lundi 17 juin 2013

Eléphants de Côte d'Ivoire, le rachat...

Comme l'aurait dit l'ivoirien lambda, "vous avez eu la chance..."
Une victoire pour se racheter aux yeux de l'opinion nationale et internationale et faire taire les remous du vestiaire, c'est, en tout cas, le moins qu'on pouvait exiger de nos pachydermes après les dernières frasques qui ont émaillé leurs rangs. Mais bon, revenons au sport - au foot, je veux dire, puisque la lutte en est également un...
Dans le langage journalistique, on aurait dit que les éléphants se sont fait respecter hier au Benjamin Mkapa National Stadium de Dar-es-salam. Pourtant, tout n'a pas été rose dans la rencontre qu'il nous a été donné de suivre. (Hé, ivoiriens ! Vous n'avez pas dit que vous ne voulez plus entendre parler des éléphants ? Dieu vous voit...) A commencer par cette entame de match catastrophique où nous prenons un but sur la première balle de jeu. Mais, comme bien souvent, notre machine a besoin d'un électrochoc pour fonctionner. Oui, si nous avions eu affaire à un adversaire du "1/3 monde footballistique", on aurait assisté au sempiternel jeu sans envie et sans effort des nôtres lorsqu'ils sont face à plus faible qu'eux. Ce n'était heureusement pas le cas hier. Et ce but matinal nous a fait prendre toute la mesure du défi, nous obligeant à mettre beaucoup plus de sérieux dans notre jeu. Pour preuve, cette analyse poste par poste de la prestation des acteurs d'hier, côté ivoire :

1/ Copa a comme d'habitude barri, Barry a été compact et a eu surtout le compas dans l'oeil au bon moment pour nous enlever bien des balles chaudes ;
2/ Zokora, alias "Maestro", nous a dédié du grand jeu, avec toute sa maestria tant dans son nouveau rôle de capitaine que dans son activité au sein de la défense axiale ;
3/ Bamba nous a certes un peu saoûlé au départ par ses loupés, mais, finalement, Souleymane banda les muscles et bomba le torse pour nous offrir une suite de match solide ;
4/ Serge Aurier a auréolé la partie d'une maîtrise technique et tactique fort édifiante pour un nouveau venu en sélection, glanant au passage quelques lauriers ;
5/ Boka a eu la noblesse du roi Arthur et la baraka d'une Bock Solibra (merci pour la pub!...) tout au long de la rencontre ;
6/ Serey, sérieux et serein, nous a livré un match appliqué, ratissant un nombre incalculable de balles ;
7/ Gosso Gosso s'est certes récemment illustré comme un gosse, mais a eu sur le terrain l'effet d'une gousse d'ail sur les attaques vampiriques des Taifas Stars ;
8/ Yaya à qui tout réussit dernièrement a justifié que son titre de ballon d'or africain n'a pas été usurpé ;
9/ Kalou, loin du salaud qu'il sait souvent être, nous a gratifié, avec la prestance du roi Salomon, d'un jeu de haute classe ;
10/ Yao Kouassi, avec la vitesse du moteur de recherche yahoo (merci encore pour la pub !...) a fait boire du viño aux défenseurs tanzaniens ;
11/ Traoré ne s'est pas privé de lanciner à bien des moments ses vis-à-vis, se révélant le digne successeur de la Drog' des défenses. .

Les remplacements effectués ont également porté des fruits. Pour preuve :
12/ Romaric nous a offert un jeu aussi haut perché que la position du romarin par rapport aux plaines kilimandjaroénnes;
13/ Giovani Sio a été aussi insurmontable que la montagne de Sion ;
14/ Bony Wilfried a bonifié le score en portant l'estocade à l'adversaire.

Que dire du coach Sabri Lamouchi qui, avec l'insolence du cabri et la ténacité de la mouche, s'est payé le luxe du coaching gagnant en fin de match en lançant dans la partie un attaquant - futur 4è scoreur ivoirien - là où tout coach ordinaire aurait plutôt renforcé sa base défensive ou à tout le moins son milieu défensif ?

On retiendra donc qu'avec un solide alliage d'expérience, de détermination et de réalisme, les éléphants ont réussi hier le rare exploit de remporter un match de cette envergure après avoir été menés au score. Mais tout n'est pas gagné. Au dernier tour qualificatif pour le mondial de 2014, il faudra non seulement confirmer le rang de premier africain - qui tend, il est vrai, à nous servir d'oreiller - mais aussi gagner en termes de qualité de jeu. Car, à ce mondial, il sera question de passer pour une fois la phase de poules et non aller nous balader sur les plages brésiliennes...

