphe. Et voilà donc l'éléphant redevenu roi de la jungle vingt-trois lunes plus tard...!

Bon O. K., ça c'était pour le côté imagé de l'histoire. A présent, quittons un peu la nature sauvage pour revenir en ville. 
26 janvier 1992 - 08 février 2015. Vingt-trois ans... Plus de deux décennies que la Côte d'Ivoire attend ça. Un deuxième sacre, une deuxième étoile sur son maillot ! Rien ne prédisait pourtant que le scénario serait aussi glorieux pour les nôtres. Échec au mondial 2014, changement de coach dans la foulée, tâtonnements sur la mission à confier au nouveau coach, phase éliminatoire à la limite du catastrophique, matches de préparation peu convaincants, des tonnes et des tonnes d'incertitudes sur le niveau de l'équipe avant d'entamer la compétition. Tout naturellement, on a frôlé la catastrophe durant les deux premiers matches, d'autant plus que c’était face aux deux équipes données comme jouables dans la poule. Et pour se dire la vérité, nous n'étions vraiment pas nombreux à croire en notre équipe au moment d'affronter le Cameroun. Mais c'est, je crois, ce jour-là qu'est véritablement née la nouvelle équipe, cette équipe fonceuse, rageuse, gagneuse... Ce jour-là, déjouant tous les pronostics, la Côte d'Ivoire sort le Cameroun. 
Mais que dire de la suite ? Dimanche 1er février 2015, la Côte d'Ivoire affronte l'Algérie. Auréolés de leur prestation remarquable lors du mondial brésilien, les fennecs, forts de leur position de nouveau 1er africain, sont logiquement présentés comme les favoris. (Ils le sont d'ailleurs depuis le début de la compétition.) Mais la vérité du terrain n'est pas celle des statistiques. Au terme des 90 minutes, c'est bien la Côte d'Ivoire qui va en demi-finales. Avec une leçon tactique digne des plus grands noms du coaching mondial, Hervé Renard se montre bien plus malin que Gourcuff. Place donc au dernier carré face aux léopards congolais, de vieilles connaissances... Si chacune des deux équipes a battu l'autre sur son terrain lors des éliminatoires, la victoire de la RDC a paru bien plus retentissante. C'est donc avec un maximum de confiance que les fauves s'en prennent aux pachydermes. Mais à l'arrivée, et suite à une nouvelle leçon tactique de Renard, c'est bien les éléphants qui s'ouvrent les portes de la finale. Et c'est là qu'on se met à croire à une répétition du scénario de 1992, puisque dans le même temps le Ghana apparaît comme largement favori dans l'autre demi-finale qui l'oppose à l'invité surprise - ou plutôt surpris - de pays organisateur.
Le soir du 08 février, comme prévu, c'est le Ghana qui se pointe face à la Côte d'Ivoire. (Mais avant cela, dans la soirée du 07 février, un reportage a été diffusé sur RTI 2 dans lequel Hervé Renard expliquait comment il avait réussi à battre la Côte d'Ivoire avec la Zambie lors de la finale de 2012. Il disait en substance qu'il savait d'avance qu'il jouerait contre une équipe plus forte, et qu'il avait donc mis en place une tactique pour contrer le jeu adverse jusqu'à l'épreuve aléatoire des tirs aux buts. Il fallait donc s'attendre à ce que la Côte d'Ivoire ne fasse pas le jeu face à la fraîcheur physique et à l'insouciance de la jeunesse ghanéenne.) Pour les éléphants, il fallait surtout être plus que solides en défense en espérant avoir le même tranchant sur les contre-attaques que lors des deux matches précédents. Mais que ce fut dur...! Le beau jeu a été évidemment du côté ghanéen tandis que la Côte d'Ivoire, moins incisive sur ses