jeudi 20 décembre 2012

Homosexualité : corps et âme...


Ce qui sidère le plus avec l’homosexualité, c’est le paradoxe entre ses dimensions physique et spirituelle. Voyez-vous, un homme ou une femme décide d’ignorer le sexe opposé pour s’acoquiner avec quelqu’un de son sexe. A priori, on pourrait dire que c’est son choix et qu’on n’en a rien à battre si il ou elle est attiré(e) par son semblable (au sens sexuel du terme).

Mais, là où ça devient difficile à comprendre, c’est qu’à la base de ces relations atypiques, il y a une espèce de reconstitution de relation ordinaire, c’est-à-dire hétérosexuelle. Ainsi, dans un couple gay, l’un des partenaires reste homme tandis que l’autre se fait, souvent à merveille, femme. Idem pour les couples lesbiens où l’une des minettes joue le rôle d’homme.  

Alors, la question qui mérite de se poser est la suivante : à quoi bon aller vers des personnes du même sexe que soi si c’est pour vivre – au moins psychologiquement – la même chose que dans une relation normale ? En clair, pourquoi les deux partenaires ne se comportent-ils pas à la fois comme deux vrais hommes ou comme deux vraies femmes ?  

A la vérité, les homosexuels ne sont pas si fous que cela. Car, ils savent bien que leur relation n’aurait plus de sens – et prendrait donc fin – dès l’instant où ils se verraient comme personnes du même sexe. Oui, ils savent parfaitement que le vrai amour, le vrai mariage, c’est celui entre un homme et une femme, sinon l’un des gays ne se ferait pas femme ou l’une des lesbiennes ne se ferait pas homme. Ils ont donc seulement décidé d’aller physiquement vers des personnes du même sexe, mais psychologiquement, émotionnellement, spirituellement vers des personnes de sexe différent. 

L’homosexualité n’existe donc que physiquement. Dans la tête, ça demeure une sexualité, certes bancale, mais normale… Cela dit, elle n’en demeure pas moins contre-nature et donc condamnable !   

Petite réflexion faite en marge de l'écriture de la nouvelle "Homofolies", in  Des Vies A Refaire Tome 1 (A paraître)

mercredi 12 décembre 2012

Un maya à Abidjan... (1ère partie)


Il est 18h GMT ce mardi 11 décembre 2012 lorsque le Grumman de la Compagnie Mexican airlines atterrit à l'aéroport FHB d'Abidjan Port-Bouët. A la descente des passagers, perdu au milieu des touristes et autres hommes d'affaires, un maya foule pour la première fois le sol éburnéen. Il est vrai que son look ferait penser à celui d'un esclave du temps de Kunta Kinté, mais la Compagnie sud-américaine n'a, à l'évidence, pas fait référence au chapitre Code Vestimentaire dans sa charte.
Dans le hall, un ivoirien, désigné spécialement par une Société nationale de tourisme pour servir de guide à l'insolite visiteur, attend patiemment, avec en main une pancarte affichant "Mr Yum Kah". Au bout d'un quart d'heure de formalités.aéroportuaires, les deux hommes finissent par se retrouver.
Dans la voiture...
- Alors, Mr Yum, avez-vous fait bon voyage?
- Super! Et, je puis dire que le café était excellent à bord! Vous savez, j'y goûtais pour la première fois de ma vie...
- Ah! se contente de remarquer le guide, se gardant de lui dire qu'ici, en CI, le café, on le prend banalement à la maison ou au kiosque.
Comme tous les soirs, à l'heure de pointe, c'est des bouchons à n'en point finir.
- Puis-je vous poser une question?
- Oui, allez-y.
- Dites-moi, qu'est-ce qu'un homme comme vous gagne à parcourir plus de 5000 km pour venir sur le continent noir?
- Et plus précisément en CI, complète l'étranger avec un fin sourire. C'est simple : recommandation d'un ami travaillant dans l'humanitaire et qui a sillonné de long en large l'Afrique.
- Ah! O.K.
- Mais, si vous voulez savoir, cher ami, la vraie raison, c'est que j'ai décidé de prendre les dernières vacances de ma vie dans un endroit exotique.
- Les dernières vacances de votre vie? Vous allez mourir bientôt alors, plaisante l'homme de Babi.
- Exactement! Et vous aussi, l'ami, laisse-t-il tomber, sentencieusement.
- Comment ça, moi aussi?
- Mais, je croyais que vous étiez au courant, dit-il étonné. Vous savez, le 21...
- Quoi, le 21?
- La fin du monde, l'ami. On vous a pas dit?
Le conducteur éclate de rire.
- Attendez, c'est donc vous qui propagez cette rumeur qu'on entend partout... Laissez-moi vous dire, nous ce qu'on attend ici, c'est le 31.
- Mais, je vous parle du 21, moi. Vous ne le verrez pas, le 31.
- Oh! Arrêtez avec votre baratin, là, finit par s'énerver l'ivoirien. La fin du monde, nous on fait rien avec ça ici.
- Eh bien, à mon avis, vous devriez. Moi, j'en profite par exemple pour dépenser mes dernières économies. Vous gagneriez à en faire autant.
L'homme de Poy ne dit rien, avec en tête un début d'idée. Puisque ce broussard veut dilapider ses sous, ça tombe bien avec les fêtes de fin d'année qui approchent...