Bon, on se quitte avec le résumé de ce beau et grand match...

 


vendredi 14 juin 2013

Ma bougie en mode "grasse matinée"...


Un an qu'il existe, mon blog... (Bon, un peu plus quand même. Depuis le 8 mai plus exactement !)
Je sais pas trop ce que vous en pensez, mais moi je me suis franchement régalé. C'est vrai que je l'ai créé au départ plus dans un souci de détente et d'amusement que pour y développer des sujets sérieux. Puis, l'appétit variant en mangeant, j'ai fini par y voir un tremplin inspirationnel - permettez le mot. Le point de rencontre des différentes personnes en moi. (D'où la phrase d'accueil... Salut, Descartes !) Se sont ainsi succédé au clavier le juriste, le comptable, le sportif, le politologue, le "néo-journaliste" (Ah, quelle grande gueule, celui là !), le littéraire pur et le littéraire-humoriste (Je soupçonne ces deux privilégiés là d'être frères jumeaux...), et peut-être des personnages que j'oublie de citer ici...
Pour tout vous dire, ce blog est plus important pour moi aujourd'hui que je ne l'aurais imaginé au départ. C'est ma fenêtre ouverte - même lorsque je ne suis pas là - sur le monde, sur mon monde immédiat et médiat. C'est à travers cette simple interface que je mesure moi-même la densité de ma réflexion et la diversité des réactions qu'elle est à même de susciter. Au passage, merci pour vos commentaires - même si j'ai remarqué que vous préférez les poster sur Facebook plutôt que de le faire directement sur le blog.
Pour l'avenir, je promets de concilier au mieux l'animation de cet outil d'échanges avec les exigences de mes vies familiale et professionnelle. Et souhaitons que je sois toujours autant inspiré...
Bon allez, soufflons cette bougie qui a un peu trop dormi !

lundi 18 mars 2013

CIE : on est au courant de votre survie...


On se croyait autosuffisant en matière d'électricité. Au point même de s'imaginer qu'on en distribuait tout autour de nous... Mais on était visiblement mal informés. 
Les coupures intempestives d'électricité - sur fond de cris stridents et agaçants de stabilisateur - font désormais partie de notre quotidien. Bonjour les pannes d'appareils - dont on sait justement que l'acquisition coûte aujourd'hui presque les yeux et leurs orbites. Et cela encore c'est si on a la chance que le retour - généralement en force - de l'électricité ne nous crée un joli petit court-circuit pour nous donner d'assister à l'agréable spectacle de notre patrimoine en train de partir en fumée. Mais la perte de biens matériels n'est sans doute que peu de chose à côté des galères physiques que l'on peut endurer : j'ai nommé les montées de chaleur et leur avalanche de dégâts cutanés, surtout pour les enfants - oh! les pauvres chéris -, suite aux coupures nocturnes. Bien plus, il faut prier pour ne pas que, au moment où l'électricité prend congé, votre vie - ou celle de l'un des vôtres - ne dépende de quelque appareil médical en marche.
Le constat est donc des plus amers aujourd'hui. 2013 ! Alors que nous sommes engagés sur la pente de l'émergence, l'obscurité nous rattrape. Plus de différence aujourd'hui entre ceux qui ont un compteur électrique et ceux qui n'en disposent pas. C'est vrai que déjà, il y a quelques années, nous avions tous déploré la vague de délestage subie par le réseau électrique national. A l'époque on avait même réclamé des têtes, tellement la population supportait mal de vivre en ce 3è millénaire une vie précoloniale. Et alors qu'on croyait tous ces désagréments derrière nous, bis repetita... (Paragraphe spécialement dédié aux pro X et pro Y qui pensent que les erreurs de parcours n'arrivent qu'aux autres, en oubliant curieusement qu'à la fin nous souffrons tous.)
Une chose est certaine : sur la question de la qualité de vie, la population n'est vraiment pas intéressée par les questions de Pierre ou de Paul. Elle exprime des besoins, elle aspire à un minimum de bien-être et elle ne demande qu'à être satisfaite. Autant elle n'hésite pas à applaudir l'adversaire politique qui lui fait du bien, elle ne se gêne donc pas pour blâmer le leader tortionnaire. En l'occurrence, elle veut être alimentée comme il se doit en électricité pour ne plus avoir à souffrir physiquement et matériellement. De plus, le défaut d'électricité est préjudiciable pour la bonne conduite des affaires de l'Etat lui-même. On a donc tout à gagner au rétablissement de la fourniture électrique existante et même à son optimisation.
Est-il besoin de rappeler que nous ne prétendons pas préconiser ici des remèdes aux décideurs et autres acteurs mieux éclairés (au propre comme au figuré). Dites donc aux gouvernants qu'au delà des propos rassurants, nous voulons voir des solutions concrètes sur le terrain. (Avant que, par l'effet de l'opportunisme commercial, nos boutiquiers ne décident par exemple de décupler le prix de la bougie, notre plus fidèle compagnon du moment...) Et aux têtes éclairées de la CIE, rappelez qu'elles devraient d'abord songer à remplir leur contrat avant de prétendre à la hausse des profits qu'elles peuvent en tirer. Sinon, il serait peut être temps qu'elles passent la main...
PS : C'est vrai que deux super héros pour couvrir 322 462 km2, c'était un peu limite. Pub à refaire donc...