attaques, rompait en défense mais heureusement sans plier. Avec en plus un brin de chance, les ivoiriens réussissent à contenir les ghanéens jusqu'aux tirs aux but. A ce moment là, on se dit que l'histoire est en train de se réécrire et que si les ghanéens devaient s'adjuger le Graal, ils l'auraient fait au cours même des 90 minutes réglementaires. Mais suite aux deux premiers tirs de la Côte d'Ivoire, le sang semble s'être asséché dans les veines des supporters ivoiriens. On semble en effet plus proche d'un remake de 2006 ou de 2012 que d'un 1992 bis. Nombreux parmi nous ont même arrêté de suivre la séance, persuadés que le trophée avait déjà pris la route de Accra. Mais Dieu semblait de nationalité ivoirienne ce soir, car la suite des événements relève tout simplement du fantastique. Sinon, comment expliquer que le Ghana, avec deux tirs au but d'avance, se fasse rattraper et même battre in fine ? Et c'est finalement Barry Copa, le mal aimé et relégué sur le banc depuis le début de la CAN, qui est le héros de tout un peuple après avoir arrêté deux penalty (du jamais vu !) et surtout marqué le penalty de la victoire. Explosion de joie et scènes démentes dans les rues des villes du pays tout entier. Les vibrations se ressentent même jusque très loin, dans les logis des ivoiriens de la diaspora. Après vingt-trois ans d'attente et deux rendez-vous manqués, elle sera finalement là, la coupe d'Afrique des nations, sur les bords de la lagune ébrié. 
Bravo, champions ! Mention spéciale à Hervé Renard qui rentre dans l'histoire comme le premier entraîneur à remporter la CAN avec deux équipes différentes, et surtout à trois ans seulement d'intervalle. Bravo à lui pour avoir su allier parfaitement jeunesse et expérience et avoir fait de cette équipe expérimentale une machine à gagner. Bravo à tous ces jeunes qui intégraient la sélection et qui, bien que disputant seulement leur première CAN, se sont convenablement fondus dans le collectif. Oui, bravo à Gohouo, Bailly, Kanon, Tallo, Aurier, Serey Dié et j'en passe pour votre sang-froid déconcertant même dans les situations les plus chaudes. Aux âmes bien nées, la valeur n'attend vraiment pas le nombre d'années... Bravo également à vous, les gars de la transition inter-générationnelle : Gervinho, Kalunho, Bony, Gradel, Tioté, Doumbia et tous les autres pour votre implication et votre combativité. Bravo aux anciens Copa, Kolo, Yaya, Chico pour votre vision du jeu et la voie tracée pour les générations à venir. La nation vous remercie pour la joie que vous venez de lui procurer et qui restera gravée dans son cœur. Bravo aussi à tous ces grands noms qui ont dû raccrocher les crampons ou qui n'ont pas été sélectionnés pour cette CAN, mais qui ont contribué, à travers leurs prouesses, à hisser notre équipe nationale au sommet du foot africain. Je pense à Drogba, Zokora, Romaric, Eboué, Kader et bien d'autres. Cela aurait été tellement beau que certains parmi vous soient présents hier au stade de Bata pour soutenir vos cadets. Mais bon... Merci à la fédération, au ministère et à tous les acteurs du football ivoirien pour les moyens mis à la disposition des nôtres afin de nous ramener le trophée tant convoité à l'échelle continentale. Merci à Ben Badi, Gadji Celi, Didier Otokoré, Gouamené Alain, Aka Kouamé et à toutes les anciennes gloires du football ivoirien pour avoir insufflé à ces jeunes l'esprit de 1992.
Vive les éléphants ! Vive la Côte d'Ivoire qui gagne ! Et rendez-vous en 2017 !