Affaire à suivre...

lundi 3 décembre 2012

Clôture du SILA 2012, ma fraise...

Samedi 1er décembre 2012...
Le Salon International du Livre d'Abidjan (SILA) allait refermer ses portes et j'eus tout juste le temps de m'y engouffrer pour assister à l'extinction des derniers lampions. Des raisons professionnelles m'ayant empêché de prendre part à cette prestigieuse rencontre du livre depuis son ouverture, je ne m'attendais pas à grand chose lorsque je débarquai à l'espace CRRAE UEMOA. Mais, heureusement, le meilleur avait manifestement été gardé pour la fin. C'est ainsi que je pus faire le tour des stands (avec une escale naturellement plus longue à celui de Frat Mat Editions, mon éditeur), m'offrant au passage quelques exemplaires d’œuvres majeures ou prometteuses. J'eus même l'occasion de retrouver des devanciers dans le port de la plume, perdus de vue depuis belle lurette. De nouvelles rencontres, dont celle de véritables stars, s'offrirent également à moi. Puis, je pris part à l'un des ateliers d'écriture organisés pour donner une touche pédagogique à l'évènement.
Sur le coup de 15 heures, la cérémonie de clôture se tint, en présence du Ministre de la culture et de la francophonie en personne accompagné de diverses personnalités venues d'ici et d'ailleurs. Des différentes allocutions, il fallait retenir que, pour une reprise après huit longues années d'interruption, le SILA 2012, placé sous le signe de la renaissance, avait été particulièrement réussi. A telle enseigne que le comité d'organisation fut expressément reconduit par la Ministre pour l'édition 2013. (Eh oui, le SILA sera bien annuel désormais! Quel bonheur...)
Et, au moment où l'assistance, toute enchantée, se retirait, on avait tous la même phrase aux lèvres : "Vivement 2013".
A titre personnel, croisons les doigts pour qu'au SILA 2013, Riquelme soit également sur les rayons.

Ci-dessous, quelques photos avec des grands noms de la culture et de la littérature ivoirienne.

Avec l'auteur à succès François d'Assises N'dah, un précieux grand frère... (Photo prise à la va-vite dans le hall. Oui, le grand frère est tellement sollicité qu'il faut immortaliser chacune des rencontres au pif avec lui...)

 
Avec le toasteur Kajeem dont je découvris avec intérêt qu'il était venu à la musique pour mieux promouvoir ses écrits. (Photo prise à l'occasion de la dédicace de sa première œuvre littéraire L'enfant qui peinait à parler)

Avec son éminence Venance Konan, actuel DG de Frat Mat et l'une des plumes les plus autorisées de la scène littéraire nationale. (Photo prise à l'occasion de la dédicace de son dernier roman Le rebelle et le camarade Président)