lundi 11 mars 2013

La CAF : nouvel Etat africain ?


Petit rappel de droit constitutionnel, 1ère année : les éléments constitutifs de l'Etat sont le territoire, la population et le pouvoir politique...
Vu les dernières nouvelles - et même avant, il est vrai - dans la gestion de la CAF, il ne serait pas fortuit, en effet, de se demander si notre chère confédération ne remplit pas les conditions juridiques de création d'un Etat. Primo, la condition du territoire est facilement remplie car, étant une instance continentale, la CAF peut prétendre avoir pour territoire ceux de tous ses Etats membres réunis, donc celui du continent. Secundo, s'agissant de la population, elle peut également revendiquer la population footballistique du continent. (Et Dieu sait combien les peuples sont passionnés de foot sous nos cieux.) Tertio, là où la CAF ressemble vraiment à un Etat africain, c'est lorsqu'il s'agit de vérifier si la condition du pouvoir politique est remplie. Alors là, croyez-moi, les choses sont encore plus aisées à établir. En effet, à la tête de l'instance se trouve un Président ressemblant trait pour trait à ses homologues... pardon, aux chefs d'Etats africains. Cette ressemblance, il faut la voir tant au niveau physique (c'est vrai qu'ici, les dirigeants ont presque tous vu au moins l'une des deux guerres mondiales) qu'au niveau de la gestion même du pouvoir (ceci expliquant cela, s'ils ont tous des têtes d'ancêtres c'est parce qu'une fois parvenus au commandement suprême, ils s'y accrochent avec toute la fougue d'une sangsue).
Si on récapitule donc, la CAF a bel et bien tout pour être un Etat - fédéral ou confédéral en l'espèce. (Ne me demandez pas quelle en serait la capitale.) Avec à sa tête l'éternel Président Ah! yatou. Oui, que ne suis-je pas surpris d'entendre encore aujourd'hui ce nom que je connais depuis mon enfance ! Ah! yatou... A croire qu'à part ce bonhomme, personne d'autre ne peut apporter son expérience au foot africain. Tout dans sa gestion rappelle celle d'un chef d'Etat africain : phobie de la contradiction, intéressement de l'entourage immédiat (pour briser les velléités de candidature), art du tripatouillage des textes, et j'en passe. En tout cas, ce n'est pas le pauvre Jacques Anouma qui me contredira sur ce dernier point quand on se rappelle comment il a été soigneusement écarté de la dernière course à la présidence de la confédération. (En même temps, faut rappeler qu'il n'a pas été beaucoup soutenu déjà chez lui... Bon, ce qui est fait est fait, dit-on.) Toujours est-il qu'au moyen d'un tour de passe-passe dont lui et ses sbires seuls ont le secret, voilà Aaaaaaaah! yatou en train de briguer un 7è mandat après s'être offert le luxe d'une candidature unique en ce 3è millénaire. 
Sans vouloir revenir ici sur l'incongruité d'un texte juridique qui, relativement à la question du mandat, ne l'a limité que quant à l'âge (j'ai nommé les statuts de la CAF), il serait temps que les africains arrêtent de se ridiculiser de la sorte devant la face du monde. (Du monde? Peut-être pas, finalement, quand on passe également au scan les agissements de Blatter. D'ailleurs, je soupçonne ces deux là d'être les meilleurs amis du monde.) Et pour pousser la moquerie à son comble, le monarque de Garoua osera se justifier en ces termes : "Je voulais partir, mais mon équipe m’oblige à rester. Nous formons une équipe depuis plus de 25 ans, c’est dans cet esprit que j’ai accepté de me représenter (...) Et cette fois, ce sera mon dernier mandat."