PS : Je n'aurais su achever cet article fort émouvant sans m'adresser aux sapeurs de moral. Oui, à tous ceux qui pensent que cette victoire n'est que celle d'une partie de la Côte d'Ivoire, laissez-moi vous dire que les joueurs qui composent notre équipe viennent de toutes les régions, de tous les villages, de tous les hameaux de Côte d'Ivoire. C'est donc bel et bien la coupe de toute la nation ivoirienne et c'est vraiment dommage de vouloir s'exclure de cette fête.
Pour ce qui est de la récupération politique, c'est quelque chose d'heureusement ou de malheureusement inévitable. Houphouët s'est bien vanté d'avoir été le premier président à voir donné la CAN à la Côte d'Ivoire. Gbagbo également s'est quasiment approprié la première qualification de la Côte d'Ivoire à un mondial. Comprenez donc que Ouattara en fasse de même après l'avoir surtout manqué d'un cheveu en 2012. Tout chef d’État sous le mandat de qui la nation remporte quelque chose de glorieux aura toujours tendance à le ramener à sa propre personne. C'est bien cela la politique... Laissez donc la politique aux politiciens et savourez sans ambages ce trophée qu'on a trop longtemps attendu. Vive l'esprit sportif et à bon entendeur, salut !

vendredi 23 janvier 2015

Les (vraies) définitions des noms d'ethnies en CI


Voici ce qui fait la richesse et la beauté des peuples formant cette belle nation ivoirienne. Définitions authentiques des noms d'ethnies par grands groupes (Evidemment, tous les sous-groupes ethniques ne figurent pas ici). 

* GROUPE AKAN
-ABBEY : Association des Buveurs de Bière Et Youki (tonic)
-ABIDJI : Amicale des Broussards Infiltrés Dans la Jeunesse Ivoirienne
-ABOURE : Assemblée des Buveurs Oisifs Unis pour le Renouveau Éburnéen
-ABRON : Alliance des Balayeurs du Royaume et Ouvriers Nocturnes
-ADJOUKROU : Aérodrome DJets Occultes Utilisateurs de Kérosène Recyclé Ou d'Urine
-AGNI : Association des Gourmands Non Invités
-AHIZI : Amicale des Homos Intrigués par le Zèle des Ivoiriens
-ALLADJAN : ALLiance Africaine Des Jaloux Animés Nuitamment
-ATTIE : Association des Traqueurs et Tueurs Impitoyables d'Escargots
-AVIKAM : Amicale des Voleurs d'Ignames au Km2 Avec Manioc
-BAOULE : Bonne Arrivée Ô Unique Lanterne Éclairée
-EBRIE : Équipe de Broussards Revenus s'Installer en Éburnie
-NZIMA : Notre Zoblazo a été Inventé par Meiway et non Autrui

* GROUPE KROU
-BETE : Broussard Éduqué par les Touristes Européens 
-DIDA : Dragueur Initié Déguisé en Amateur
-GUERE : Gourmands, Unis, Excités et Rassasiés d’Étrangers 
-WOBE : Walaye, On Bouffe Étrangers

* GROUPE MANDE NORD
-KOYAKA : Kamikaze Originaire du Yémen Amateur de Kolas Avariées
-MALINKE : Migrant Ayant Lutté Inlassablement sur de Nombreux Kilomètres sans s'Épuiser
-MAHOUKA : Mutuelle d'Assistance des HOuleux Utilisateurs de Koutoukou Acidulé

* GROUPE MANDE SUD
-GOURO : Garçon de l'Ouest Utilisateur de Racines "Overdosées"
-YACOUBA : Y A Criquet OU Batracien dans l'Assiette

* GROUPE VOLTAÏQUE
-DJIMINI : Délégation de Jeunes Impolis Mangeurs d'Ignames et Non Initiés
-KOULANGO : Karatéka Obligé d'Utiliser la Lutte Ancestrale pour Neutraliser les Grillons et Oiseaux
-LOBI : Ligue Officielle des Brasseurs Ivrognes
-SENOUFO : Syndicat des Envoyés Nocturnes Occupant l'Univers Fétichiste d'Outre-tombe
-TAGOUANA : Tradi-praticien Amateur de Gris-gris Ôtés à Un Arbre Naturellement Abstrait

* Bon, c'est vrai que ceux-là ne sont pas d'ici, mais je ne pouvais pas m'empêcher d'en parler :
-IBO : Imbéciles de Brouteurs Occultes

Source du regroupement des ethnies : http://lecointe.catherine.free.fr/articles/ethnies.html




jeudi 8 janvier 2015

#Je suis Charlie...




J’ai particulièrement mal depuis hier, après le drame qui a emporté toute l’équipe de rédaction du journal satirique Charlie Hebdo. Douze personnes assassinées lâchement à leur poste de travail… ! Et d’autres qui ont eu la chance de n’être que grièvement blessées… Rien ne saurait ni ne saura jamais justifier une telle barbarie.