Un conseil : étant donné que c'est ton dernier mandat (enfin, si tu changes pas encore les textes ou si tu t'offres pas un nouvel acte de naissance), je te suggère, pour échapper à la dépression qui suit généralement la perte du pouvoir, de retourner au pays pour titiller Paul Biya sur le terrain politique. Avec vos deux expériences en dictature, ça promet un combat de titans...

mardi 5 mars 2013

Lettre d'un pécheur



Cette lettre m'a été inspirée il y a quelques années, juste après que j'aie vu le film "La passion du Christ". Tu parles d'une remise en cause !...


Seigneur,
Tu sais mieux que quiconque à quel point je me suis détourné de ton chemin. D’ailleurs, depuis le départ, étais-je vraiment sur ton chemin ? Le chemin de la vie était-il celui que j’empruntais ? Pour tout te dire, je n’ai jamais su ce que je faisais. Et même quand je me disais par le passé que je faisais ton œuvre, j’en arrive à en douter aujourd’hui. Alors, ai-je perdu mon temps à ce point ? « Mon peuple périt par manque de connaissance », dit ta sainte parole. C’est pourquoi je te prie de ne pas permettre que je parte de ce monde sans t’avoir réellement connu et surtout sans t’avoir réellement servi. Ouvre-moi les yeux, mon Dieu. Sors-moi je te prie de ces ténèbres qui voilent, pour que je ne m’en rende pas compte, le chemin de la perdition sur lequel je me sens engagé. Est-ce à cette situation que tu m’as destiné ? Suis-je venu sur cette terre pour ne rien faire qui puisse glorifier ton saint nom ? Tu m’as révélé que non. Mieux, tu m’as fait connaître ta parole. Et je crois qu’il y a un moment où je savais ce que valait la Bible, ce que pesaient les mots qui y sont consignés. Alors, que m’arrive-t-il à présent ? Pourquoi cette faiblesse ? Pourquoi ai-je perdu tous ces repères ? Le diable est peut-être plus fort que moi, mais face à toi il est absolument insignifiant. C’est pourquoi je te prie... je te supplie de transcender tout ce que tu peux avoir comme reproche à me faire. En vertu de ta miséricorde et de ta bonté infinie, pardonne-moi mes fautes. Lave-moi afin que je sois sanctifié de corps, d’âme et d’esprit. Relève-moi par la force du Saint-Esprit pour que plus jamais je ne faiblisse devant la tentation. Rallume en moi cette flamme spirituelle qui me faisait résister à tant d’épreuves. Que le respect de tes préceptes soit mon seul leitmotiv. Redonne-moi la dynamique de ton œuvre afin qu’après mon passage sur cette terre, on retienne de moi quelque chose de positif. Exauce ma prière et surtout montre-moi la voie à suivre... Amen !

lundi 4 mars 2013

Real vs Barça : l'après-match...

 
Samedi 02 mars 2013...  
Santiago Bernabeu, théâtre de la confirmation d'une nouvelle donne dans le paysage du foot espagnol. Et pour cause, après avoir dicté sa loi à la "maison blanche" depuis le début de l'ère Guardiola, les blaugranas confirment le malaise qui s'est emparé de leur jeu jusque là si adulé. Deux clasicos en une semaine et deux défaites pour les amis d'UNICEF... Sans minimiser la qualité du jeu madrilène et même si déjà l'an dernier le Real avait créé la surprise en s'adjugeant la coupe du roi, l'exploit réalisé la semaine dernière est tout simplement époustouflant...
Je vous emmène faire un tour dans les deux vestiaires à l'issue du match.

Dans le camp madrilène...
"Oyé , oyé, oyé, oyé... Mourihno, Ronaldo... oyé , oyé, oyé, oyé...Özil , Higuain..."
- Non, mes petits, vous m'avez fait plaisir... félicite le special one à la fin du chant de triomphe. Ils n'ont pas dit qu'ils peuvent...
- Cotcha, ce qui va me kill même c'est quand je les ai vus à la fin du match faire palabre avec l'arbitre, confie Ramos, le capi du jour. Ils sont tombés oh.
- Faut les laisser, les maudits comme ça, c'est penalty ils veulent. Tellement que ça chauffait sur eux, ils ont prévu des cours de plongée sur gazon.
Sur ce, tout le vestiaire éclate de rire.
- Mon petit, prends mes 5, dit Mourinho en tendant la main à CR7. Bon, les autres, excusez moi hein, mais reconnaissez que quand Ronaldo est rentré, le match a complètement changé.
- Haï coach, nous même on est au courant. Quand ils voient Ronaldo seulement, leur cœur est mort. Surtout le vaurien de Valdes là... se résigne Arbeloa face à la solidarité portuguaise.
- Non, je vous en prie, c'est la victoire de tous, dit Cristiano, faussement modeste.
En réalité, c'est bien ce qu'il avait envie d'entendre : des propos dithyrambiques. Et le fait d'avoir été décisif lors des deux rencontres le rend ivre de bonheur. Surtout que, dans le même temps, son rival de tous les jours, le fameux Messi a été aussi transparent qu'une tenue de gala de Rihanna.
- Et puis mon petit Varan, hé pardon, Varane, tu vas teuh. Tu sais que c'est comme ça que j'ai commencé ? confie Carvalho. Tu seras un grand parmi les grands.
- Donc toi tu es un grand quoi ? se marre Pépé. C'est que moi je suis un géant. Tu as vu ma passe de l'extérieur du pied gauche ? Même au milieu, je fais mal...
- Hé, on est foutus aujourd'hui. Pour une fois que Pépé a délivré plus de passes que commis de coup-francs, commente Xabi Alonso.
- Donc tu veux dire quoi ?
- Bon, vous là attendez, on m'annonce que le Prési arrive, prévient Mourinho.
Quelques secondes après, la porte s'ouvre sur la mine hilare de Florentino Perez. A sa vue, tous les joueurs et le staff entame le fameux "Prési, Prési" des ambiances chaudes de vestiaire.
- Calmos, calmos. Les gars, je suis tellement fier que je vais pas parler beaucoup aujourd'hui. On s'en fout, même si on gagne pas le championnat ou la champions league. Mais couleur que vous venez de montrer aux gens là me plaît trop. On va voir où ils vont faire bouche maintenant. O. K. Donc en plus de vos primes, chacun a 100 000 pesos, annonce-t-il.
- "Wouhoooooooooooooo" explose le vestiaire comme si l'équipe venait de marquer un nouveau but.
- Bon, le coach et Ronaldo, après la conférence de presse cherchez à me voir, ajoute le Prési avant de prendre congé.