Ces abrutis prétendent l’avoir fait au nom de la religion… Ah, quelle bande d’incroyants ! Je n’ai jamais lu le Coran, mais je doute fort qu’il soit un manifeste pour appeler au crime gratuit. Aucune écriture Sainte n’encourage d’ailleurs au meurtre. « Tu ne tueras point », dit la Bible en son ancien testament. Et je suis sûr que le Coran contient au moins une disposition similaire. J’emploie bien le terme « disposition » parce que dans ces deux livres Saints sont consignées les lois divines, celles qui fondent réellement la vie et la destinée de l’espèce humaine.

Je vois certains se réjouir de cette tragédie sous prétexte qu’ils auraient des arguments anti-français. Moi-même je ne suis pas vraiment un ami de la France, parce que je trouve à bien des égards que la France n’est pas franche. Mais laissez-moi vous dire que le terrorisme n’a pas de frontières. Et donc que ce qui vient d’arriver chez nos amis les Gaulois pourrait survenir n’importe où dans le monde. Il suffit que ces gens se sentent juste un peu taquinés pour réagir comme ils savent si bien le faire : de façon disproportionnée !!!

La provocation, c’est bien l’argument qu’ils invoquent pour soutenir leur acte inqualifiable. N’importe quoi… Y aurait-il encore un seul être humain sur terre si tous ceux qui se sentent provoqués réagissaient de la sorte ? D’ailleurs, de quelle provocation parle-t-on ? Va-t-on brûler toutes ces personnes dont le métier est justement de s’exprimer librement ? Moi je vois et j’entends à longueur de journée des gens critiquer, ridiculiser, injurier l’Église. J’en vois même qui blasphèment contre le nom du Christ. Mais je ne prends pas pour autant des armes pour semer la mort. Je ne monte pas pour autant une faction terroriste pour supprimer tous ceux que moi je juge incroyants. La meilleure réponse pour moi, c’est au contraire de continuer d’aller à l’Église tous les dimanches. Oui, il n’y a pas meilleure réplique aux insultes contre Dieu que de continuer de croire en Lui. C’est seulement de cette manière que ceux qui l’insultent verraient qu’ils perdent leur temps et qu’ils pourraient même être touchés par sa lumière.

Que ces barbares ne me parlent surtout pas de guerre sainte, car aujourd’hui en 2015 les jeux sont faits. Vous ne réussirez jamais à imposer une religion à l’humanité. Moi-même j’ai déjà eu à rêver de ce monde où tout le monde croirait non seulement en Dieu, mais aussi par le même canal. Mais j’ai vite réalisé que je suis venu trop tard dans un monde déjà vieux. Les religions sont déjà trop multiples pour espérer que tous les hommes n’en pratiquent qu’une. C’est regrettable, mais c’est comme ça. Chacun a déjà choisi de croire en Qui – ou même en quoi – il veut. Il faut donc plutôt mettre en avant la tolérance religieuse, c’est-à-dire accepter que celui qui est en face ne pratique pas la même religion que soi. Au surplus, on peut tenter de le convertir par l’enseignement. Mais la voie du crime religieux est absolument à bannir, car seul Dieu a droit de vie et de mort sur toutes ses créatures.

Rangez donc vos kalaches pour lire plus souvent les saintes écritures. Tant qu’on ne fait que vous provoquer et qu’on ne vous empêche pas de pratiquer votre religion, laissez Dieu lui-même régler les comptes au dernier jour.

Pour l’instant, j’ai une seule chose à vous dire : vous avez voulu tuer Charlie, vous l’avez au contraire rendu immortel... !

mercredi 3 décembre 2014

Music and me...