Au même moment, dans le camp barcelonais...
On est loin, très loin de l'habituelle ambiance festive d'après-manita. Et sur les mines s'affiche l'air maussade des mauvais jours.
- Vraiment, les gars, c'est dans quel problème vous m'avez mis là ? Façon Tito est allé se soigner aux States là, vous allez faire les gens vont dire que c'est moi qui vaux rien.
Les joueurs ne bronchent pas face à cette vision on ne peut plus égocentrique de la défaite.
- Deux défaites en cinq jours ! Non, c'est trop... poursuit le coach intérimaire. Et puis ce qui me fait mal, c'est qu'ils nous ont tapé chez eux comme chez nous. Demain on est mort avec les journaux...
- Si c'est ça là seulement, faut laisser coach. Avec les journalistes, tu fais bien oh, tu fais mal oh, s'ils veulent te critiquer, ils vont pas se gêner, répond le portier sur un ton ronchonnant.
- Toi là tu n'as pas dit que tu es bête ? l'apostrophe Piqué. Quand on parle des trucs sérieux, tu t'amuses.
- Hé, mon ami faut me respecter hein. Si c'était pas à cause de ballon là, si on se croisait dans la rue, tu allais m'appeler tonton, s'énerve Valdes.
- Oh, vas là-bas ! Donc c'est parce que tu es âgé que tu laisses les gens nous marquer beaucoup beaucoup là...
- Et toi? C'est quand ta pinhoun là te fait tourner les reins que tu oublies comment on défend, non ?
- Respecte ma femme hein, tu as compris ? s'énerve l'époux de la diva colombienne en se levant. Si tu es jaloux là, faut dire.
- Oh, assez! interrompt le coach adjoint. Vous n'avez pas honte? On dirait deux gamins... On vous dit que l'heure est grave et vous n'avez rien d'autre à faire que vous chamailler. Je n'aime pas ça, hein.
- Ce qui est sûr, toi là tu oublies que sur le terrain tu me donnes dos... prévient Valdes le ton plus bas en allant se rasseoir, l'air menaçant.
Le vestiaire est du coup envahi de murmures houleux.
- Silence! Je vous ai pas encore donné la parole... Vous êtes sur le terrain et vous oubliez les gestes même les plus basiques. Et puis toi Adriano là, c 'est comme ça qu'on t'a appris à plonger?
Tête basse, le jeune homme ne dit mot.
- On t'a jamais dit que quand on tombe, on le fait en pro ? Et puis je t'ai remarqué hein, on dirait que quand on te parle ça rentre ça sort. On t'a jamais dit qu'on crie en tombant pour que l'arbitre de touche entende ? Tu sais pas que c'est comme ça qu'on obtient nos penaltys depuis le temps des Ronaldinho ?
- En tout cas coach, moi j'ai crié dèh. Peut être que c'est l'arbitre qui n'entend pas bien... justifie le simulateur du jour.
- Tu veux qu'il entende comment si tu cries comme femme ? intervient le vétéran Puyol.
- Hééé, toi faut enlever pour toi dedans dèh ! D'ailleurs même pourquoi tu n'as pas joué aujourd'hui ? C'est pas parce que petit Di Maria là a cassé tes reins la dernière fois devant tout le monde ?
- Hé Dieu ! Les enfants là sont devenus impolis hein ! jure l'homme à la perruque naturelle. C'est pas grave. A la fin de la saison là, tu vas plus me voir.
- Je m'en fous.
- Oh, c'est bon. Mais, vous êtes quelque chose hein... Vous perdez un match et puis au lieu de vous remettre en cause, c'est palabre vous savez faire. Vraiment, vous me décevez.
- Bon coach, si tu n'as rien d'autre à dire, moi je me casse, dit Messi qui jusque là semblait ailleurs. J'en ai, ma claque et puis tu dis rien de bon depuis là, ajoute-t-il en se levant, prenant déjà la direction de la porte.
- Wè; faut partir même. Tu te prends pour qui ? s'insurge Iniesta. Tu te crois plus important que qui ici et puis c'est toi qui sors avant le coach ?
- Oui, tu crois que tu n'es pas autant responsable que nous de la défaite ? complète Xavi. Tout le monde sait ici que tu n'es plus efficace depuis que tu as eu enfant.
- Bon, mes amis, allez faire vos palabres de ballon d'or là ailleurs, interrompt le coach. Nous tous on sait que c'est à cause de ça vous deux là vous mettez vos bouches sur le petit. Moi même à qui il a manqué de respect là, j'ai même pas encore parlé... Et puis à propos, ajoute-t-il à l'endroit de Messi qui avait déjà la main sur la poignée de la porte, si tu continues de jouer comme ça, sois sûr que c'est ton dernier ballon d'or tu as eu cette année là.
- Je m'en fous, répond-il vertement avant de claquer la porte, songeant déjà avec colère à l'image d'un Cristiano en train de recevoir le fameux trophée.
A sa suite, les autres sortent, boudant le coach intérimaire.

Pendant ce temps, dans les rues madrilènes, c'est une effervescence digne d'un sacre mondial. L'ennemi juré vient de mordre la poussière. Et il risque de rester longtemps étalé...




mardi 19 février 2013

Les 14 commandements qui auraient pu sauver la CI

AVERTISSEMENT : Les lignes qui vont suivre font référence à des évènements passés. C'est juste un regard rétrospectivement drôle sur la situation du pays pour minimiser nos ressentiments mutuels. Après tout, nous sommes tous frères...

Voici les commandements qui ont été donnés en songe aux différents candidats avant le dépôt des candidatures pour le 1er tour de la présidentielle en 2010. S'ils avaient écouté, peut être qu'on serait tranquilles aujourd'hui...

Par ordre alphabétique,

1. AKOTO YAO : Tu ne te présenteras point parce que tu vas aller perdre ton temps. (Toi même tu sais que les baoulés ne jurent que par le PDCI. Donc arrête pour toi là... Si tu es malin, tu vas rejoindre le vieux parti pour espérer être ministre.)

2. ANAKY KOBENAN : Tu ne te présenteras point parce que tu rêves debout. (Toi aussi quand on parle des grands partis, tu te mets dedans. Faut rêver seulement... RHDP là, tu vas rien gagner dedans.)

3. DOLO ADAMA : Tu ne te présenteras point parce que tout le monde sait que tu es venu chercher "mangement". (Sinon, toi même tu sais qu'on sait... C'est pas à cause de jeton de campagne là tu es venu? Comme tu joues la comédie on rit là, en même temps tu veux être notre Prési. Faut respecter les ivoiriens hein!...)

4. ENOH AKA : Tu ne te présenteras point parce que tu es le prototype du "touriste politique". (Tu es quitté où même? C'est pas parce qu'on est un peu fâché avec nos leaders que tu vas t'inviter dans la fête... Méfies-toi hein!)

5. GBAGBO LAURENT : Tu ne te présenteras point parce que tu as perdu d'avance. (Tu as gagné oh, tu as perdu oh, c'est même chose : tu as perdu, parce que tu déranges.)

6. GNAMIEN KONAN : Tu ne te présenteras point parce que tu es un profiteur. (Tu as fini de manger l'argent de Douane là, c'est pour Président tu veux maintenant. Hum... Toi aussi, faut digérer d'abord.)

7. HENRI KONAN BEDIE : Tu ne te présenteras point parce que tu es bon pour la retraite. (Toi même tu veux quoi encore? Tu as bouffé l'argent pendant 6 ans là, c'est pas beaucoup quoi! Si tu es devenu galère là, c'est forcé de boire vin de France ou bien?)

8. JACQUELINE OBLE : Tu ne te présenteras point parce que c'est pas ici tu vas être Présidente. (Attends, avec les ivoiriens machos comme ça là, tu crois qu'ils sont prêts à se laisser diriger par une femme? Ou bien tu comptes sur ta voix bizarre là pour te faire passer pour un homme?)

9. KONAN SIMEON : Tu ne te présenteras point parce que tu es un "distrayeur". (Donc comme ça, c'est révélation qui t'a envoyé. Faut pas retourner à tes occupations hein, espère seulement. Ta caution là, c'est en rêve on va te rembourser.)

10. MABRI TOIKEUSSE : Tu ne te présenteras point parce que tu es polygame. (Toi même tu n'as jamais lu notre code civil là ou bien? Faut pas nous envoyer beaucoup de 1ères dames ici hein. Une seule là même, on s'en sort pas...)

11. OUATTARA ALASSANE :  Tu ne te présenteras point parce que y'a trop affaire sur toi. (Toi même tu sais que c'est vrai. Depuis que tu étais 1er ministre jusqu'à aujourd'hui là, affaire finit pas sur toi. C'est parce que toi même tu es un brave-tchè que tu es encore là. Mais pardon, cette fois-ci là, laisse affaire...)

12. TAGOUA PASCAL : Tu ne te présenteras point parce que tu t'es trompé de vocation. (Tchrouuuuuuuuu... iko jai eu révélation, pourtant toi même tu sais que tu vas pas arriver quelque part. Dieu n'est pas dans la défaite hein. Regardez son poster même : ça c'est "faux et visage de faux". Faux type là, quête te suffit plus. Tchrouuuuuuuuu...)

13. TOHOU HENRI :  Tu ne te présenteras point parce que tu es un ancien gaou. (Toi même regardes veste tu as porté là. C'est avec ça tu vas nous représenter dans les grands sommets de chefs d'Etat? Ah! mon frère, respecte le pays hein...)

14. WODIE FRANCIS : Tu ne te présenteras point parce que tu viens d'une autre planète. (Toi même quand tu parles là, est-ce que chez toi à la maison quelqu'un comprend? Faut parler gros gros français seulement. Même 1/2 pour cent tu vas pas avoir...)

PS : Tout comme pour les 10 commandements, y'en a deux qui sont les plus importants et qui résument à eux seuls l'ensemble : le 5 et le 11.

Hélas, ils sont allés aux élections quand même. Voilà ça, affaire de pro X, pro Y est arrivé maintenant. Laissez tout ça, la CI avant tout...  
La prochaine fois, on va faire élection avec tirage au sort. Là comme c'est le hasard qui décide, y aura pas palabre. Encore faut-il trouver une main innocente dans ce pays où même les enfants peuvent t'enseigner le truc là...