"La musique adoucit les mœurs", a-t-on coutume de dire. Eh bien, dans mon cas, c'est tout mon être qu'elle adoucit. Elle fait fusion avec mon corps, mon âme et mon esprit. Elle est viscéralement encrée dans mes habitudes, mon quotidien. Elle me piquette délicieusement les tympans, les pores...
Mon histoire avec elle remonte à mon enfance. Déjà, j'avais l'oreille musicale. C'est donc tout naturellement que je me suis mué en collectionneur dès l'adolescence. En janvier 2000 - comme pour entamer le nouveau millénaire de la meilleure des manières possibles -, j'achète mon tout 1er album studio. Et pas des moindres : le double album History : Present, Past and Future de la légende des légendes. Ce jour-là, en sortant de EMI Jat Music, je tenais l’œuvre en main comme le bien le plus précieux sur terre. Depuis lors, j'ai commencé à enchaîner les albums, me privant au besoin de nourriture à l'école pour chaque fois trouver le prix de la dernière sortie musicale. Et avant même la fin du lycée, j'avais déjà atteint la barre des 100 albums.
Une fois à la fac, évolution technologique oblige, j'ai jeté mon dévolu sur les CD - sans pour autant me débarrasser de mes cassettes. Mieux, j'ai quasiment racheté tous mes albums cassettes au format CD. Le prix, c'était le dernier de mes soucis, du moment que je nourrissais convenablement mes oreilles et les confins de mon âme. Avec les CD également, j'eus assez tôt le problème d'espace de stockage, tellement j'en amassais. Comme avec les cassettes, j'étais toujours sur les nouveautés. Ce qui ne m'empêchait pas de retourner fouiller le passé musical de quelque artiste me surprenant agréablement.
A force d'écouter des centaines d'artistes, mes préférences n'avaient pas mis longtemps à se dégager. Et très clairement, le triptyque soul-rnb-rap s'était imposé aux autres genres musicaux. (Ah ! ce que la soul correspond à mon tempérament !) Au départ, j'avais l'ouïe très sélective, n'écoutant que ces trois genres. Mais aujourd'hui j'y ai mis une bonne dose de tolérance, acceptant que des sonorités venues de tous les coins et recoins du globe me franchissent la barrière auditive.
Cela dit, et il est important de le souligner, la singularité est ce qui me définit dans mes choix musicaux - comme partout ailleurs, d'ailleurs... Que l'on ne s'étonne donc aucunement que sur un album, j'écoute de préférence les titres que radios, maquis, transports en commun... ne diffusent que parcimonieusement, voire jamais. Pour tout dire, je me lasse en général très vite des morceaux-promo.
En matière de musique, je suis également très instru. Et mon instrument de prédilection est la guitare : d'abord la guitare basse que je recherche inévitablement dans tout ce que j'écoute, puis la guitare solo ou sèche qui agrémente bien souvent les tubes. La crise de 2002 a, hélas ! mis fin à mon apprentissage de la guitare. Et depuis, j'espère vivement trouver un jour le temps de rattraper ce rendez-vous manqué.
Par ailleurs, vous m'entendrez chanter presque tout le temps. La trajectoire logique pour quelqu'un qui a passé quasiment toutes les années de sa vie avec des écouteurs dans les oreilles. Évidemment que j'ai fait un passage par la chorale, atteignant même bien assez précocement le grade de MC. Mais j'ai dû également laisser tomber cela au bout d'un moment à cause de mon sempiternel problème de disponibilité. (Le prix à payer pour avoir choisi de faire mille choses à la fois.)
Bref, vous serez encore là demain, face à votre écran, si je dois tout vous dévoiler de mon love avec la zik. En somme, j'aime la musique comme Valls aime l'entreprise. Je me baladerai toujours avec elle. (Vous trouverez même la clé de sol dans ma signature.) Et je ne vous surprendrai sans doute pas si je vous disais que mon plus grand regret le jour de mon départ vers l'autre monde, c'est le fait de ne pas pouvoir emporter avec moi ma playlist.

mardi 2 décembre 2014

Série littéraire vs série scientifique : ce débat puéril...

VS




Après le parcours commun depuis le préscolaire (pour certains), le primaire et le collège, chacun d'entre nous a dû être orienté en 2nde A ou C. La raison en est que durant ce parcours, chaque élève a pu développer des aptitudes soit en littérature, soit en sciences. Dans mon cas, le choix de la littérature s'est imposé dès mes premiers pas à l'école, au CP1.
Étonné ai-je alors été de voir des amis et aînés du quartier s'esclaffer lorsqu'ils ont appris mon orientation en 2nde A après mon admission au BEPC. Oui, je les revois en train de me chambrer : "Qu'est-ce que tu vas faire dans cette série pour filles ? Les vrais garçons font la série C, car ils n'ont pas peur des maths, des sciences physiques, etc." Je n'en revenais vraiment pas de constater que ce qui apparaissait comme une évidence pour moi depuis mes classes primaires eût pu faire l'objet de moquerie.
A leurs arguments, j'aurais pu rétorquer par exemple que bien au contraire la série littéraire est réservée à ceux qui n'ont pas peur d'affronter les difficultés de la réflexion. Car, en A il faut en effet apprendre à réfléchir par soi-même plutôt que de se contenter de plaquer des formules et propriétés élaborées depuis même avant JC. Pour preuve, 1+1 a toujours fait et fera toujours 2 dans un milliard d'années, tout simplement parce que quelqu'un en a décidé ainsi un jour. De même, a2 + b2 = c2 parce qu'un certain Pythagore l'a dit un jour autour d'un repas. Par contre, l'idée qu'on se fait de telle ou telle question a toujours été et sera toujours loin de faire l'unanimité - déjà même qu'on peut, à son seul niveau, remettre en cause ses propres idées sur un sujet donné. J'aurais donc pu leur dire que c'est plutôt la série C qui est faite pour les paresseux. C'est pourquoi par exemple un élève digne de ce nom ne peut échouer deux fois au bac C ou à son dérivé de D, tandis que j'en ai vu faire jusqu'à huit fois le bac A parce justement rien n'est jamais acquis en littérature. Bien plus simple, vous ne verrez jamais ou que très rarement un élève obtenir 20/20 en français, en philo, en LV1&2 ou en histoire-géo - à moins peut-être qu'il s'agisse d'un QCM... Là où les bons élèves en sciences sont susceptibles d'avoir 20 en note et même en moyenne parce qu'ils auront juste repris les démonstrations de gens dont on ne retrouve même plus les ossements.
Face à leurs rires de demeurés, j'aurais pu leur répondre tout ça. Heureusement - et c'est sans doute l'avantage d'être un littéraire, finalement - je réfléchissais déjà à l'époque. C'est pourquoi je savais par exemple que c'est la diversité des savoirs et des compétences qui fait l'équilibre de ce monde. Et qu'il n'y aurait pas d'avions, de ponts, de machines, de vaccins, etc si tout le monde était littéraire... Inversement, les actions des gouvernants, le fonctionnement de l'administration publique et/ou des entreprises privées n'aurait pu être possible si on avait tous l'esprit carré des scientifiques. La pensée collective même n'aurait jamais évolué si on était tous scientifiques. Ne dit-on pas justement que "science sans conscience n'est que ruine de l'âme" ? (Ah si ! pour le savoir, il aurait fallu être attentif au cours de philo.) La morale de l'histoire - pour ce que j'en pense en tout cas - c'est que dans le domaine de la connaissance, il vaut mieux admirer quelqu'un pour ce qu'il a de plus que vous plutôt que de vouloir le ridiculiser pour ce que vous avez de plus que lui.
Pour ma part, je peux être fier de moi aujourd'hui pour ne pas avoir pris au sérieux toutes ces calembredaines. Car j'ai pu démontrer tout au long de mon parcours que je suis un vrai homme, bien qu'ayant fait une 2nde A. En toute modestie, je peux dire - et les autres le disent mieux que moi - que j'ai été l'élève et l'étudiant le plus brillant de ma génération. Et par l'ironie du sort, j'ai pu, en dépit de mon parcours de littéraire, atterrir dans un fauteuil de cadre du Trésor Public - là où les chiffres règnent pourtant... Je comprends donc pourquoi j'ai pu être aussi serein le jour où ces gens se moquaient de moi : je suis plus complet que j'en ai l'air ; une espèce de mutant entre le littéraire et le scientifique... Bref ! en même temps, la vantardise c'est pas pour moi.
Pour clore donc ce débat ridicule, rappelez-vous d'une part que les cours de maths et de sciences physiques se font en français (il existe même des exercices de maths où le décodage du langage constitue le plus gros piège) et que d'autre part chacun peut être heureux d'avoir fait les maths lorsqu'il compte son argent. 
Par dessus tout, moi je suis plutôt soulagé d'avoir une âme de littéraire. Car plus un scientifique est brillant, plus il a tendance à se prendre pour Dieu...